L’argent pour l’hôpital public et la médecine de ville! Pas pour leurs guerres !

14 Juin 2022 , Rédigé par PCF Paris 15 Publié dans #Santé - hôpital - assurance maladie, #EHPAD, #Centres de santé

L’argent pour l’hôpital public et la médecine de ville! Pas pour leurs guerres !

En soutien à la journée d'action du 7 juin 2022 pour l'hôpital public et le secteur médico-social.

Macron a déclaré la « guerre » au Covid, il y a deux ans et demi. Résultat : des milliers de lits d’hôpitaux ont été fermés, des dizaines de milliers de personnels, complimentés comme « essentiels » ont été poussés au départ ou révoqués. Ils connaissent des conditions de travail encore plus pénibles voire indignes. L’ex-ministre Véran, par incompétence ou mensonge, a été démasqué par les syndicats sur les suppressions de lits et de services. Hirsch, le roi des hypocrites, mercenaire politique de Sarkozy, Hollande puis Macron, pavane dans les médias tout en accélérant les nouveaux « regroupements d’hôpitaux », synonymes d’autant de casse du service public.

Ce sinistre tableau ne peut plus être caché. Le Covid a honteusement servi à accélérer les destructions de l’offre publique de santé, de la médecine de ville, de la mise sous tutelle des médecins. Quel décalage avec la réalité vécue et subie ! Le Covid a servi de prétexte à une politique inouïe de redistribution économique et monétaire pour les plus riches et les plus puissant. Par dizaines de milliards d’euros, l’argent coule dans les poches des trusts pharmaceutiques, et maintenant de leurs collègues marchands de canons. Mais les conditions d’accès aux soins sont dégradées comme jamais. La mortalité augmente, même sans Covid. Les personnes âgées et vulnérables sont laissées à l’abandon.

L’ancienne directrice de l’AP-HP, Van Lerbergue, était passée directement au groupe privé d’EHPAD à Korian après avoir liquidé une grande partie des structures de long séjour. Hirsch poursuit sa sale œuvre en liquidant la gériatrie de l’APHP en plein Covid, dont, pour nous dans le 15e, l’hôpital Vaugirard.

La liste de leurs méfaits, de leurs forfaits est trop longue pour ce tract.

Agents hospitaliers, soignants, administratifs, médecins, patients, nous avons deux ans d’expérience d’une politique d’abandon, de peur, de chantage, de répression. Résistons à la soumission et à la résignation. Il n’y a pas de sauveurs chez ceux même de pseudo « gauche » qui ont poursuivi et complété la casse du financement de l’assurance maladie par les cotisations sociales. Encore moins chez les pseudos « écolos » qui veulent sauver la planète en nous privant de tout et en livrant des armes de destruction massive de tous les côtés du monde.

Le prochain quinquennat Macron-Borne prépare de nouveaux reculs sans précédent sur nos acquis de la Libération, la Sécurité sociale, l’œuvre de la Résistance, notamment de nos camarades communistes comme Ambroise Croizat.

Le projet de « grande Sécu » est une sinistre et dangereuse tromperie. Elle est l’œuvre de ceux qui ont relayé les financiers de l’UE dans la liquidation des acquis historiques des mutuelles. Tout rabaisser au minimum! Nous n’allons plus vers une médecine à deux vitesses : nous allons vers une médecine privée pour les super-riches, une médecine au rabais pour la majorité des salariés et retraités, et un mouroir pour les plus économiquement faibles.

RESISTONS ! Dans le 15ème comme dans tous les pays.

A Beaugrenelle, Viala, Anselme Payen, nous avons combattu la liquidation des centres de santé conventionnés. Nous dénonçons les faux centres de santé privé, avec une médecine bâclée, renvoyant vers le lucratif les patients.

Nous dénonçons les pressions sur l’activité des médecins et infirmiers de ville. Nous exigeons la réintégration des personnels révoqués en 2021.

A Pompidou, Vaugirard, Necker, nous combattons la casse des services, pied-à-pied, avec les populations. Nous participons à la lutte contre le déclin organisé de la psychiatrie, renforcé dramatiquement sous le régime Covid.

Au plan national, nous nous battons pour le financement solidaire de la Sécurité sociale par la cotisation sociale, le salaire socialisé, qui assure le lien entre la création de richesse par les travailleurs et la réponse à un besoin humain essentiel : le droit d’être soigné au mieux du progrès médical, loin des intérêts des financiers et des trusts.

 

Partager cet article

Repost0

Commenter cet article