18 jours de grève des facteurs de Paris 15 font reculer la direction

3 Février 2010 , Rédigé par PCF - Section Paris 15ème Publié dans #La Poste

18 jours de grève des facteurs de Paris 15 font reculer la direction, sauvent 5 emplois et soulignent la nécessité de prolonger en une lutte d’ensemble.

13 janvier – 30 janvier 2010 : les 18 jours de grèves des facteurs de Paris 15 feront date dans le centre d’Alleray-Bourseul et au-delà. Une large majorité des agents ont soutenu, souvent activement, le mouvement.

Cette détermination a obtenu un résultat immédiat faisant reculer la direction dans son nouveau projet de restructuration, inacceptable aussi bien pour les conditions de travail que pour le service public.

De 25,5 suppressions de postes prévus, la direction est revenue à 20,5. Elle recule aussi sur ses prétentions initiales à alourdir les tournées (« sécabilité »).

Cette victoire partielle en appelle d’autres. L’expérience de Paris 15 coïncide avec des dizaines d’autres mouvements dans tout le pays contre les déclinaisons du même projet « facteurs d’avenir » conçu pour préparer la privatisation.

A Nice, au bout de 38 jours de grèves (suivie à plus de 60%) sous la conduite des syndicats CGT et CFDT, les postiers obtiennent, entre autres, 8 tournées de plus, deux jours de repos compensateurs toutes les trois semaines,le paiement de tout dépassement horaire. Rien pourtant ne leur aura été épargné notamment une assignation devant le tribunal pour « entrave à la liberté du travail » pour laquelle la direction a été déboutée. Dans la ville du ministre de tutelle Estrosi, cette lutte faisait d’autant plus mauvais effet. La solidarité des autres centres de la ville s’est manifestée et a joué. Tout cela a contribué à faire reculer la direction. Maintenant il s’agit de faire payer en heures supplémentaires la distribution du courrier en souffrance. 

A Paris 20, où le mouvement a commencé en même temps qu’à Paris 15, 8 jours de grève ont permis de gagner, entre autres, 2 volants supplémentaires et pas de nouvelle « sécabilité ».

Nous en sommes à la troisième vague de restructuration du courrier depuis 2000.

La logique et la perspective sont toujours les mêmes : dégager des foyers de profits financiers, aux dépens du service rendu et des personnels pour préparer les bénéfices à venir du privé. Le travail de sape et de casse du service public de La Poste rencontre toutefois une si forte opposition qu’il est lent et que, usagers, salariés, nous pouvons l’inverser. 

La direction joue avec le calendrier pour tenter d’éviter les convergences d’action entre les centres les plus proches, alors que, pour elle, tous devront être frappés.

Sur ce plan aussi, le mouvement de Paris 15 a travaillé à ouvrir les choses pour l’avenir en partant avec Paris 20 et Paris 7, en allant à la rencontre de Paris 16.

Nous avons tous en tête également l’opposition massive exprimée cet automne par les salariés et la population à la perspective de privatisation de La Poste, dont le changement de statut est une nouvelle étape. Les possibilités de convergences de luttes sont considérables.

Pour notre part, nous avons enregistré de nombreux soutiens spontanés au mouvement de Paris 15 dans la diffusion de nos tracts de soutien, notamment d’usagers excédés par la restructuration des bureaux du 15ème.

Tous ces éléments permettent d’envisager, alors que les luttes se développent dans tous les services publics, à l’Education nationale, à la SNCF, à la RATP, dans les ministères, dans les hôpitaux de larges convergences de lutte devant les attaques ininterrompues du pouvoir.

Le succès de la lutte des facteurs du 15ème , les progrès réalisés depuis 2005 dans la mobilisation, sont un des signes montrant qu’un mouvement d’ensemble est maintenant possible non seulement pour faire reculer les directions sur leur projet mais aussi pour inverser leur logique, cette politique.

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