Conseil national du 7 avril 2006 - Intervention de Stéphane AURIOL

7 Avril 2006 , Rédigé par Auriol Publié dans #Actualités du PCF

Conseil national du PCF - 7 avril 2006

Intervention de Stéphane Auriol, Fédération de Paris, Collectif RATP Bus

A la RATP , la défense de notre statut particulier, acquis des luttes, s’inscrit pleinement dans la bataille contre le CPE et le CNE. Nous devons rappeler sans cesse, face aux attaques, comment les statuts des personnels du secteur public constituent une norme nationale pour tirer l’ensemble des salariés vers le haut, à l’opposé de la logique de mise en concurrence et de nivellement par le bas. Pour les jeunes, le secteur public doit continuer à constituer une référence permettant d’entrer dans la vie active avec un emploi stable, qualifié, répondant aux besoins de la population, permettant de vivre dignement, à l’opposé de la précarité généralisée, de l’insécurité permanente, de la peur du lendemain, de l’arbitraire patronal dont rêve le MEDEF. 

 

 

La bataille pour l’abrogation du CPE et du CNE va de pair à la RATP avec la bataille pour l’abrogation des décrets du 26 décembre 2005 adossant notre régime de retraites au régime général, après la casse de notre protection sociale santé. Au-delà de la remise en cause de nos acquis, la casse de notre statut, en particulier de nos retraites, est au centre du processus de mise en concurrence et de privatisation de notre entreprise publique de service public, comme à EDF-GDF hier, à la Poste , à la Banque de France aujourd’hui avec nous, à la SNCF demain. Communistes du secteur RATP Bus, nous nous efforçons de faire ce lien, d’établir des convergences de lutte pour gagner tout de suite et sans attendre. C’est là dans les luttes, pas dans les calculs pour 2007, qu’est posée à tout instant la question de la perspective et de l’alternative politiques. D’autant plus que nous vivons en plein une expérience d’alternance à la RATP. Le Conseil régional d’Ile de France, à majorité de gauche plurielle, vient de prendre le contrôle du STIF, syndicat des transports d’Ile-de-France. Quelques annonces sociales ne peuvent cacher l’accord de fond du Président PS Huchon avec la logique de privatisation, de casse du service public des transports urbains RATP/SNCF en Ile-de-France. Il se place ouvertement, au lieu de le combattre, dans l’anticipation du futur règlement européen de mise en concurrence des transports urbains. Il est même allé jusqu’à réclamer la dépossession de l’entreprise nationale RATP de son patrimoine et de ses droits patrimoniaux pour organiser la mise en concurrence des lignes et des dépôts. Aujourd’hui le STIF couvre le début de privatisation du nouveau réseau NOCTILIEN en laissant la direction de la RATP sous-traiter deux de ces nouvelles lignes à des filiales de droit privé. La vague de fond des jeunes, des salariés contre la précarité, contre le CPE et le CNE, la victoire du NON le 29 mai sont des atouts majeurs pour mettre en échec le processus de privatisation de la RATP et de tous les services publics. Dans cette « visée », les communistes du secteur RATP bus sont « audacieux », non pas pour regrouper les partis et groupuscules de « gauche » avant 2007, mais pour construire le rassemblement des salariés, la convergence des luttes pour battre la politique au service du capital.

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