A La Poste : le pouvoir tente de semer la confusion. Manifestation nationale le 22 novembre

9 Novembre 2008 , Rédigé par PCF - Section Paris 15ème Publié dans #La Poste

Quelle est la seule grande banque française dont les comptes n’ont pas plongé avec la « crise financière » ? La Poste ! Parce que son statut public l’a encore protégée des aventures sur les marchés financiers internationaux.

Le but du gouvernement d’en faire une société anonyme et d’ouvrir son capital n’en apparaît que plus clairement: la volonté de faire disparaître de la concurrence le seul acteur financier s’adressant à tous qui échappe encore globalement à la finance internationale, qui pratique des tarifs bancaires raisonnables, qui a pour mission de protéger l’épargne des Français et non de la détourner.

Le prétexte du gouvernement, lever 2 milliards d’euros pour l’investissement, s’effondre de lui-même devant les chiffres du plan de « sauvetage » des banques privées. Avec la privatisation, il s’agit aussi de livrer à la loi du profit les activités courrier les plus rentables, aux dépens du service public, de l’aménagement du territoire, de l’emploi et des conditions de travail.

Dans le contexte actuel, de plus en plus d’usagers et de citoyens prennent conscience de ses enjeux. Ils sont déjà plus de 300.000 à avoir signé la pétition contre la privatisation.

Dans le même temps, les turbulences sur les marchés financiers rendent techniquement difficiles les montages en vue de l’ouverture du capital.

Aussi le pouvoir cherche-t-il à semer la confusion sur ses intentions et son calendrier. Le conseiller spécial du Président Guaino a laissé entendre le 2 novembre que l’ouverture du capital n’était plus à l’ordre du jour. Les déclarations suivantes des ministres parlent de retarder la privatisation.

Instruits par l’expérience, pensons aux deux ans qu’a duré le processus d’absorption de GDF par Suez, ne laissons pas désamorcer le mouvement de lutte dans le pays. Poussons l’avantage avec les salariés en lutte et leurs organisations syndicales !

 

Exigeons

- le retrait pur et simple du projet de privatisation !

- la suppression de la Commission Ailleret chargée d’étudier « l’avenir de La Poste », mais instituée en fait pour justifier l’ouverture du capital !

- la réintégration de la « Banque postale », actuellement filiale de droit commun, dans sa maison-mère La Poste !

- Refusons l’application des directives de marchandisation des activités courrier, qui ont fait la preuve dans tous les pays d’Europe de leurs conséquences désastreuses ; exigeons le maintien et la reconquête du monopole public de La Poste sur la distribution du courrier !

 

L’existence d’un grand service public national de La Poste est une condition du progrès social et économique de notre pays.

Manifestons le 22 novembre !

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