Kosovo : refuser la violation du droit international et ses dessous

26 Février 2008 , Rédigé par PCF - Section Paris 15ème Publié dans #Solidarité internationale

 

Kosovo : refuser la violation du droit international et ses dessous

La déclaration unilatérale « d’indépendance » de la province serbe du Kosovo n’a rien à voir avec l’émancipation politique d’un peuple comme on nous le présente.

Il s’agit d’une nouvelle étape dans la décomposition politique des Balkans voulue par les puissances impérialistes américaine et européenne. C’est un précédent dangereux de violation du droit international, de l’intégrité territorial d’un Etat indépendant.

Le Kosovo est une région historique de la Serbie où la population d’origine albanaise est devenue progressivement majoritaire depuis le début du 20ème siècle. Kosovars d’origine serbe, albanaise, rom ou turque… doivent jouir des mêmes droits politiques. Mais rien ne saurait justifier que la Serbie soit amputée d’une partie de son territoire, en contradiction avec la Charte des Nations Unies.

Juste et parlante est la comparaison que font beaucoup de Tchèques, dont les communistes, avec les Accords de Munich où Hitler obtint de la France et de la Grande Bretagne l’annexion des provinces tchèques des Sudètes où vivaient des germanophones.

Les Etats-Unis, l’Allemagne et derrière eux les autres puissances impérialistes, notamment de l’UE, portent une lourde responsabilité, démontrée, dans la tragédie du démantèlement de la Yougoslavie. Ils s’appliquent à conduire jusqu’au bout ce processus. En 1999, la guerre d’agression américano-européenne contre la Serbie a fait des milliers de morts. Depuis son issue, le Kosovo a été placé littéralement sous protectorat de l’OTAN avec sa force d’occupation, la Kfor (dont Bernard Kouchner fut le proconsul). Mais l’appartenance de la province à la Serbie n’a jamais été remise en question par l’ONU.

Aujourd’hui les puissances impérialistes de l’OTAN et de l’UE réalisent ce coup de force reconnaissant un Etat fantoche, dénué de toute viabilité, à leurs bottes. Son gouvernement est laissé à une faction classée, jusqu’à il y a peu par les mêmes, comme terroriste, notamment pour ses liens avec de sombres mafias. Doté de l’une des plus importantes bases militaires US en Europe (Camp Bondsteel – 7000 hommes), le Kosovo va pouvoir rester durablement la plaque tournante du déploiement de l’armée américaine dans la région.
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La reconnaissance du Kosovo rentre dans la logique de l’UE de promouvoir une « Europe des régions » débarrassée des obstacles démocratiques nationaux à la domination des trusts capitalistes multinationaux.

Le cas kosovar crée un précédent redoutable pour toutes les entreprises de déstabilisation d’Etats à l’est comme à l’ouest. La menace imminente pour la paix se manifeste déjà, par exemple en Bosnie.

Il est inadmissible que Sarkozy ait engagé le nom de la France dans cette violation du droit international, qui plus est en trahissant un peuple ami aux côtés duquel le peuple français s’est retrouvé lors de deux guerres mondiales.

Il est important que se manifeste dans notre pays une opposition à cette politique. C’est notre responsabilité de communiste.

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