André Moroni est décédé

23 Janvier 2009 , Rédigé par PCF - Section Paris 15ème Publié dans #Histoire - Notre mémoire

 

Nous avons appris le décès de notre camarade André Moroni, samedi 17 janvier 2009, à l’âge de 83 ans. Au nom de toute la section du PCF Paris 15ème, nous lui rendons hommage.

 

André est arrivé dans le 15ème en 1947. Il travaillait comme ouvrier métallurgiste à l’Alsthom-Lecourbe où il militait également syndicalement à la CGT.

 

Il avait déjà plusieurs années d’engagement communiste derrière lui, ayant adhéré en 1943 au Parti. Résistant, il avait été responsable des jeunesses communistes à Paris et des « Forces vives de la jeunesse patriotique ». A la Libération, il s’engage dans la 1ère armée française.

 

Ses qualités politiques le conduisent rapidement à des responsabilités dirigeantes, dans les sections, au niveau de tout l’arrondissement ainsi qu’au sein de la fédération de Paris. Il est membre Comité fédéral à partir de 1953, puis du bureau et du secrétariat.

De 1960 à 1970, il est 1er secrétaire du Comité d’arrondissement du PCF, qui regroupe alors toutes les sections du 15ème, 8 puis 10, d’entreprises et de quartiers.

Il est de toutes les batailles, qu’il coordonne, dans cette période marquée par le début des attaques contre l’industrie et l’essor de la spéculation immobilière dans notre arrondissement. Notamment en 1968.

Il fait alors du journal local du Parti, les « Nouvelles du 15ème », dont il anime l’équipe de rédaction, un hebdomadaire de masse, en phase avec le mouvement des luttes.

Il est également candidat aux législatives de 1962, 1967 et 1968 dans la circonscription de Javel. De 1959 à 1965, il est conseiller de Paris du 15ème et conseiller général de la Seine.

 

Dans les années 70, il est appelé à des responsabilités syndicales au sein de l’Union départementale CGT de Paris dont il fait partie du bureau.

 

A partir des années 70 et notamment du 22ème congrès du PCF, sa réflexion politique le conduit à exprimer son opposition avec ce qu’il considère comme un virage réformiste du Parti. Les évolutions ultérieures le confirment dans cette analyse, notamment la participation au gouvernement après 1981.

 

En 1983, il lance le bulletin « Faits et analyses ». Pendant plus de 20 ans, il s’adresse régulièrement aux militants communistes, les appelle à réagir à la transformation progressive du Parti en parti réformiste, à sa liquidation.

 

Toujours adhérent dans le 15ème, il participe aux réunions et à l’activité de la section jusqu’à ce que la maladie le frappe. Il y expose ses réflexions qui sont écoutées et discutées.

Au 30ème congrès, il approuve l’orientation décidée majoritairement par notre conférence de section, tout en conservant ses positions personnelles.

 

Aujourd’hui, nous tenons à rendre hommage au militant et au dirigeant du PCF, qu’il a été notamment dans le 15ème, dévoué et efficace dans la bataille de classe.

Nous saluons l’engagement sans concession de notre camarade. Sa lucidité politique, son refus de l’opportunisme et de l’entrisme gauchiste, l’auront amené à refuser toute compromission, tout compromis.

Notre pensée va aussi à ses proches.

 

André ayant donné son corps à la science, il n’y aura pas d’obsèques.

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