Conseil national du PCF du 19 novembre

21 Novembre 2008 , Rédigé par PCF - Section Paris 15ème Publié dans #Actualités du PCF

Conseil national du 19 novembre 2008 

 

Lire aussi: Le PCF dans un « parti de la gauche » avec Mélenchon : non merci !

 

 

Intervention de Claude FAINZANG, fédération de Paris

 

La direction du PCF doit respecter les communistes. Sinon, ils devront se faire respecter.

 

Fin 2007, à l’Assemblée nationale extraordinaire, les délégués des sections ont affirmé la nécessité du maintien et du renforcement du PCF et mis en échec l’ordre du jour initial de remise en cause de l’existence même du parti.

L’organisation du 34ème congrès n’aura-t-elle visé qu’à anesthésier les communistes pour leur resservir le même plat ? C’est ce qui apparaît dans l’alliance avec Mélenchon, dans une perspective de fusion à la manière de « die Linke », dans une préparation des élections européennes coupée du congrès et de l’expression souveraine des communistes sur la forme comme sur le contenu.

J’ai fait partie de celles et ceux qui ont déposé le texte alternatif n°3 « Faire vivre et renforcer le PCF, une exigence de notre temps ». Nous avons perçu comment, en esquivant tout bilan et toute analyse concrète de la situation politique, la base commune du CN portait la poursuite de la stratégie d’effacement du PCF et de son identité. Nous ne nous sommes pas trompés. On le voit avec l’opération autour des élections européennes. On le voit avec les contributions de dirigeants qui, s’appuyant sur la base commune, reviennent à la charge pour « métamorphoser » le PCF jusqu’au bout : sa disparition.

Mais l’anesthésie n’a pas complètement réussi. Le vote des 29 et 30 octobre n’a apporté qu’un soutien très limité à la base commune. Avec 22000 votes sur 138000 adhérents revendiqués, il n’a obtenu que 16% de soutien, et encore bien souvent sur la base des confusions et ambiguïtés du texte. Dans des dizaines de sections, là où les communistes ont créé les conditions du débat et de la confrontation sur le fond, le texte alternatif est majoritaire.

 

Rien n’autorise la direction sortante à passer outre la souveraineté des communistes.

Il ne s’agit pas de maintenir le PCF comme coquille vide, le temps que, comme ailleurs en Europe, la coalition de « gauche » le supplante.

Il s’agit de renforcer idéologiquement et en termes d’organisation le PCF, tout de suite dans les luttes, aiguisées par la crise financière, en quête d’alternative politique.

 

Pour les alliances électorales, ce n’est pas l’heure. Pour l’électoralisme, pour la recomposition politique, il ne sera jamais l’heure.

 

Les dernières semaines avant le congrès peuvent et doivent servir aux communistes pour réaffirmer leur volonté de faire vivre et renforcer le PCF, notamment de libérer le parti des alliances au sommet des les institutions, de promouvoir des ruptures immédiates avec la politique du gouvernement.

 

Un dernier mot à propos de la situation du PCF dans ma fédération à Paris. Elle s’est très affaiblie depuis plusieurs congrès. L’alignement derrière Delanoë – nous avons échappé de peu au Modem – sans programme, est disqualifiant. La fédération s’est institutionnalisée derrière le PS.

La direction départementale est sourde à la critique et à la contestation. Dans la préparation du congrès, elle est allée jusqu’à éliminer administrativement des dizaines de voix qui s’étaient portées sur le texte alternatif et tente maintenant de réduire certaines délégations pour le congrès départemental.

 

Maintenir le PCF, comme j’en ai l’objectif, ce ne peut être juste de maintenir un sigle et un appareil comme dans ma fédération, situation qu’avec beaucoup de camarades, nous cherchons évidemment à changer.

 

Conseil national du 19 novembre 2008 

 

Intervention d’Emmanuel DANG TRAN, fédération de Paris, résumé sommaire (limité à 700 signes) pour l'Huma


Les européennes : moyen de forcer une recomposition politique et un reclassement idéologique malgré les communistes : inadmissible, alors qu’ils sont en plein congrès, ont dit non en déc. 2007 à l’effacement du Parti.
Pas de « Linke » version Mélenchon !

 

L’UE, une question de congrès. Prolonger le NON ! Impossible d’aller avec la CES qui dit oui à Lisbonne, aux milliards à la finance. Rejeter pays par pays, non amender la directive de semaine de 65h. Programme et candidatures PCF : préalables à toute alliance.
L’avenir du PCF : ni sabordage, ni coquille vide. La faible adhésion à la « base commune », son flou ne l’autorisent pas. Partout, des sections ont utilisé le texte n°3 pour renforcer le PCF.

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