Avec les éboueurs de la Ville, coupons court aux tendances « néo-libérales » de M. Delanoë !

5 Juillet 2008 , Rédigé par PCF - Section Paris 15ème Publié dans #PARIS

Avec les éboueurs de la Ville, coupons court aux tendances « néo-libérales » de M. Delanoë !

Rassemblement lundi 7 juillet 2008 à partir de 9h00 devant l’Hôtel de ville.

M. Delanoë s’imagine-t-il que pour devenir président de la République, il doive marcher sur les pas de M. Chirac, faire le jeu des grands groupes privés, leur livrer les services publics municipaux, des pans du territoire urbain ?

Au début des années 80, Chirac avait réussi à privatiser la collecte des déchets dans 8 arrondissements. La mobilisation d’alors avait stoppé le mouvement et préservé les services du nettoiement des rues.

Après 2001, une partie de la collecte des ordures a été remunicipalisée dans les petits 2ème et 3ème arrondissements ainsi que dans le 19ème. Un retour du service public plus symbolique que réel dans les 3ème et 19ème dans la mesure où les bennes et les conducteurs sont restés gérés par le privé. Le développement de la collecte liée au tri sélectif avait aussi donné lieu à un développement de l’activité concédée au privé.

Depuis sa réélection facile, Delanoë, qui affiche son « libéralisme » politique, se sent autorisé à engager une nouvelle phase de privatisation des services municipaux. Son programme personnel, sur lequel il se présentait, était déjà vague sur ce point en l’absence de tout « contrat de mandature » avec ses alliés, réduits à l’état de supplétifs.

La municipalité de Paris met ainsi à l’ordre du jour du Conseil de Paris des 7 et 8 juillet, juste à la veille des vacances…, le passage au privé du ramassage des déchets dans les 3ème, 9ème, 16ème et 19ème arrondissements. Sita-Suez, Onyx-Véolia, et Nicollin sont déjà sur les rangs pour profiter de ces nouveaux marchés. Ils contrôleraient la majorité de l’ensemble de l’activité à Paris.

Les personnels de la Ville n’entendent pas laisser faire cette véritable privatisation. Ils ont raison. Ils défendent l’intérêt de toute la collectivité, de tous les Parisiens.

250 emplois d’agents sont concernés. L’adjoint prétend qu’ils seraient redéployés vers l’entretien des espaces publics mais reconnaît que 130 postes au moins disparaîtront à terme. On remplace des postes statutaires, stables, par des emplois précarisés, aux conditions de travail dégradées, aux rémunérations minimales. Le récent mouvement des personnels de Cyclocity, filiale de JC Decaux, à qui Delanoë a donné les Vélibs, vient de donner une idée des conditions d’emploi dans ces « majors » des services urbains. Est apparu aussi récemment en pleine lumière combien les sous-traitants des sociétés de travaux publics à qui sont laissés les marchés municipaux emploient et exploitent des travailleurs sans papiers.

Les profits des entreprises privées, sur les activités de collecte des déchets, parfaitement maîtrisées par le public, représentent aussi autant d’argent pris aux habitants et contribuables municipaux, littéralement spoliés. Les appels d’offres sont d’ailleurs particulièrement opaques, comme le dénoncent les organisations syndicales.

La grève du 27 juin a été largement suivie, plus de 50%, comme les grèves de 55 minutes les jours suivants. Les personnels des autres directions de la Ville sont aussi fortement sensibilisés. Ils savent combien cette logique de privatisation les frappe aussi ou peut rapidement les frapper. Le CRECEP, centre de recherche d’expertise de contrôle de l’eau est également en train d’être privatisé.

Nous appelons les Parisiens à soutenir ce mouvement dans leur intérêt comme dans l’intérêt général.

La Ville a commencé à reculer, tactiquement, en proposant de vagues « négociations » pour deux des quatre arrondissement, escomptant sans doute diviser le mouvement. Ces pratiques des relations « sociales », comme le choix de fond sont inacceptables.

Lundi 7 juillet à 9h00 devant l’Hôtel de Ville, pour ceux qui le peuvent, lors du rassemblement des agents à l’appel de leurs organisations syndicales, comme dans les quartiers les jours suivants, nous invitons les Parisiens, ceux qui travaillent à Paris, à interpeller leurs élus, à montrer leur soutien aux éboueurs en lutte.

OUI AU SERVICE PUBLIC A PARIS ! NON A LA POLITIQUE « LIBERALE » QUI DONNE AUX PUISSANCES D’ARGENT LA MAINMISE SUR LA CAPITALE!

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