L'alternative politique est plus que jamais dans la convergence des luttes.

24 Janvier 2008 , Rédigé par PCF - Section Paris 15ème Publié dans #Actualités - Alternative politique

Manifestation des fonctionnaires aujourd'hui, des agents de la SNCF, la RATP, EDF-GDF avant-hier:
L'alternative politique est plus que jamais dans la convergence des luttes.


Pour Sarkozy, ce n’est pas « ça passe ou ça casse » mais ça doit passer et casser coûte que coûte.

La précipitation, le coup de force permanent doivent arriver le plus vite possible à casser structurellement les acquis sociaux et démocratiques de notre pays, les conquêtes de 68, de 45, de 36 voire de 1789. D’’une manière que le MEDEF espère irréversible, même en cas d’alternance politique. Blair ou Prodi se sont bien gardés de revenir sur les destructions de Thatcher et Berlusconi.

Après les premières mesures « d’urgence », notamment les 15 milliards du paquet fiscal de l’été, Sarkozy se donne une nouvelle feuille de route avec le rapport d’Attali, l’ancien conseiller spécial de Mitterrand. Avec la Sécurité sociale, les entreprises publiques, le droit du travail, la fonction publique et son statut, porteurs du service public, de garanties sociales suivant une conception de l’égalité républicaine, sont les premiers visés.

Pour l’immense majorité des salariés, des retraités, des jeunes, il est vital que cette politique de casse ne passe pas. Ils sont de plus en plus nombreux à en prendre conscience. 8 mois après l’élection présidentielle, la vie est devenue encore plus difficile. Hausse des prix notamment des services publics (gaz), baisse des prestations sociales, bas salaires et précarité encore accrue : on comprend pourquoi le Président esquive maintenant la question du pouvoir d’achat sur laquelle il avait basé sa campagne électorale.

Plus que jamais, les questions posées sont : comment on les arrête ? Sur quoi bute le mouvement social ?

Sarkozy, relayé lourdement par les media, a justifié sa politique de coups de force par son élection, comme si le peuple avait élu un monarque pour un CDD, un « contrat de mission—de destruction » de 5 ans. Cette prétention tient de moins en moins à mesure que le mécontentement et la colère s’expriment, que sa popularité fabriquée s’affaisse.

Le pouvoir profite aussi et surtout de l’absence de véritable opposition politique du côté du PS. Sur la plupart des dossiers de fond, Ségolène Royal se distinguait peu de Sarkozy. Le consensus se retrouve aujourd’hui de façon flagrante dans la complicité entre UMP et PS pour faire passer au Parlement le nouveau traité européen malgré le NON du peuple de 2005. Le PS se place plus que jamais dans la perspective d’une alternance en 2012.

Aujourd’hui, l’alternative politique est ailleurs. Communistes, nous plaçons toute notre action à la construire à partir des luttes et de leurs convergences.

L’automne 2007 a vu un très fort développement des luttes, notamment contre la loi de privatisation de l’université, la casse des régimes « spéciaux » de retraite, le pouvoir d’achat, contre le démantèlement du service public de l’emploi.

Les convergences d’intérêts sont flagrantes.

Par exemple, la casse des régimes spéciaux de retraite ouvre la voie à de nouvelles privatisations et à la nouvelle étape du démantèlement de l’ensemble du système de retraite par répartition. Les décrets sur les retraites RATP et SNCF le montrent instituant déjà le passage à 41 annuités de cotisation après 2012. La bataille est loin d’être finie comme le montre la manifestation d’avant-hier. Les « négociations » n’ont abouti à rien et se sont confirmées n’être qu’une manœuvre pour désamorcer la grève de novembre. De même, la fusion ANPE/ASSEDIC est directement liée à la remise en cause du contrat de travail, l’envolée du prix du gaz à la privatisation de GDF dans le cadre de l’absorption par Suez…

La construction d’un mouvement d’ensemble à partir du développement de ces luttes, pour les retraites, pour le pouvoir d’achat, contre le « CPE pour tous » n’est pas un vœu pieux mais bien une nécessité objective.

Le rassemblement de ceux qui luttent ne passe pas nécessairement par l’unité d’organisations qui n’ont pas toujours les mêmes objectifs.

Les élections municipales et cantonales, pourront, selon les circonstances locales, être une occasion d’exprimer un vote de défiance vis-à-vis du pouvoir, notamment en utilisant le vote communiste. Pour nous, elles s’inscrivent dans l’action pour le renforcement des luttes, décisives pour l’alternative politique.

L’histoire ne se répète pas nécessairement. Il y a 40 ans, les travailleurs gagnaient avec le mouvement de mai/juin 68 de nombreux acquis contre un gouvernement réactionnaire. Sarkozy s’est répandu en haine contre les acquis de 68. Communistes, nous ferons tout pour qu’un mouvement de grande ampleur mette en échec en 2008 sa politique destructrice de notre pays.

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