Des nouvelles de l'Imprimerie nationale

9 Avril 2006 , Rédigé par PCF - Section Paris 15ème Publié dans #Imprimerie - livre - presse

Des nouvelles de l’Imprimerie Nationale

L’usine et le siège de l’IN, entreprise nationale emblématique de notre arrondissement, ont fermé définitivement en juillet 2005. Les pelleteuses commanditées par le promoteur et fonds de pension américain Carlyle, auquel le gouvernement (sans opposition de la Ville ) ont bradé les bâtiments de rue de la Convention sont entrées en action (sont prévus une démolition partielle de l’aile sud, le maintien de la façade et des principaux murs extérieurs, mais une démolition quasi-totale de l’intérieur). 

 

Les communistes actifs et retraités de l’IN, l’ensemble de la section du 15ème ont agi jusqu’au bout pour contribuer à préserver l’IN, ses 850 emplois de Paris (en 2003), son service public national d’excellence, son patrimoine. (Lien vers l’article d’Infos15 de novembre 2004 : Imprimerie Nationale, mémoire d’un saccage – il est encore temps de bloquer la casse !). La casse de l’IN constitue un véritable cas d’école du processus de démantèlement des services publics (mise en concurrence, prétextes européens, enchaînement des attaques des majorités successives…).

Aujourd’hui, des nouvelles nous arrivent des autres sites de l’IN. Sur la base de notre action passée, encore récente, nous nous permettons de porter les commentaires qui suivent. 

1-     Nous saluons le succès de l’action des salariés de l’établissement de Douai de l’IN. Ils ont mené une lutte de haut niveau, juridique mais avant tout politique, marquée par une importante mobilisation dans l’entreprise et dans la ville, avec le soutien de nos camarades de la section du PCF de Douai, pour ne pas se laisser déposséder de l’impression et de la confection des nouveaux passeports que Sarkozy voulait attribuer au privé. Ils ont mis au centre la mission de service public à laquelle correspond la compétence de l’IN. Le site de Douai porte maintenant l’avenir de l’IN. 

2-     La direction de l’IN a annoncé la mise en vente du site de Choisy-le-Roi où une très petite partie des activités de Paris 15ème ont été transférées (120 emplois). Nous exprimons notre solidarité avec les salariés menacés directement par cette privatisation. La vente de cette usine était déjà ouvertement prévue avant son ouverture. Nous n’avons cessé de dénoncer l’opération consistant à liquider l’usine et le siège historiques de Paris, au prétexte d’une pseudo délocalisation, pour mieux désosser et liquider l’ensemble de l’entreprise. Voici ce que nous écrivions en novembre 2004 : "Impensable ! Pendant que les salariés, les communistes du 15ème et même le Comité de défense du patrimoine graphique de l’IN luttent contre la liquidation du siège et de l’usine historiques de Paris 15ème, préalable au démantèlement de toute l’entreprise, des élus du Val de Marne dont le Maire de Choisy-le-Roi, M. Daniel Davisse et Mme Hélène Luc, sénatrice n’ont cessé depuis 2 ans de défendre le pseudo-projet de délocalisation de la direction de l’IN qui a servi de leurre pour mieux faire passer la casse du site de Paris. Résultats des courses : la future unité de Choisy ne regroupera au mieux selon la direction que 132 emplois (contre 850 à Paris en 2003) et sera privatisée en 2006 (voir le journal La Tribune du 24 août 2004). Ce n’est pas en laissant déshabiller Pierre qu’on habille Paul. " 

Aussi nous ne pouvons qu’éprouver aujourd’hui un certain écoeurement à voir ces élus verser maintenant des larmes et faire signer des pétitions pour le service public. De petits intérêts électoralistes leur ont fait tourner le dos à la raison d’être de l’engagement communiste. Une leçon pitoyable à méditer.

3-     Avenir du patrimoine, notamment de la collection unique au monde de poinçon et de l’atelier d’imprimerie traditionnelle. Encore rien de ferme et le temps presse. Dépêche (Graphiline) du 27 mars 2006 : "L'Economie et la Culture au secours du patrimoine de l'Imprimerie Nationale française. Mission commune du ministère de l’Economie, des Finances et de l’Industrie et du ministère de la Culture et de la Communication sur l’avenir du patrimoine de l’Imprimerie Nationale. Le 28 octobre 2005, Thierry Breton, ministre de l’Economie, des Finances et de l’Industrie et Renaud Donnedieu de Vabres, ministre de la Culture et de la Communication , ont lancé une mission conjointe sur l’avenir du patrimoine de l’Imprimerie Nationale. Philippe Dumas, inspecteur général des Finances, et Anne Magnant, inspectrice générale des Affaires culturelles, ont été chargés par les deux ministres de mener une mission d’étude des solutions permettant de préserver ce patrimoine d’une valeur inestimable, d’entretenir les savoir-faire de l’Imprimerie Nationale et de les faire découvrir au public. Plusieurs solutions sont actuellement étudiées. L’hypothèse du transfert à la Bibliothèque nationale de France de cet ensemble patrimonial et sa mise en valeur sur son site de l’Arsenal à Paris dans le IVe arrondissement est, au regard de sa faisabilité technique, de son coût et de ses délais de mise en œuvre, actuellement expertisée. D’autres solutions d’installation à Paris, en Ile-de-France ou en région sont par ailleurs en cours d’examen. La mission devrait achever ses travaux dans les prochaines semaines." 

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