Alors que le «Professeur» Blanquer s’englue dans les « fake-news » et les « bugs », le rapport de force monte pour faire capoter ses contre-réformes d’ici l’été.

19 Mai 2019 Publié dans #Education nationale

Alors que le «Professeur» Blanquer s’englue dans les « fake-news » et les « bugs », le rapport de force monte pour faire capoter ses contre-réformes d’ici l’été.

EDITO du tract pour la manifestation nationale Education nationale du 18 mai 2019, PCF Paris 15

Le ministre a été le premier surpris par la force de la mobilisation contre son projet. Il n’avait pas imaginé que les personnels de l’éducation sauraient, entre autres, voir l’ajout insidieux à la loi « école de la confiance », par amendement cavalier, mettant les écoles sous la tutelle des principaux de collèges (EPSF). Le succès de la journée de grève et de manifestation du 9 mai, avec toute la fonction publique, a montré que les vacances n’avaient pas éteint le mouvement. Au contraire !

Le « bug » retentissant de Parcoursup, ce 17 mai, placent des dizaines de milliers de lycéens dans l’angoisse. Le bug souligne combien tout Parcoursup est une escroquerie informatique destinée à sélectionner les futurs étudiants, dans l’inégalité, de façon opaque et autoritaire, sans recours, au mépris des aspirations, des vocations et des besoins. Les nouvelles filières dans les lycées accroissent les injustices et les mécontentements. Les conditions sont là pour que le mouvement lycéen de novembre/décembre 2018, écrasé par la répression, dans le contexte Gilets jaunes, reprenne.   

L’attitude du pouvoir invite à intensifier la mobilisation d’ici l’été! Depuis plusieurs semaines, Blanquer perd son sang-froid, crie aux « fakes-news », ce qui permet de mieux démasquer son projet « d’école de la défiance et de l’autoritarisme ». Il déploie la menace, avec l’aide de certains chefs d’établissent se croyant des managers, contre enseignants, lycéens, et même parents, confirmant le caractère liberticide de sa loi.

Le « meilleur élève » de Macron est désarçonné. La conférence de presse du président, le 26 avril, ne l’a pas vraiment aidé.

L’abandon de l’affichage des 120.000 suppressions de postes dans la fonction publique ne change rien à la réalité subie par l’école. Le moratoire sur les fermetures d’école (sauf accord des maires) succède à des centaines de fermetures ces dernières années : l’essentiel de la casse est commis et les suppressions de classe vont continuer. Enfin Macron a précisé (voir ci-dessous) la nouvelle contre-réforme des retraites dont les fonctionnaires et les enseignants en particulier seraient les premières victimes.

Avant la période cruciale d’ici l’été, le passage de loi au Sénat n’a rien corrigé. Le recul sur les EPSF pourra être remis en cause par l’Assemblée. Le Sénat a même aggravé l’autoritarisme du texte en donnant aux chefs d’établissement des prérogatives sur les affectations et en transformant les directeurs d’école en cadres hiérarchiques.

Ces dernières semaines, les convergences de luttes, construites à partir de convergences d’intérêt se développent avec les lycéens et les parents, aussi avec d’autres pans du service public, comme les Finances et la Santé.

Le parallélisme est flagrant entre Education et Santé, entre projets Blanquer et projet Buzyn : réduction du service public, cadeaux au privé, déqualification (étudiants employés à la place des enseignants ou des médecins etc.), caporalisation et renforcement des tutelles bureaucratiques autoritaires. Ecole et hôpital : même combat et même temps !

Plus que jamais, communistes, nous sommes de toutes les luttes, pour faire échec aux projets Blanquer !

 

Les grèves et manifestations syndicales : oui ça sert ! Au rapport de force constant contre la politique de destruction des acquis sociaux et des services publics.

Une lourde propagande veut faire croire que les « Gilets jaunes » auraient obtenu davantage en 2 mois que les grèves et les syndicats en 30 ans. Il faut combattre frontalement cette campagne insidieuse, indépendamment des critiques de chacun vis-à-vis des stratégies syndicales.

Elle est doublement fausse. Premièrement, dans son dialogue privilégié avec les GJ, Macron n’a rien lâché sur ses contre-réformes. Il s’est contenté d’atténuer ou de reporter certains nouveaux prélèvements. En reprenant la défiscalisation de Sarkozy des heures supplémentaires, il attaque à nouveau le financement de la Sécurité sociale.

Deuxièmement, les actions et grèves syndicales, contrairement aux GJ, ripostent aux vrais adversaires : les employeurs (du privé et du public) et le profit capitaliste. S’il n’y a pas eu de victoire nationale depuis le CPE de 2006, les mobilisations syndicales établissent le rapport de force permanent. Elles limitent les prétentions gouvernementales et patronales, les font reculer plus ou moins. Cette évidence est bonne à rappeler, alors que développement des convergences de luttes, non décrétées, mais construites à partir des convergences d’intérêts (entre personnels de l’éducation, lycéens, étudiants, population, autres branches de la fonction publique etc.) font vaciller Blanquer et Macron.

 

 

 

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