33e Congrès communiqué de presse

4 Janvier 2006 , Rédigé par PCF - Section Paris 15ème Publié dans #Actualités du PCF

33ème congrès du Parti communiste français

  

 

La direction du PCF écarte arbitrairement le texte alternatif qui combat sur le fond son orientation : inadmissible !

  

 

« Remettons le PCF sur les rails de la lutte des classes ! »

 

 

Communiqué de presse, mercredi 4 janvier 2006

Le 2 janvier 2006, à 17H00, « dans les temps », nous avons remis au Colonel Fabien un projet de base commune alternative intitulée « Remettons le PCF sur les rails de la lutte des classes », accompagné de 335 signatures de communistes provenant de 38 départements, militants dans leurs entreprises, leurs quartiers, leurs villages, dont 240 membres du Parti et 95 camarades qui pour la plupart se retrouvent sans carte depuis quelques années.

 

Le lendemain à 11H00, Brigitte Dionnet, présidente de la « Commission de transparence » nous a indiqué par téléphone que « malheureusement » notre texte ne pourrait pas être pris en compte parce que seulement 197 (puis 194) signatures avaient été validées par les fédérations, au lieu des 200 nécessaires.

Après de multiples relances toute la journée, nous avons obtenu la liste des camarades validés seulement à 19H00.

Il apparaît que les noms de plus de 30 camarades, adhérents du PCF de façon incontestable, ont été évincés. Parmi eux se trouvent par exemple un trésorier de section de Paris, membre du PCF depuis 1948, un membre du Conseil départemental des Hauts-de-Seine, un membre du Comité de section de Créteil, un camarade dont les cotisations sont prélevées automatiquement tous les mois par le PCF Paris, un ancien déporté-résistant adhérent depuis 1945, plusieurs autres vétérans, une camarade qui avait envoyé la photocopie de sa carte à jour, des jeunes qui ont adhéré ces dernières années… Même refus de prendre en compte les dizaines de signatures arrivées par la Poste après le 2 janvier, à cause des aléas du démantèlement du service public.

 

La volonté d’évincer notre texte de façon bureaucratique, autoritaire et arbitraire s’est confirmée aujourd’hui. B.Dionnet reconnaît que la commission a pu s’être trompée mais affirme que de toutes les façons, il est trop tard maintenant pour valider le texte. Marie-George Buffet, secrétaire nationale, interpellée mardi à 14H00 par un « télégramme urgent » (ci-joint) pour qu’elle « fasse gagner la démocratie dans le PCF » a fait savoir par sa secrétaire qu’elle ne nous répondrait pas. Pourquoi cet ostracisme ?

 

Notre texte, seul dans cette démarche, exprime le rejet total du projet de « base commune » adopté par la direction du Parti. Il exige de faire le bilan, incroyablement occulté par la direction, des 15 ans de « Mutation » imposés par elle et qui ont affaibli le Parti de 80% de ses forces organisées et de 60% de son audience. Il propose de rompre avec ces choix stratégiques qui tournent le dos à la raison d’être du PCF comme aux enseignements du NON au référendum du 29 mai, alors que la direction offre comme toute perspective d’aménager les conditions d’une nouvelle alliance électoraliste de « toute la gauche » en 2007 et d’accélérer l’effacement du PCF. Il propose des axes de lutte pour mieux combattre tout de suite, au cœur du mouvement social, la politique menée au service du MEDEF et des marchés financiers mondialisés. « Communistes, que nous ayons la carte ou que nous ne l’ayons plus, rassemblons nous pour rompre avec la « Mutation-disparition » du PCF en  relançant l’action communiste », tel est le sous-titre de notre texte.

 

Est-ce de tout cela que la direction ne veut pas qu’on entende parler au Congrès?

 

Nous avons réussi à rassembler nos signatures dans les conditions les plus difficiles, les plus antidémocratiques, sans soutien de directions ou d’élus nationaux. Le texte du Comité national a été rendu public seulement le 14 décembre. La date limite de dépôt des textes alternatifs a été fixée au 2 janvier 2006. A peine 15 jours, et pas n’importe lesquels, ont été laissés aux communistes qui le jugent nécessaire pour écrire un texte alternatif, le faire connaître, rassembler les 200 signatures pour le faire valider. Cette méthode TGV reflète-t-elle une volonté de boucler les débats ? La suite semble le prouver.

 

Aujourd’hui, nous exigeons que notre texte soit publié dans l’Huma et envoyé à tous les camarades comme texte alternatif dûment approuvé par 340 communiste dont 235 camarades « encartés ».

 

Dès à présent, nous intensifions la campagne de signatures dans le Parti, partout dans le pays. Pour l’avenir de notre parti, l’avenir du monde du travail, de notre pays, nous ne nous tairons pas !

 

Pour les initiateurs du texte « Remettons le PCF sur les rails… » (démarche décidée après consultation de camarades de 11 sections de Paris et de Région parisienne),

 

Albert BARRE, Emmanuel DANG  TRAN, Henri DERRIEN, Josette GAWSEWITCH, Emile TORNER, responsables de la section du PCF Paris 15ème , Stéphane AURIOL, pour le collectif PCF RATP associé.

Contacts : 01 48 28 60 05 - 06 76 54 66 62 - 06 10 85 25 10 , pcf15@wanadoo.fr

 

 

 

LIEN VERS LE TEXTE ALTERNATIF

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