Congrès du PCF Paris: l'assemblée de la section du 15ème rejette à l'unanimité le texte de la direction

27 Novembre 2008 , Rédigé par PCF - Section Paris 15ème Publié dans #Actualités du PCF

Les perspectives politiciennes portées par la « base commune » restent toujours aussi inacceptables.

 

 

A l’unanimité, l’assemblée de la section du PCF-Paris 15ème a rejeté l’ensemble de la « base commune » de discussion du 34ème congrès.

 

 

Elle a adopté cette déclaration préalable à l’examen du texte :

 

La base commune de discussion adoptée par le Conseil national sortant porte une cohérence que notre section rejette. Derrière le flou des formulations, l’esquive de tout bilan et l’absence d’une analyse sérieuse de la situation politique traduisent la volonté de la direction sortante de poursuivre les choix stratégiques d’effacement du PCF et de son identité, malgré les résultats désastreux que l’on sait.

C’est précisément pourquoi notre section a été partie prenante de l’écriture et du dépôt du texte alternatif « Faire vivre et renforcer le PCF, une exigence de notre temps » pour lequel se sont prononcés les adhérents de la section lors du vote des 29 et 30 octobre.

Nous ne nous sommes pas trompés.

Le vote des communistes à peine passé, des dirigeants du parti sont aussitôt ressortis du bois. Dans une contribution collective, comme en 2007 après les présidentielles, ils remettent à l’ordre du jour la remise en cause de l’existence même du PCF, s’appuyant logiquement sur le texte de base commune, sur la « métamorphose » du Parti qu’il propose.

D’autres clans dirigeants avaient exprimé un choix similaire dans un texte collectif précis, qu’ils se sont gardés de soumettre au vote, préférant laisser passer la base commune du CN. De façon parfaitement anormale, ce texte a été envoyé avec les documents du vote.

D’autres dirigeants enfin jouent maintenant les effarouchés devant ces perspectives de « dépassement » du PCF. Mais on trouvera meilleurs « gardiens du temple » que ceux qui, sans critique, se sont rangés, quand ils ne l’ont pas écrit eux-mêmes, derrière le texte de base commune, après avoir mis en œuvre les orientations qui ont sapé l’influence du Parti ces dernières années.

Comme le dit M.Mélanchon, juste sorti du PS et désireux d’entraîner le PCF dans une recomposition politique, on ne peut pas demander au PCF de se saborder. Enfin pas tout de suite…

D’ores et déjà, alors que le congrès ne s’est pas exprimé, le CN décide déjà des contours de la campagne et des listes dans lesquelles le PCF se retrouvera aux élections européennes.

 

Nous nous opposons frontalement à tous ces scénarios, compatibles, de disparition progressive du PCF, qui évoluerait en une coquille vide, et de ce qu’il représente dans un ensemble recomposé de « gauche » indéterminée, toujours arrimé au PS.

Voilà ce que le texte de base commune du CN sortant, maintenant projet de résolution du congrès, rend possible et prépare. Il porte le contraire de l’unité des communistes et du parti.

Malgré la confusion entretenue, il n’a obtenu, uniquement comme base de discussion, que l’approbation de 22000 adhérents, représentant 16% des effectifs revendiqués, parmi lesquels nombreux sont ceux qui n’acceptent pas davantage la perspective de dilution du Parti que nous.

 

Dans l’immédiat, comme toutes les organisations du parti, nous préparons la suite du déroulement du congrès, notre assemblée de section, le congrès départemental, le congrès national.

 

Il n’est pas question pour nous de rentrer dans la logique de la base commune. Ce texte n’est pas amendable sur le fond. Il serait illusoire et dangereux d’essayer de le rendre plus acceptable marginalement.

 

C’est dans ce sens que sont proposés les « amendements » ci-dessous. Ils remettent tous en cause la cohérence du texte et visent à créer les conditions du débat sur les questions stratégiques principales qu’esquive le texte.

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