AGIR POUR LA LIBERATION DES JEUNES COMMUNISTES UKRAINIENS EMPRISONNES ET TORTURES PAR LE REGIME DE KIEV - Initiative auprès du Conseil de Paris

14 Juin 2022 Publié dans #Solidarité internationale, #Ukraine

AGIR POUR LA LIBERATION DES JEUNES COMMUNISTES UKRAINIENS EMPRISONNES ET TORTURES PAR LE REGIME DE KIEV - Initiative auprès du Conseil de Paris

‌Notre camarade Camille MARQUES est intervenue en notre nom auprès des élus PCF avant la réunion du Conseil de Paris qui s'est tenu du 31 mai au 3 juin. Malgré un contact, sa demande n'a pas abouti. Nous jugeons très important, sur la base de ses arguments pesés, de participer à l'action internationaliste de solidarité avec nos jeunes camarades ukrainiens dans le cadre de notre mobilisation pour la paix.
 
Aux conseillers de Paris membres du PCF

Paris, le 30 mai 2022

Chers camarades,
Par la présente, je souhaite attirer votre attention sur la situation de nos camarades jeunes communistes ukrainiens, Mykailo et Oleksandr KONONOVICH, emprisonnés arbitrairement par le régime de Kiev depuis le 6 mars, dans un pays où les organisations communistes sont quasiment interdites depuis 2014. En contact avec des camarades de la Fédération mondiale de la jeunesse démocratique, avec mes camarades du PCF Paris 15, je sollicite de votre part une intervention – un vœu ou une question d’actualité – au Conseil de Paris qui se tiendra du 31 mai au 3 juin. 
Je suis déjà allée vers vous le 23 mai et ai reçu de l’une d’entre vous l’assurance par mail que le dossier serait évoqué en réunion de groupe. Je souhaiterais savoir où nous en sommes.

Le 22 mars dernier, le Conseil de Paris exprimait sa solidarité avec les habitants de la capitale ukrainienne menacés par les bombes, suite au séjour de madame Hidalgo au cours duquel elle a tissé des liens avec son homologue.
La défense des libertés fondamentales et des droits de l’Homme ne saurait connaître de frontière en particulier pour nous, communistes.
Un jour auparavant, le 21 mars 2022, le régime de Kiev,  profitait des sinistres évolutions militaires pour aggraver sa politique de répression politique en Ukraine. Le président Zelinsky décidait d’interdire 11 partis politiques, en particulier tous ceux qui se réclament du progrès social, les partis socialistes, et avec un acharnement particulier, le Parti communiste ukrainien. Je rappelle que le PCF et le journal l’Humanité, ont constamment, ces dernières années, entretenu des échanges des plus fraternels et des plus instructifs avec nos camarades. Les dirigeants du PCU ont, par ailleurs, formellement condamné l’intervention militaire russe. 

Le régime de Kiev s’est attaqué à l’intégrité physique de militants, notamment de jeunes communistes. Mykailo et Oleksandr KONONOVICH ont été enlevés par la police politique de Zelinsky, la sinistre SBU. On a craint pour leurs vies. Ils restent enfermés sous un régime de violence et d’humiliations quotidiennes, pour ne pas dire de torture.

J’estime que cette situation dramatique doit être dénoncée fortement, y compris dans le cadre général d’une action communiste pour une intervention des autorités françaises en vue, non pas d’ajouter de la guerre à la guerre et cautionner la haine xénophobe en Ukraine, mais pour aller vers des négociations et un apaisement.

Mme Hidalgo a publiquement fraternisé à Kiev avec le maire, l’ultra-nationaliste Vitali Klischko, érigé en citoyen d’honneur de la Ville de Paris. Elle est donc bien placée pour intervenir directement et personnellement, mandatée ou non par le Conseil de Paris, auprès de l’ambassade et de cet édile, en vue d’obtenir la libération immédiate des prisonniers politiques Mykailo et Oleksandr KONONOVICH et des garanties du respect de leur intégrité physique et morale. Elle pourrait intervenir également pour ses camarades socialistes ukrainiens devenus clandestins.
Sinon, tous les discours « humanistes » et les décorations et les hommages distribués tous azimuts par sa municipalité se révéleront n’être qu’hypocrisie et clientélisme de circonstance.

Chers camarades, je compte sur vous, pour intervenir et agir auprès d’elle et de l’ensemble du Conseil de Paris, avec les mots que vous saurez juger les plus appropriés.

Nous ne pouvons pas laisser tomber nos camarades ukrainiens. Nous sommes internationalistes. Nous disons « guerre à la guerre ».

Bien à vous, fraternellement,

Camille MARQUES 


 

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