Intervention de Camille Marques - PCF Paris 14 - au congrès départemental de Paris

17 Mars 2006 , Rédigé par Congrès départemental Publié dans #Actualités du PCF

Congrès départemental de Paris, 17 mars 2006

Point d’ordre de Camille Marques :

Chers camarades,

Notre congrès départemental commence. Il est indispensable de vous alerter d’évènements très graves qui sont survenus dans notre section du 14ème. Nous ne pouvons pas commencer les travaux de notre congrès, en tout cas absolument pas adopter de décisions dans l’état actuel des choses.  Nous avons tenu notre assemblée générale de section le 25 février. Elle a été convoquée, conformément aux statuts en vigueur du Parti par Jean Calvary, notre secrétaire de section, par ailleurs élu communiste de l’arrondissement. Tous les camarades ont été convoqués. Un riche débat contradictoire a eu lieu. L’assemblée, à une grande majorité, exactement 52 délégués sur 63 présents, provenant de la quasi-totalité des cellules, a souverainement rejeté la base commune proposée par le CN.

Une majorité a statutairement décidé (je n’étais personnellement pas d’accord) de ne pas désigner de délégués au congrès départemental. La direction de section a été reconduite à l’unanimité des votants. 

Pourtant, un petit groupe, s’est permis de « convoquer » une réunion parallèle, improprement dénommée « conférence de section » pour le 11 mars. Ils étaient néanmoins présents à notre assemblée du 25 février, reconnaissant ainsi sa légitimité et sa légalité et lors de laquelle leur initiative fractionnelle a été dénoncée sans ambiguïté à partir des statuts. Mais voyant qu’il était en petite minorité, ils ont préféré déserter la salle avant les votes, avec la caution injustifiable de Gérard Mazet présent alors qu’il n’était pas invité et qu’il n’est pas membre de la section.

Ce groupe fractionnel a ensuite maintenu sa réunion du 11 mars. Il a prétendu alors élire et désigner une délégation, évidemment bidon, au congrès départemental des candidatures bidon au conseil départemental, une candidature tout aussi bidon au comité national également un comité de section bidon, et un secrétaire de section complètement bidon !

Le secrétaire de section c’est Jean Calvary ! Que représentent ces putschistes ? Au mieux, une partie de la vingtaine de voix obtenues par le texte de la direction nationale au vote des 3 et 4 février. L’attitude de ce groupuscule est évidemment inadmissible. Jean Calvary l’a dénoncé auprès des adhérents, comme moi-même au Conseil départemental du 14 mars. Il s’agit ni plus ni moins d’une pitoyable tentative d’exclusion d’une structure du Parti, de la structure « historique » du PCF dans le 14ème à nouveau soutenue par Gérard Mazet. 

Aucun communiste ne peut la cautionner. Nous ne laisserons pas faire le putsch ! Mais dans l’immédiat, notre congrès est concerné. Cette infraction majeure à la vie démocratique de notre parti menace en effet la sérénité et la régularité de ses travaux, disqualifie ses décisions. Nous ne pouvons admettre la présence de soi-disant délégués d’une section bidon.

J’ajoute que les membres du groupe fractionnel bénéficient, en tant que représentants supposés de leurs cellules de notre local rue du Château, du duplicopieur, où ils peuvent imprimer leurs tracts aux frais de la section. Pourtant pas un sou de leurs cotisations ne revient à la trésorerie de section.

Aucune part des cotisations versées à l’ADF, même provenant de camarades démocrates qui ne sont pas membres du groupe fractionnel et qui reconnaissent et appuient la direction de section et Jean Calvary, ne revient non plus à notre trésorerie. A l’inverse, l’ensemble des charges, importantes, notamment celles liées à nos locaux sont assumées par notre trésorerie avec les cotisations qu’elle perçoit directement. Pour l’instant, la direction départementale sortante, toujours par la voix de Gérard Mazet, prétend défendre l’indéfendable et reconnaître la délégation « putschiste » du 14ème. Que je sache, c’est aux communistes, aux adhérents du Parti de désigner statutairement (articles 7.1, 8 et 10) ses délégués et non à la direction de choisir les congressistes à sa convenance !

J’ai alerté la Commission nationale de « transparence » et sa présidente Brigitte Dionnet pour lui demander de faire respecter les statuts. Je n’ai pas de réponse de sa part pour l’instant. Mais j’espère que nous sommes capables, en communistes responsables, de les faire respecter ce soir.

En invalidant la prétendue délégation du 14ème. En invalidant ses candidatures au Conseil Départemental. En invalidant sa candidature au Conseil National.

Ce point d’ordre n’est pas une question de procédure mais soulève une question politique. Pas plus à Paris qu’ailleurs, les communistes ne se laisseront écarter de leur parti. Dans le 14ème, nous avons combattu l’ouverture du capital d’Air France, de France Telecom, l’éclatement de la SNCF avec la création du RFF, même lorsque ces mesures étaient prises par la « gauche plurielle » et un ministre « communiste ». Cette expérience a mené le PCF à 3,37%, souvenons-nous en ! Nous refusons de poursuivre dans la voie de la Mutation-liquidation de notre Parti. Nous ne nous laisserons pas priver de notre outil politique historique, le PCF, que des milliers de camarades ont quittés par dégoût des choix de leur propre direction. Les communistes doivent remettre leur parti à sa place, fiers de l’histoire de leur Parti : dans les luttes, dans la lutte des classes. C’est ce que les salariés, les jeunes attendent de nous.

Nous avons gagné le 29 mai, nous gagnerons encore. 

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T
Je me bidonne !
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