Les tarifs du gaz doivent baisser, au moins, de 15% !

23 Octobre 2008 , Rédigé par PCF - Section Paris 15ème Publié dans #EDF et GDF

Le baril de pétrole à 68 dollars

 

Depuis le début de l’année, les tarifs de GDF ont augmenté de plus de 15% au total : une augmentation de 4% en janvier, une deuxième de 5,5% en avril, une troisième de 5% au cœur du mois d’août. Pour une famille de 4 personnes se chauffant au gaz, la facture est alourdie de 180 euros par an selon l’estimation du gouvernement.

 

A chaque fois, le prétexte avancé par la direction de l’entreprise et les ministères qui autorisent les hausses, a été la hausse des prix du pétrole, sur lesquels seraient, prétendent-ils, plus ou moins, indexés les prix des importations de gaz.

 

Le 28 mai 2008, le PDG de GDF disait à TF1 : « Une nouvelle hausse des tarifs du gaz en juillet: le PDG de Gaz de France, Jean-François Cirelli, ne l'exclut pas "compte tenu de l'évolution inquiétante du prix du pétrole".  

 

En avril, le gouvernement expliquait dans un communiqué, repris par RTL: « cette hausse des tarifs se justifie par un "contexte international de hausse du coût d'importation du gaz naturel" due à la hausse du prix du pétrole, qui se maintient au dessus des 100 dollars le baril à Londres et New York.

 

Maintenant, le baril est retombé sous les 70 dollars, en dessous, même en tenant compte de la baisse de l’euro des 95 dollars du 1er janvier.

 

Alors pourquoi le nouveau groupe GDF-Suez et pour celui qui reste son actionnaire principal l’Etat excluent-ils de répercuter la baisse ? Pour les mêmes raisons qu’ils ont augmenté les tarifs de 55% depuis 2004: pour alimenter les profits du nouveau groupe constitué sur la privatisation de GDF. Le résultat d’exploitation de GDF-Suez a bondi de 20% au premier semestre 2008 à 8,1 milliards d’euros, son bénéfice net, après notamment des rachats d’entreprises à l’étranger, est passé 3,38 milliards d’euros, en hausse de 14%.

 

Toutes les raisons invoquées ne sont que prétextes et finissent de tomber. GDF refuse de donner ses coûts de ses approvisionnements, issus à 80% de contrats à long terme, beaucoup moins sensibles à la conjoncture. Pour les PDG, le pétrole qui monte fait monter le gaz, le pétrole qui baisse fait aussi monter le gaz. Ils estiment que les usagers peuvent s’estimer heureux d’échapper pour l’instant à une quatrième hausse ! De qui se moquent-ils ? De qui se moque le gouvernement ?

 

Le racket des familles, des entreprises, de la collectivité qui assume les « tarifs sociaux » continue de plus bel.

 

Exigeons la baisse des tarifs réglementés du gaz de 15% !

Exigeons plus que jamais la renationalisation intégrale de GDF, sa fusion avec EDF pour le service public, l’intérêt de chacun et l’intérêt du pays !

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