Grève et manifestation du 14 décembre - La lutte des lycéens s’amplifie. Continuons le combat pour pousser le gouvernement à la capitulation !

13 Décembre 2018 Publié dans #Education nationale

Réforme du lycée, réforme du bac, parcoursup : trois réformes de casse du service public d’éducation à mettre en échec.

Après deux semaines de mobilisation, le gouvernement tente de jouer le pourrissement. Cette stratégie est un échec : la mobilisation s’amplifie ! Pour le « mardi noir » lancé par le syndicat UNL-SD, 500 établissements étaient mobilisés et plusieurs dizaines de milliers de lycéens, rejoints par les étudiants, ont manifesté dans toute la France pour exiger le retrait des réformes du lycée, du bac et de parcoursup, ainsi que pour une amélioration des conditions d’étude dans le secondaire et à la fac.

 

Le gouvernement ne veut pas entendre nos revendications. Macron, en refusant une nouvelle fois de prendre l’argent là où il est, c’est-à-dire dans les poches des patrons, maintient le cap. Sous l’apparence de « gestes » faits en direction des travailleurs, les annonces sont en fait de nouvelles attaques contre la sécurité sociale et les services publics dont l’éducation nationale. En guise de provocation, Macron n’a pas évoqué la contestation lycéenne, se contentant de dire qu’il faisait de l’éducation sa priorité… Il faut probablement entendre par là, priorité dans la casse du service public.

 

Une journée de grève nationale et interprofessionnelle a été lancée par les syndicats de salariés pour le vendredi 14 décembre. La mobilisation lycéenne doit continuer et s’amplifier. Elle doit converger avec les luttes des salariés qui sont communes. Le 14 décembre, tous mobilisés, tous dans la rue. Retrait des réformes ! Défense de notre éducation !

 

Cinq bonnes raisons de se mobiliser

 

1- Moins de moyens, moins de profs. Des classes surchargées et des conditions d’études dégradées.

Pour financer les cadeaux faits au patronat ou pour permettre l’augmentation prévue des dépenses militaires, le gouvernement a décidé de réaliser des coupes budgétaires dans l’éducation nationale. Dès la rentrée prochaine cela se traduira par des suppressions de poste de profs, par une suppression de la plupart des heures de cours en demi-classe ou des groupes à effectifs réduits pour apprendre les langues. Exigeons de l’argent pour l’école, par pour les patrons ni pour la guerre !

 

2- Décider de tout son avenir dès la seconde c’est impossible !

La réforme du lycée prévoit de changer totalement l’orientation. C’est en seconde que les élèves devront choisir leurs spécialités pour la classe de première et de terminale. Chaque formation présente sur Parcoursup pose des « attendus » qui correspondront aux spécialités choisies. Par exemple, on peut imaginer qu’un élève qui n’aura pas choisi la spécialité SVT ne pourra pas demander STAPS.  Cela revient donc à nous demander de faire, dès le milieu de la classe de seconde, un choix décisif pour notre orientation post-bac, voire notre prochain métier. Pour les enfants de bourgeois qui pourront se payer un cabinet d’aide à l’orientation privé le choix sera simple, pour les autres le flou sera total et les conséquences gravissimes. Exigeons au contraire un système qui laisse le temps de mûrir son projet et le renforcement du service public d’orientation (COP, CIO, ONISEP…).

 

3- Le contrôle continu au bac, c’est la porte ouverte au « bac maison ».

Aujourd’hui le bac est un diplôme national, quel que soit le lycée dans lequel on étudie on passe exactement les mêmes épreuves. Ce cadrage national garantie l’égalité face au diplôme.  Avec le nouveau bac sauce Macron/Blanquer, 40% de la note finale portera sur du contrôle continu ou des épreuves locales. Ce ne sera donc plus du tout un bac national mais au contraire ça deviendra un bac maison qui n’aura plus du tout la même valeur selon la réputation du lycée dans lequel on se trouve. Exigeons un bac national qui garantisse l’égalité devant le diplôme. Un bachelier de Neuilly ne vaut pas mieux qu’un bachelier de Bobigny !

 

4- Le ministre veut simplifier le bac ? Il devient une véritable usine à gaz !

Avec la réforme, le bac va devenir une vraie une usine à gaz qui va entièrement monopoliser nos années de première et de terminale. Aujourd’hui, nous passons entre 12 et 13 épreuves de bac selon notre filière, désormais ce sera entre 21 et 26 épreuves qui seront réparties pour leur grande majorité pendant l’année scolaire. Exigeons au contraire un bac égalitaire organisé en fin d’année et qui permette d’évaluer nos connaissances et nos capacités de réflexion.

 

5- Parcoursup instaure la sélection à l’université pour cacher les manques de moyens.

Face à la hausse démographique et aux manques de moyen, il n’y a aujourd’hui plus assez de place à l’université pour accueillir les bacheliers. Plutôt que d’augmenter les moyens, le gouvernement a décidé d’instaurer la sélection grâce à Parcoursup. L’année dernière, plusieurs milliers de bacheliers n’ont pas eu de place dans une filière de leur choix. Cela fait aussi la part belle aux écoles privées, souvent de très mauvaise qualité et toujours très chères. Exigeons donc que le bac reste le premier grade universitaire et qu’il nous donne le droit à l’orientation dans la filière souhaitée. Exigeons plus de moyens pour l’université et l’enseignement supérieur public.

 

Le 14 décembre, lycéens, étudiants, salariés, faisons converger nos luttes. Défense du service public d’éducation. Non à la réforme du bac, du lycée et à parcoursup. De l’argent pour l’école, pas pour la guerre et les patrons !

 

Manifestation Parisienne - 14 décembre 2018

12h30 départ Place de la république

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