Pour mettre en échec la politique du capital aggravée par Macron, une seule voie: Faire converger les colères vers des luttes précises et rassembleuses

12 Octobre 2018 Publié dans #Actualités - Alternative politique

Pour mettre en échec la politique du capital aggravée par Macron, une seule voie: Faire converger les colères vers des luttes précises et rassembleuses

Tract général - diffusé depuis la manifestation interprofessionnelle du 9 octobre 2018, PCF Paris 15 - avec le tract psychiatrie et la pétition pour la sortie de l'OTAN et la baisse du budget militaire (LIEN VERS LE SITE DEDIE DE SIGNATURE EN LIGNE)

 

Il paraît que Macron est en difficulté. Sa cote de popularité est en chute libre. Certains de ses ministres l’abandonnent. Son image serait plombée par l’affaire Benallah qui a occupé les médias tout l’été et uni les oppositions politiciennes. Sans doute, mais Macron n’a jamais bénéficié que des votes d’un petit quart des électeurs, ceux qui pensent avoir le moins intérêt au changement.

Et surtout, sa baisse dans les sondages n’arrête en rien le train de contre-réformes structurelles du gouvernement au service du patronat : l’augmentation de la CSG, les remises en cause de l’assurance chômage, du financement du logement social, le blocage de la revalorisation des retraites et des allocations, les privatisations, l’attaque contre tous les statuts du travail dont celui de la fonction publique, etc.

Dénoncer le «président des riches» est une chose. Mais Sarkozy et Hollande n’étaient guère des «présidents des pauvres». Ce n’est pas d’abord le président que nous combattons mais la politique qu’il aggrave. La perspective pour ceux qui souffrent de cette politique ne peut consister à recréer une illusion électorale, même à « gauche », pour 2022 (en passant par les européennes de 2020) mais à créer les conditions des convergences de luttes précises qui commenceront à mettre en échec cette politique. Comme en 1995 contre le plan Juppé, en 2006 contre le CPE de Villepin, même si ces succès des luttes des travailleurs commencent à remonter dans le temps.

Il est crucial de ne pas laisser galvauder l’expression « convergence des luttes ». Ce n’est pas une formule rituelle. C’est un objectif nécessaire à construire, à partir des convergences d’intérêts objectives des travailleurs (jeunes et retraités compris) dans la lutte des classes, à partir des conditions objectives d’élévation du rapport de forces face au patronat pour remporter des victoires précises.

Cette « convergence » ne correspond pas à la mise bout à bout de tous les mouvements de protestation à égalité ; ce qui reviendrait, de fait, à renvoyer vers une alternative générale, pour l’instant électorale, illusoire, impossible à concevoir sans étapes.

Comme Hollande, Macron sait ouvrir des débats de diversion. Après le mariage pour tous, l’extension de la procréation médicalement assistée est mise en avant. Loin de la défense réelle du cadre de vie des travailleurs et de la population, et de l’écologie proprement dite, des rassemblements politiciens sont organisés derrière Nicolas Hulot, ex-caution du macronisme, petit propagandiste du capitalisme vert et responsable, avec les taxes « écologiques » d’un des plus lourds prélèvements sur le pouvoir d’achat des travailleurs en 2018.

L’idéologie dominante s’efforce de polariser, comme dans les pays voisins, le débat politique sur la question de l’immigration. On essaye de pousser l’opinion à se répartir entre le soutien aux capitalistes trafiquants de main-d’œuvre et des logiques xénophobes et nationalistes. Pour nous communistes, il est plus important que jamais, sur ce sujet, de porter la solidarité de classe, en France, entre travailleurs de toutes origines, de lutter, dans l’internationalisme, contre les guerres et exploitations impérialistes. Cette riposte idéologique va être de plus en plus importante dans les prochains mois.

Dans l’immédiat, dans les premières convergences à construire, il nous faut analyser l’échec de la lutte du printemps des cheminots, même si elle continue sous d’autres formes. L’exigence de la défense du monopole public SNCF, face aux directives européennes, en relations avec les revendications sociales des cheminots, la défense du statut et les luttes des usagers n’a pas été portée au niveau. La grève perlée n’a pas tenu face aux calculs du pouvoir. Les liens immédiats avec la RATP, attaquée, de façon identique, ces derniers jours, avec la fonction publique, n’ont pas pu être développés suffisamment. La bataille continue.

Il est, pour nous, d’une importance capitale de lier les batailles pour l’hôpital et les retraites (les Ehpad, la psychiatrie etc.), face au nouveau projet de « retraite par points », à la remise en cause constante du financement de la sécurité sociale par la cotisation sociale: opposons-nous plus que jamais aux exonérations de cotisations patronales et à la CSG.

Cette lutte nécessaire rejoint la bataille, à peine entamée, malgré la préoccupation générale, contre le prélèvement à la source qui menace autant l’impôt progressif que le financement de la Sécu (danger de fusion CGG+ impôt sur le revenu).

De vastes rassemblements peuvent être construits pour certaines nationalisations démocratiques, dans des secteurs clés, alors que le gouvernement tente, contre tous, de privatiser Aéroports de Paris et la Française des Jeux. La nationalisation d’Alstom – électrique et ferroviaire – d’Arcelor sont de ces batailles impérieuses, avec celle du secteur financier.

Alors que le centième anniversaire du 11 novembre 1918 approche, nous proposons (pages 3 et 4) une pétition, entièrement d’actualité face aux restrictions des budgets publics et sociaux et à la politique de guerre impérialiste, pour la sortie de l’OTAN, pour la baisse des crédits militaires de la France.

A l’approche des élections européennes de mai 2019, dans la suite, toujours du NON populaire à la « Constitution européenne » de 2005, toutes ces luttes passent par le rejet de l’intégration dans UE du capital, de ses directives, traités et institutions.

La journée d’action et de manifestation du 9 octobre engage ces convergences.

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