Conseil national du 7 avril 2006 - Intervention d'Emmanuel DANG TRAN

7 Avril 2006 , Rédigé par Dang Tran Publié dans #Actualités du PCF

Conseil national du 7 avril 2006 :

 

Intervention d’Emmanuel DANG TRAN (fédération de Paris, section du 15ème arrondissement) sur la situation politique :

Une demi-victoire sur le CPE serait une défaite. Le principe même de ce sous-contrat de travail doit être abrogé. La question des convergences de lutte est essentielle aussi bien pour gagner contre le CPE que pour dégager la perspective politique. L’objectif d’abrogation du CNE est indissociable de l’abrogation du CPE. Ce n’est pas un hasard si Mme Parisot, interviewée dans le Figaro, se montre flexible sur le CPE mais dit « surtout pas touche » au CNE. Les convergences sont aussi à construire avec la bataille pour la défense des services publics. Notamment le 28 mars, le mouvement de grève a donné des résultats intéressants dans les entreprises publiques. Les services publics constituent un point d’appui déterminant contre la précarité de l’emploi et de la vie. Un exemple : la dérive voulue de la Banque postale vers la logique privée nourrit la précarité sous plusieurs aspects dont l’exclusion bancaire. S’y opposer est une bataille nécessaire et rassembleuse comme est primordiale la lutte contre la privatisation de GDF.

Le CPE rentre tout à fait dans la « concurrence libre et non faussée » et la casse des acquis sociaux nationaux recherchées par le projet de « constitution » européenne l’an dernier. Comment interpréter la présence dans le mouvement contre le CPE d’organisations qui sont de chauds propagandistes du OUI, notamment le PS ou la Confédération européenne des syndicats, la CES dont le président, John Monks, était dans la manifestation du 4 avril ? La CES défend même avec zèle la directive Bolkestein amendée. Je crains que les forces du OUI ne tentent de faire une OPA sur le mouvement anti-CPE pour mieux essayer de nous resservir la « constitution » européenne à l’occasion d’une éventuelle alternance après 2007. Une autre « constitution » européenne est impossible ! A l’approche du premier anniversaire du référendum, veillons à ne pas laisser s’instaurer une confusion sur les clivages fondamentaux qui se sont exprimés l’an dernier. Comme le 29 mai, gagner en France contre le CPE et le CNE ira dans l’intérêt de tous les peuples qui résistent à la précarité voulue par leurs gouvernements et l’UE du capital.

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