Financement des campagnes électorales : des lois que nous sommes fiers de n’avoir pas votées !

6 Mars 2008 , Rédigé par PCF - Section Paris 15ème Publié dans #PARIS

Financement des campagnes électorales : des lois que nous sommes fiers de n’avoir pas votées !

 

145.655,59 euros. C’est la somme maximale de dépenses « électorales » qui pourra être remboursée par l’Etat aux listes qui atteindront le deuxième tour des élections municipales dans notre 15ème arrondissement de Paris. 109.234, 27 à celles qui auront atteint 5% au 1er tour.

 

Ces sommes ne comprennent pas la propagande dite « officielle ». Les bulletins de vote, affiches pour les panneaux municipaux et circulaires électorales envoyées à domiciles sont également remboursés, de façon tout à fait légitime, sous certaines conditions, aux listes ayant obtenu plus de 5% des voix.

 

Que représentent ces 145.655,59 euros ? L’équivalent de 7.000.000 de tracts recto-verso en noir et blanc, tels que nous en produisons : 50 par électeur !

 

Mais cette somme considérable peut être consacrée à bien d’autres dépenses dans l’année précédant le scrutin, conformément aux textes officiels rappelés par la Commission nationale des comptes de campagne. Les candidats peuvent louer des salons, des véhicules, du matériel, inviter des électeurs à un banquet, acheter des fichiers de données pour message publicitaire, recruter du personnel, par exemple des distributeurs à la place de militants bénévoles, avoir recours à une agence d’intérim, recourir à des « bureaux d’études », payer des artistes pour animer la campagne, faire réaliser des sondages…

 

Tout ces frais, jusqu’à concours de 145.655,59 euros leur seront remboursés, c'est-à-dire réglés par le contribuable. Tous les gadgets qui n’ont rien à voir avec le débat politique, toute la publicité électorale intempestive : les électeurs les payent eux-mêmes.

 

Quand des candidats du 15ème vous invitent à boire un coup, allez-y ! C’est vous qui payez ! Quand le maire sortant emploie un centre d’appels téléphoniques pour contacter à domicile tous les abonnés du 15ème et promouvoir la candidature de son favori, c’est toujours vous qui payez ! Les Tee-shirts ridicules des uns et des autres: c’est encore vous qui les payez ! On va tout droit vers des campagnes carnaval à l’américaine. Aux frais des électeurs.

 

Loin de « moraliser » la vie politique, les lois sur le financement des partis ont préparé le terrain à une dévalorisation de la politique, à une marchandisation des campagnes électorales. Le PCF et ses parlementaires s’y sont toujours opposés, notamment à la loi « d’amnistie ». Les plafonds de dépenses remboursées et la nature de ces dépenses doivent être fortement revus.
Pour nous, seule l’action militante, l’engagement ont une valeur!

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