Le succès face au CPE vient de le confirmer. Dans la suite du NON au référendum du 29 mai 2005: Les luttes sont décisives pour gagner l’alternative politique!

1 Mai 2006 , Rédigé par PCF - Section Paris 15ème - tract du 1er mai Publié dans #Actualités - Alternative politique

Le succès face au CPE vient de le confirmer. Dans la suite du NON au référendum du 29 mai 2005: Les luttes sont décisives pour gagner l’alternative politique!

Le retrait du CPE est un succès très important. L’exceptionnelle mobilisation, toutes générations confondues, des étudiants, des lycéens, des salariés du privé comme du public, marquée par les 3 millions de manifestants dans tout le pays le 28 mars et le 4 avril a fait la démonstration que l’on peut mettre en échec la politique au service du MEDEF de précarisation générale du travail salarié.

Cette victoire en appelle d’autres, sans attendre.

La politique du pouvoir est battue sur le fond. Le CPE était l’instrument et le symbole de la volonté de précariser tout le monde du travail, de casser l’ensemble du code du travail et d’installer l’insécurité pour tous au cœur de la société française. Le mouvement a montré qu’il n’avait absolument pas pour but de créer des emplois. Il a exprimé le refus de ce contre-modèle. La « modernité », ce n’est pas la mal-vie, la peur du lendemain, les bas salaires, la précarité généralisée pour alimenter les profits flambants des entreprises du CAC 40.

Maintenant le CNE doit tomber. Toute la loi contenant le CPE doit être abrogée.

Rompre avec les politiques menées depuis plus de 20 ans: c’est possible!

Le mouvement contre le CPE s’inscrit dans le rejet de la politique de casse des acquis sociaux et démocratiques de notre pays menée depuis plus de 20 ans. Il suit les luttes de grande ampleur de ces dernières années contre la remise en cause de notre système de retraite, de l’ensemble de la Sécurité sociale, contre la casse des services publics, la mise de notre pays sous la coupe réglée des multinationales. Les convergences d’intérêt entre les salariés, les jeunes, les retraités n’ont jamais été aussi grandes contre ces choix politiques au service du capital. 

Dans la suite du 29 mai 2005, le mouvement populaire a commencé à ouvrir le chemin de l’alternative politique.

Le CPE aujourd’hui rime avec le TCE (traité constitutionnel européen) et la « concurrence libre et non faussée » que l’UE du capital voulait imposer aux peuples l’an dernier. Il y a un an, notre peuple l’a mise en échec et a désavoué les forces politiques de l’alternance, réunies dans une union sacrée pour le OUI. Aujourd’hui, de chauds partisans du OUI tentent de se refaire une virginité dans la lutte contre le CPE pour nous resservir l’alternance, pour nous resservir la « constitution » européenne après 2007. Derrière les mots, leurs propositions se situent toujours dans la même logique que celle du gouvernement actuelle. Les « présidentiables » du PS rendent hommage à tour de rôle à Tony Blair…

Les luttes, après le NON majoritaire du 29 mai, peuvent déjouer le jeu de l’alternance, bousculer les jeux politiciens pour 2007. Elles peuvent construire par des victoires concrètes, comme le retrait du CPE, les conditions d’une véritable alternative politique, pour aujourd’hui comme pour les échéances de l’an prochain, au règne de l’argent roi.

Communistes, nous nous situons résolument du côté des luttes. Notre priorité est de travailler à renforcer les convergences de luttes et d’actions en mettant en avant des propositions de rupture immédiate. 

Partager cet article

Repost0

Commenter cet article