CN du PCF du 4 décembre - intervention d'Emmanuel DANG TRAN

5 Décembre 2007 , Rédigé par PCF - Section Paris 15ème Publié dans #Actualités du PCF

Conseil National du PCF du 4 décembre 2007 

 

Intervention (résumée) d’Emmanuel DANG TRAN, Fédération de Paris

 

Les communistes ont récusé massivement l’ordre du jour de liquidation. Ils veulent que le PCF continue à exister et à jouer son rôle indispensable. Le groupe dirigeant, désavoué, manœuvre en retrait. Quel changement de ton ici ! Finis les discours sur le « déclin inéluctable », le « boulet » de notre histoire, « l’émergence d’un nouveau parti ».

Mais le mandat proposé esquive toujours tout bilan de la stratégie de la direction. Le projet d’en finir avec le PCF demeure en filigrane dans des formulations vagues et ambiguës telles les « visées » « communiste », de « transformation », « d’émancipation humaine ». Conserver le nom de PCF en continuant à le vider de son identité de classe : c’est aussi grave.

On le mesure dans la lutte cruciale pour défendre les régimes « spéciaux » de retraite. La direction du Parti est très effacée nationalement sur cette question de même qu’elle avait refusé de l’intégrer dans la campagne présidentielle.

Les communistes doivent continuer à se réapproprier leur parti. Le « mandat » qu’ils doivent imposer pour le congrès de 2008 mais aussi dès maintenant pour l’action communiste, c’est l’urgence de la rupture avec 15 ans de mutation-liquidation. Recréer des cellules, donner la priorité aux luttes et au rassemblement dans les luttes, affirmer l’indépendance du Parti (remettre en cause la satellisation au PS, ce qui n’est pas forcément contradictoire sur le plan local avec des listes d’union), abandonner les positions réformistes prises depuis la « gauche plurielle » : voilà l’exigence du moment pour les communistes.

Oui, comme l’a dit la camarade du Pas-de-Calais, c’est à perspective du socialisme du 21ème siècle que nous devons travailler.

Une autre rupture s’impose de façon impérative. Des dirigeants du Parti, parmi les principaux, se sont exprimés publiquement. Ils estiment que le PCF n’a plus de raison d’être et souhaitent sa disparition. Les mêmes portent une part écrasante de responsabilité dans le recul du Parti. Ils refusent de l’assumer mais voudraient rester aux commandes, bien que complètement désavoués par les communistes.  Il est inconcevable qu’ils continuent à piloter d’ici le congrès de 2008.

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