2nd tour des municipales à Paris 15ème : la droite et le PS entre fusion et passerelles

12 Mars 2008 , Rédigé par PCF - Section Paris 15ème Publié dans #PARIS

2nd tour des municipales à Paris 15ème : la droite, entre fusion et passerelles, se répartit entre Goujon et Hidalgo!

La droite du 15ème a fini de se décanter hier après-midi. Ses clans, ses (noms à ) particules sont retombés d’un côté ou de l’autre, ou restent en suspension.

Finalement Philippe Goujon et Gérard d’Aboville, têtes des deux principales listes de droite, ont convenu d’un accord pour le 2nd tour. D’Aboville a retiré sa liste contre quelques places sur celle de Goujon.

Maintenant les deux compères et le 3ème, le député Jean-François Lamour tentent de mobiliser la population du 15ème sur un thème : faire barrage aux « socialo-communistes ». Nous pouvons apprécier l’hommage implicite de ces représentants de la réaction à l’activité inlassable et aux luttes de la section du PCF du 15ème contre les intérêts des trusts qu’ils défendent. Mais nous ne sommes pas dupes du calcul politicien.

Dans un arrondissement qui vote à 60% à droite, la victoire électorale se joue à droite, encore davantage que dans le reste de Paris. M. Delanoë et les conseillers de Mme Hidalgo l’ont bien compris aussi.

Ces messieurs de l’UMP cherchent donc à couper l’herbe sous le pied de Hidalgo dans son entreprise de ralliement à droite. Celle-ci s’était déjà attirée dès le premier tour le soutien de Mme Laure Reca, une des fidèles du maire sortant UMP du 15ème, suppléante de Mme Renson, candidate UMP dissidente aux législatives. Cette dernière, autre bras droit de Galy-Dejean qui figurait sur la liste d’Aboville, désavoue maintenant son alliance avec Goujon et apporte à son tour son soutien à Hidalgo.

Reste encore le Modem de la conseillère de droite sortante Mme de Fresquet et de son second, Michel Bulté, ancien maire du 19ème du temps de Chirac.

Si la fusion des listes PS et Modem ne s’est pas faite finalement à Paris, comme avec Marrtine Aubry à Lille ou Gérard Collomb à Lyon, c’est parce que les scores du Modem ont été trop faibles pour contraindre une douzaine de conseillers de Paris PS et apparentés à céder leur place. Mais Delanoë tend avec insistances des « passerelles » au Modem pour l’avenir (voir son interview dans le Parisien de ce matin).

Dans la confusion des combinaisons politiciennes, les uns et les autres sont tentés d’instrumentaliser un repère fixe, comme repoussoir ou caution de "gauche": le PCF, en l'occurrence les communistes du 15ème. Justement parce que nous sommes toujours fidèles à notre engagement, que nous combattons toute politique au service du patronat et des puissances d’argent, d’où qu’elle vienne et que nous sommes connus pour cela.

C’est précisément ce qui nous a fait refuser de participer à liste de Mme Hidalgo. Du coup, elle a dû désigner elle-même des candidats estampillés PCF.

La politique qui fait le lit des spéculateurs immobiliers sur le Front de Seine, à Beaugrenelle en particulier, qui externalise les services publics municipaux, n’est pas la nôtre. Nous nous y opposons dans la lutte avec les salariés et les habitants. Nous refuserons toujours de cautionner le social-libéralisme.

Au plan national, notre parti le PCF a enregistré une belle remontée avec 8,8% des voix aux élections cantonales et des scores souvent brillants aux municipales là où il menait des listes. Grâce à ce que représente le PCF, par l’action de ses militants, le vote communiste a été utile pour exprimer son rejet de la politique menée par Sarkozy. Le choix de la direction du PCF-Paris de s’aligner dès le 1er tour, au terme d’un accord portant uniquement sur une répartition de places mais sans contenu politique, n’en est que plus erroné. Il a empêché l’expression dans les urnes parisiennes du vote communiste et de l’esprit de lutte qu’il porte.

Avant comme après le 2nd tour, nous continuerons de le faire vivre dans les quartiers et les entreprises su 15ème, contre la spéculation, pour le logement social, pour le droit de se soigner, pour la défense des services publics dans le 15ème

Face à l’agenda antisocial de Sarkozy, à l’absence d’opposition véritable de la « gauche d’alternance », nous appelons les salariés et habitants du 15ème à adhérer au PCF  pour « organiser leur colère pour lutter et gagner ! ».

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