Tract du 8 mars - Retrait du CPE/CNE - Journée internationale des femmes

8 Mars 2006 , Rédigé par PCF - Section Paris 15ème Publié dans #Actualités - Alternative politique

 

Journée internationale des femmes:

Rejetons la précarité qui frappe particulièrement les femmes!

Mettons en échec le CPE/CNE!

 UUn million de salariés de tous âges, d’étudiants, de lycéens, de chômeurs,… ont manifesté hier dans tout le pays contre le « Contrat première embauche ». Cette immense mobilisation fait la démonstration de l’existence d’un rapport de forces pour mettre un coup d’arrêt tout de suite à la politique téléguidée par le MEDEF de précarisation générale du travail salarié. 

Comme le soulignaient les banderoles, le CPE, ce n’est pas « mieux que rien pendant deux ans » comme le vante M. de Villepin mais « pire que tous les contrats de travail existants et un emploi jetable à tout moment pendant deux ans». C’est une nouvelle attaque extrêmement grave contre l’ensemble du droit du travail. 

 

Nous sommes tous concernés.  

 

Avec son clone, le « Contrat nouvelle embauche » (CNE pour les entreprises de moins de 20 salariés, sans condition d’âge), le CPE ouvre au patronat la possibilité de substituer ces emplois dévalorisés aux CDI et de faire monter la pression sur tous les salariés dans l’entreprise. Il ne s’agit évidemment pas de créer des emplois. A terme, la volonté du MEDEF est de faire du CPE/CNE la norme remplaçant les CDI/CDD. 

Cette attaque s’inscrit dans un processus général de démantèlement de l’ensemble statut du travail salarié. Elle suit ainsi la nouvelle remise en cause ces dernières années de notre système solidaire de retraite et d’assurance maladie. Les exonérations de cotisations sociales patronales (23 milliards d’euros en 2005), au nom du dogme de la « baisse du coût du travail », amputent la part socialisée du salaire et coupe la Sécurité sociale, l’hôpital de ses ressources naturelles. 

Les statuts particuliers des salariés du secteur public, notamment des fonctions publiques sont aussi dans le collimateur. Ces références, acquises par les luttes, contribuent à tirer l’ensemble du droit du travail vers le haut. Pour le MEDEF, il faut les abattre pour abaisser l’ensemble du système.

Les nouvelles tentatives d’imposer la directive européenne Bolkestein vise à mettre en concurrence, dans les activités de service (70% des emplois en France), les salariés de tous les pays de l’UE et leurs droits sociaux pour mieux les abaisser (Salaires minimum six à dix fois inférieurs dans les pays de l’est…). Le 29 mai, notre peuple a déjà dit NON à cette mesure. Faisons respecter notre décision par les gouvernants français!

Elargissons le front de la riposte partout! C’est tout ce processus que la mobilisation contre le CPE peut permettre de mettre en échec. Le mouvement populaire peut et doit gagner ici et maintenant la rupture avec ces choix en faveur du MEDEF et de la finance. Il ne s’agit pas d’attendre et de préparer 2007 et une hypothétique alternance politicienne ou encore une illusoire « Europe sociale » venant de Bruxelles.

Les femmes sont les premières à subir les carrières chaotiques, le temps partiel, l’emploi sous-qualifié. Toutes les mesures renforçant la précarité les touchent en premier. Contre la précarité et pour l’égalité et les droits des femmes, nous avançons des propositions de mesures concrètes : 

1– Emploi/Salaire: Retrait de la contre-réforme Fillon des retraites, du CNE, du CPE. Egalité de rémunération, de reconnaissance de carrière, de formation continue. Rattrapage immédiat des salaires pour tous. Pas de salaire en dessous du SMIC. Revalorisation de celui-ci à 1500 euros par mois. Réduction réelle du temps de travail. 

2– Défense des services publics: notamment retrait du plan hôpital 2007, création d’un service public gratuit de la petite enfance, maintien et développement des écoles maternelles des l’âge de 2 ans…

3– Santé: contraception libre et remboursée: défense du droit à l’IVG avec des moyens nouveaux, la création de nouveaux centres... 

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