Manifestation contre la privatisation de la Poste, le 23 septembre

22 Septembre 2008 , Rédigé par PCF - Section Paris 15ème Publié dans #La Poste

Contre la privatisation de La Poste. Pour le monopole public des activités postales.

 

Salariés, usagers, participons nombreux à la manifestation unitaire :

 

Mardi 23 septembre 2008 - départ 13h30 au métro Rue du Bac direction le siège de La Poste, boulevard de Vaugirard Paris 15ème

 

Les manœuvres dilatoires du gouvernement ne trompent personne. La commission « bidule » créée pour examiner l’avenir du capital de la Poste n’a pour but que de lui faire passer la période de turbulences.

Quant à « l’ouverture du capital », on sait depuis la privatisation partielle de France Telecom, puis celle de GDF, où elle mène : à la privatisation totale, à la casse du service public et de tout ce qu’il représente pour les salariés, les usagers et le pays.

L’égalité devant le service rendu, l’absence de logique lucrative, c'est-à-dire les meilleurs tarifs pour tous, les objectifs d’aménagement du territoire, l’emploi, les statuts des personnels du secteur : voilà ce qui est directement menacé et ce qui a déjà été entamé depuis le début du processus de marchandisation-privatisation des activités postales.

En pleine crise financière, le pouvoir tente d’avancer vers la privatisation des services financiers de La Poste, les derniers qui résistent à l’inflation des tarifs bancaires et aux spéculations douteuses. Comment justifier de vouloir lier la « Banque postale » à une filiale de la Société générale ? Les pertes colossales enregistrées ces jours-ci par Natixis, le groupe financier issu de la privatisation de certaines activités de la Caisse des dépôts et consignations devraient pourtant être lourdes de leçons si le gouvernement avait cure de l’intérêt national.

De même, la banalisation du Livret A menace autant La Poste, l’épargne populaire que le financement du logement social.

Face à cette politique de sape des atouts nationaux que porte La Poste, la population entière doit exprimer son triple rejet :

 

son rejet du projet de privatisation partielle du capital de La Poste.

son rejet de l’application des directives européennes de mise en concurrence des activités courrier qui condamnent le service public. La défense et la reconquête du monopole public de la distribution du courrier est une revendication essentielle. Partout dans les pays d’Europe, l’UE a été l’outil pour que les gouvernements nationaux saccagent les services publics. Ces directives disqualifiées ne doivent pas s’appliquer en France !

son rejet de la privatisation de la « banque postale », dont les missions de service public sont indispensables au maintien de la présence postale dans tout le pays, en milieu rural comme dans les banlieues, à la limitation des pratiques lucratives des banques privées, à la collecte de l’épargne populaire vers les priorités d’intérêt national.

 

De très vastes convergences se manifestent pour défendre La Poste. C’est tant mieux ! Elles sont si fortes qu’elles entraînent même ceux qui, comme les dirigeants du PS, sont responsables de toutes les étapes antérieures du processus de privatisation depuis les lois Quilès qui ont fait éclater les PTT et les premières directives de « libéralisation ».

 

Le mouvement de fond qui existe dans la population peut dépasser les hypocrisies et mettre en échec tout de suite la politique menée par le pouvoir à Paris avec l’aide de l’UE des multinationales. N’attendons pas 2012 !

 

Lien vers notre tract du début du mois : Contre la privatisation de La Poste, pour le service public, la riposte s’élève dans l’intérêt de tous (mise à jour)

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