Travailleurs "sans-papiers": enfin une première victoire chez Castro

24 Juillet 2008 , Rédigé par PCF - Section Paris 15ème Publié dans #Pour la régularisation des travailleurs

Grève chez Castro : enfin une première victoire.

Ce matin, 24 juillet, se tenait un jugement en référé concernant les salariés de l’entreprise Castro Nettoyage (rue Mademoiselle) en grève depuis 8 semaines pour leur régularisation. Le patron Castro assignait les grévistes pour demander l’évacuation du local qu’ils occupent. Echec pour lui. Au contraire, il a été amené, enfin, à entendre raison sur le fond. Après conciliation, il a accepté de faire le minimum qu’il se refusait à faire depuis le début : remplir les formulaires administratifs et payer les frais de timbre pour compléter les demandes de régularisation déposées en Préfecture. Vu la situation des grévistes, salariés depuis presque 10 ans de l’entreprise, payant cotisations sociales, impôts…, la régularisation a des chances réelles d’aboutir. En attendant, n’en déplaise à M. Castro, l’occupation des locaux continuera en semaine.

La mobilisation, à laquelle nous avons participé par plusieurs tracts de masse, aura été décisive dans ce premier succès. Elle aura eu raison de l’obstination de M.Castro. Son entêtement imbécile aura aussi permis d’illustrer, par un exemple flagrant, le véritable scandale de l’emploi des travailleurs sans-papiers. Des patrons profitent du statut de faiblesse des sans-papiers pour jongler avec le droit du travail, le droit des entreprises, pour accroître l’exploitation de tous leurs salariés, avec ou sans papiers, étrangers ou français.

Défendre les sans-papiers, ce n’est pas faire une « bonne action », politiquement correcte à « gauche ».

C’est en tant que travailleurs, nous-mêmes, s’unir avec d’autres travailleurs pour contrer ensemble les entreprises de division du patronat, pour combattre ses prétentions à exploiter toujours plus et à défaire les droits acquis par nos luttes en France.

C’est en tant que militants politiques, déjouer la logique de la Loi Hortefeux, celle de « l’immigration » choisie, légale et en fait aussi illégale, répondant aux besoins du capital, contre l’intérêt de tous les travailleurs et au mépris souvent des droits élémentaires de la personne humaine.

Continuons !

Continuons à être vigilants sur les suites de l’affaire Castro.  

Liens vers nos interventions pécédentes:

Grève pour des régularisations: plus il s’obstine, plus on découvre ce bon patron nommé Castro

Comment doit-on appeler un patron comme M. Castro ?


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