Contre-réforme du lycée, du bac, Parcoursup: Faire reculer Blanquer, relancer la mobilisation, avec le reste de l'Education nationale!

5 Avril 2019 Publié dans #Education nationale

Contre-réforme du lycée, du bac, Parcoursup: Faire reculer Blanquer, relancer la mobilisation, avec le reste de l'Education nationale!

Réforme du lycée, réforme du bac, parcoursup : le secondaire et le supérieur sacrifiés

 

La réforme du lycée est déjà un moyen de réaliser les coupes annoncées dans le secondaire. Le gouvernement a déjà annoncé la suppression de 2 600 postes dans le secondaire pour l’année prochaine, et bien plus ensuite. Cela se traduit concrètement par une suppression de la plupart des heures de cours en demi-classe ou des groupes à effectifs réduits pour apprendre les langues. Les effectifs à 36 voire 37 par classe au lycée deviennent la norme.

 

La réforme du lycée, couplée à Parcoursup, prévoit de changer totalement l’orientation. Les élèves de seconde doivent choisir leurs spécialités dès le milieu de l’année sans réellement savoir à quoi elles correspondent. Plus grave, chaque formation présente sur Parcoursup pose des « attendus » qui correspondront aux spécialités choisies. Cela revient donc à demander à un élève de seconde de faire un choix décisif pour son orientation post-bac.

 

Aujourd’hui, le bac est un diplôme national, ce qui garantie l’égalité face au diplôme. Avec la réforme c’est terminé ! Avec le nouveau bac sauce Macron/Blanquer, 40% de la note finale portera sur du contrôle continu ou des épreuves locales. Ce ne sera donc plus du tout un bac national mais au contraire un bac maison qui n’aura plus du tout la même valeur selon la réputation du lycée dans lequel se trouve l’élève. Couplé à la création des EPLEI, les inégalités face au diplôme vont encore se multiplier.

 

Blanquer explique partout qu’il veut simplifier l’organisation du bac. Avec sa réforme il va devenir une vraie usine à gaz. Aujourd’hui, les élèves passent entre 12 et 13 épreuves de bac selon la filière, désormais ce sera entre 21 et 26 épreuves qui seront réparties pour leur grande majorité pendant l’année scolaire de quoi pousser encore un peu plus au simple bachotage.

 

Face à la hausse démographique et au manque de moyens, il n’y a aujourd’hui plus assez de place à l’université pour accueillir les bacheliers. Plutôt que d’augmenter les moyens, le gouvernement a décidé d’instaurer la sélection avec Parcoursup. L’année dernière, plusieurs milliers de bacheliers n’ont pas eu de place dans une filière de leur choix. Cela fait aussi la part belle aux écoles privées, souvent de très mauvaise qualité et toujours très chères.

 

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