34ème congrès du PCF : s’opposer pour construire. Nous avançons !

22 Septembre 2008 , Rédigé par PCF - Section Paris 15ème Publié dans #Actualités du PCF

34ème congrès du PCF : s’opposer pour construire. Nous avançons !

Nouvelle étape : le dépôt, avant le 10 octobre, du texte alternatif au projet de base commune de la direction sortante

Continuons à accorder la méthode aux objectifs.

Voilà quatre mois qu’avec d’autres organisations du parti et camarades, nous avons lancé notre préparation du 34ème congrès.

A la veille de la rencontre de Tours le 14 juin, nous soumettions à la réflexion un premier texte. Tout l’été, nous avons multiplié les échanges notamment avec les camarades signataires de l’appel « Pas d’avenir sans PCF » initié avant l’assemblée nationale extraordinaire de décembre 2007 avec la Fédération de la Haute-Saône.

Après amendement, le texte de juin est devenu le texte de cadrage de la réunion nationale que nous avons organisée les 29 et 30 août à Paris.

Réunissant sur deux jours 120 camarades de 19 fédérations et 34 sections, dont cinq membres du Conseil national, plusieurs dirigeants actuels ou passés d’organisations du Parti, cette rencontre a débouché sur deux décisions :

Celle de passer à un nouveau stade dans la coopération et l’échange de matériel militant, allant jusqu’à mener les campagnes nationales que la direction du Parti se refuse à lancer. La première concrétisation de cette décision est le tract-pétition pour le retrait des troupes françaises d’Afghanistan, rédigé pour la fête de l’Huma, sur la base de la réflexion de Henri Alleg. Des milliers de signatures ont déjà été collectées.

Celle de défendre un texte alternatif au 34ème congrès devant la volonté clairement identifiée de la direction sortante du Parti de poursuivre la stratégie d’effacement du PCF et de sa raison d’être dans la lutte des classes en France, malgré son bilan accablant. A également été décidé de contacter le plus possible d’organisations du Parti et de camarades disposés à déposer ensemble ce texte alternatif. Retravaillé plusieurs fois collectivement, un appel est diffusé depuis la Fête de l’Huma : « Nous voulons faire vivre le PCF pour mener le combat de classe. Nous défendrons un texte alternatif au 34ème congrès ».

L’adoption par le CN de son projet de base commune de congrès les 5 et 6 septembre n’a pu que nous conforter dans nos décisions. Ce texte, vague et creux, esquive tout bilan et ouvre bien la voie à la continuation de la même stratégie suicidaire.

Le même week-end, des camarades sont allés à la rencontre des communistes réunis à Sanary-sur-mer en « Université d’été ». Ils ont constaté une forte identité de vue avec les camarades présents organisés dans le PCF (3 fédérations avec une forte représentation du Var et du Rhône). En revanche, il s’est avéré impossible d’envisager un travail en commun pour le congrès avec des groupes extérieurs sous peine d’arriver à une situation de blocage. Déjà à Vénissieux en septembre 2007, alors que les quatre cinquièmes des participants se prononçaient pour le maintien et la reconquête du PCF, aucune coordination efficace n’avait pu émerger de la rencontre. L’unique réunion du groupe de liaison désigné n’a pas abouti, suite au refus de certains de s’engager dans la préparation de l’Assemblée extraordinaire du PCF. Aujourd’hui, ces camarades, malgré l’échec reconnu de leurs expériences de groupes associatifs, voudraient s’engager vers la création d’une mouvance communiste hors du PCF, notamment à l’occasion de l’échéance électorale des européennes. C’est incompatible avec notre objectif de faire vivre, de défendre le PCF et ses organisations et de lui rendre sa raison d’être.  

A la Fête de l’Huma, s’est tenue une rencontre informelle au stand du Pas-de-Calais. Nous en retenons deux éléments positifs :

-          Sur la base de leurs réalités locales et de leur propre réflexion, des dirigeants notamment de la Fédération du Pas-de-Calais (JC.Danglot) et du Réseau du Rhône (Vénissieux) arrivent, aux mêmes conclusions que les participants à la rencontre nationale des 29 et 30. A. Gérin est allé dans le même sens lors de la rencontre.

Décision a été prise de travailler à un texte alternatif ensemble. C’est maintenant l’affaire de nous tous !

La réunion à la Fête, même informelle, a permis de fixer certains points :

Le texte alternatif que nous allons produire s’inscrit dans un processus de reconquête du PCF par les communistes qui dépasse largement le congrès lui-même. Nous voulons donner un signal fort aux communistes, avec ou sans carte, aux salariés en lutte que le PCF ne se réduit pas à sa direction atone, décidée à continuer, dès le congrès passé, à tourner le dos à ce qui fait la raison d’être de notre parti, jusqu’à envisager, dit-elle, de le « métamorphoser ». Il ne s’agit donc pas d’un texte de témoignage, ou d’une sorte de manifeste, se limitant au congrès.

Le texte alternatif que nous allons produire doit donc être un texte situé dans le temps. Aussi court que possible, il est nécessaire, comme nous l’avons rappelé, qu’il s’inscrive dans la réalité du Parti d’une part, faisant le bilan que la direction refuse d’assumer, dans celle de la lutte des classes en France d’autre part. Rappeler les « fondamentaux » est essentiel mais ne trouve son sens que s’ils servent à des propositions de rupture immédiate en lien avec le mouvement des luttes. La nécessité de l’indépendance totale d’idée, d’action et de structure du PCF au service des travailleurs doit être soulignée en toute circonstance, comme condition du rassemblement.

Le résumé, qui devra nécessairement précéder le texte envoyé à tous les communistes, doit le rappeler.

Mettre en cause la stratégie des directions sortantes, c’est mettre en cause les directions et c’est nécessaire. Mais il faut partir du fond politique et surtout ne pas réduire les choses à des questions de personnes. Tous les participants à la rencontre de la Fête ont affirmé leur refus de se ranger derrière un « sauveur suprême » et de tomber dans la personnalisation de notre démarche et nos idées, piège que nous tendent déjà les media et la direction du Parti.

Dans les courtes semaines qui nous séparent de la date limite de dépôt du texte le 10 octobre, mobilisons-nous en poursuivant la méthode suivie jusqu’à présent !

A la fin de la réunion de la Fête, un collectif informel s’est trouvé désigné pour rédiger le texte. Son rôle ne saurait être que purement technique. Nous avons communiqué le document issu de la rencontre des 29 et 30 août. Il reste notre point de repère.

Le plus régulièrement possible, nous soumettrons l’évolution de la rédaction du texte.

Vu les courts délais, nous incitons chaque camarade à commencer à collecter des pré-signatures autour de lui.

Les mois qui viennent peuvent et doivent nous permettre de réunir, fédération par fédération, des communistes décidés à le rester, à se donner les moyens de sortir de l’isolement, de faire revivre sur des bases de classes cellules, sections…

Nous vous tiendrons informés de toute évolution. Merci de communiquer contributions, comptes-rendus de réunions qui pourraient être redistribuées.

Continuons !

Fraternellement, 

Pour le secrétariat du PCF Paris 15,

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