Beaugrenelle : zone hors légionellose – grâce à la lutte des riverains

30 Octobre 2008 , Rédigé par PCF - Section Paris 15ème Publié dans #BEAUGRENELLE

Beaugrenelle : zone hors légionellose – grâce à la lutte des riverains

 

Depuis quelques semaines, une nouvelle alerte à la légionellose a été déclanchée, dans le quartier de la Madeleine. Sept personnes, au moins, ont été infectées par la bactérie. Un cas reste préoccupant. En 2006, trois personnes sont décédées de cette maladie pulmonaire à la suite d’une contamination vers la Gare d’Austerlitz.

En cause, à chaque fois : les tours aéro-réfrigérantes, ce procédé de refroidissement des circuits d’eau utilisés par les systèmes de climatisation des grands ensembles immobiliers. Elles renvoient dans l’environnement des vapeurs et des gouttelettes, propices à la prolifération des bactéries.

 

A Beaugrenelle, les promoteurs Gécina et Apsys et la Sempariseine avaient décidé de recourir à ce procédé pour leur projet immobilier d’immense centre commercial. Les tours aéro-réfrigérantes envisagées auraient été tournées vers les tours d’habitation.

 

Les associations de riverains, grâce à leur vigilance, ont dévoilé l’affaire, dès l’enquête publique de 2005. Avec ténacité, malgré les propos lénifiants et les fausses assurances des promoteurs et d’Anne Hidalgo, ils ont fait la démonstration des dangers pour la population. Ils ont montré qu’un autre système était possible, souterrain et sans danger. Les promoteurs, grands bénéficiaires de l’opération de la Sem, peuvent et doivent en assurer le financement !

 

La mobilisation des riverains, les pétitions, les actions ont payé. Les promoteurs ont reculé viennent définitivement d’abandonner leurs projets de tours aéro-réfrigérantes. Un succès de la lutte contre la spéculation immobilière dans le 15ème, qui en suit d’autres (notamment la préservation de la propriété publique des emprises des immeubles HLM du secteur) et qui en appelle d’autres.

 

La section du PCF 15ème soutient depuis le départ les actions des riverains. En lien, notre tract de février Front de Seine : le respect de l’environnement s’arrêterait-il là où commence l’intérêt des promoteurs ?

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G

OH CALLE COÛT T'AS !


Aberrantissimo ! Paris va devoir payer plus de 8.200 euros pour quelques coups de fil de Sophie Calle, artiste très conceptuelle, qui aura le privilège de conserver par-devers elle ses babillages téléphoniques.





Oh certes, il y a des gaspillages bien pires à la mairie de Paris, les lecteurs du Delanopolis ne le savent que trop bien. 8.291 euros, ce ne sont après tout que quelques centaines de repas chauds pour les pauvres l’hiver. Et il ne faut pas se mettre à dos l’art, comme aurait pu le dire le regretté Salvador Dali qui savait dessiner et ne se prenait pas au sérieux, lui. Vous vous souvenez peut-être, chers lecteurs, que, pour agrémenter le parcours de son tramway de l’inévitable intervention d’artistes officiels, la mairie avait passé commande à Sophie Calle d’une cabine téléphonique en forme de pétale de fleur conçue par Franck Gehry (que diable allait-il faire dans cette galère ?). La prêtresse de l’art discursif à la française était censée appeler ladite cabine de temps à autre avec son téléphone cellulaire et, si d’aventure un passant lui répondait, elle pouvait garder pour elle le fruit de ces babillages en les enregistrant. Ces intenses moments de poésie urbaine ont toutefois un coût, et il va devoir être révélé au prochain conseil de Paris : 8291 euros ( voir le projet de délibération ici ). Si l’on regarde les chiffres dans le détail, il s'agit quasi exclusivement du prix de l'abonnement, seuls 32 euros relevant des communications en près d'un an. Allez, cela doit bien faire une ou deux conversations par mois en moyenne ! Manifestement, Sophie craint les effets délétères du portable sur son cortex. Ce qui a permis la révélation de ce grotesque épisode, c’est que la prise en charge de la facture a donné lieu à un de ces nombreux loupés de la mairie delano-girardienne. Un pataquès entre le gestionnaire de ce monument hystérique et les services municipaux a fait que la société qui fournit la prestation téléphonique (ils sont donc trois organismes à intervenir au total !) a été réglée par le premier et non par les seconds. D’où la délibération alambiquée et morveuse que la direction des affaires culturelles va bientôt soumettre au Conseil de Paris. Le Guinness Book va pouvoir enregistrer bientôt un nouveau record en matière de coût unitaire de la communication téléphonique. Et ce sont les Parisiens qui auront le fabuleux privilège d’en être les payeurs. Merci qui ? Cette ridicule histoire valait-elle un édito, alors que Delanoë s’apprête à malmener les Halles, la place de la République ou la porte de Versailles et à mettre Paris sur la paille, si on ne l’arrête pas ? Mettons que ce soit comme une cerise sur un gâteau. En pleine période de fêtes, une telle gourmandise ne se déguste pas seul.
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