2.500.000 manifestants et davantage de grévistes : gagner tout de suite d’autres choix politiques !

1 Février 2009 , Rédigé par PCF - Section Paris 15ème Publié dans #Actualités - Alternative politique

Le 29 janvier : une mobilisation d’ampleur historique

 

5 heures durant, le défilé parisien s’est étiré, compact, entre Bastille et Opéra : 300.000 salariés grévistes, retraités, jeunes. La journée d’action syndicale, unitaire et interprofessionnelle, a reflété la colère de l’ensemble du monde du travail. Les salariés du privé étaient nettement représentés : des banques (25% de grévistes à LCL, 30% chez Dexia…), de l’automobile, du commerce…, en province encore plus qu’à Paris. Massive, la mobilisation dépasse celle contre le CPE en 2006 et les premiers jours de novembre-décembre 1995. Elle dispose d’importantes réserves. Dans certains secteurs (enseignants, impôts, audiovisuel…), la grève a atteint les niveaux des derniers mois. Dans d’autres, transports, énergie, il reste une marge importante de salariés prêts à embrayer. Dès lundi 2 février, le monde universitaire entre en action.

 

Le pouvoir a retrouvé la vue, mais pas encore l’ouïe !

 

En juillet, Sarkozy déclarait « quand il a une grève en France, on ne s’en aperçoit pas ». Le 29, lui-même et ses ministres ont bien été obligés de la voir. Mais ils ne veulent toujours pas l’entendre !

Contrairement à ce qu’ils affirment, les manifestations n’étaient pas qu’un cri de détresse, encore moins des processions consensuelles contre le vent mauvais de la crise. La présidente du Medef peut garder pour elle ses appels à « l’union sacrée » : les manifestants ont directement mis en accusation des choix politiques du pouvoir.

428 milliards d’euros sous diverses formes, 21 milliards déjà directement pour renflouer, sans contrepartie, les banques coupables de spéculation ! Non ! Alors qu’elles ont accumulé les profits (encore 3 milliards d’euros en 2008 pour la BNP-Paribas). Le gouvernement tente de privatiser et de précipiter vers la finance la seule banque qui a échappé à la gabegie : la Banque postale. Non !

Des milliards pour les patrons de l’automobile, qui, à l’image de l’arrogance de Carlos Ghosn, celui de Renault, menacent de délocaliser encore production et sous-traitance et liquident des milliers d’emplois. Non ! Les Twingo ne sont plus fabriquées en France mais par des salariés sous-payés à l’étranger pour nourrir les dividendes des actionnaires (800 millions cette année). Inacceptable !  

A cette débauche de milliards pour les fauteurs de crise correspondent de nouvelles restrictions pour les salaires, les dépenses publiques et sociales. Scandaleux !

En attaquant l’école, l’hôpital, l’ensemble des services publics, la protection sociale : ce sont les bases mêmes du développement économique du pays que le gouvernement s’applique à saper.

Utiliser la crise pour aggraver la politique qui en est à l’origine, celle qui casse des dizaines de milliers d’emplois qualifiés par mois, qui abaisse le pouvoir d’achat du plus grand nombre : ce n’est pas tolérable. Voilà ce que le Président et ses adjoints doivent maintenant entendre.

 

La perspective politique : mettre en échec tout de suite les contre-réformes du gouvernement, gagner d’autres choix

 

Le Président et le pouvoir expriment clairement leur but : « continuer les réformes ». Les revendications des salariés exigent toutes au contraire que soient battues ces contre-réformes : la privatisation de La Poste, la loi Boutin contre le logement social, la loi Bachelot contre l’hôpital public, les dizaines de milliers de suppressions d’emplois dans l’éducation et l’ensemble de la fonction publique, les milliards dirigés vers la finance…

 

Et sans attendre sagement les élections 2012, comme tout est mis en scène pour nous le suggérer. Notamment avec la personnalisation à outrance de la politique du gouvernement derrière le président Sarkozy.

Le PS a fait une réapparition dans les manifestations. On peut se féliciter que la vigueur du mouvement l’y oblige. Mais il vient de valider le plan de renflouement des banques, il soutient totalement le Traité de Lisbonne qui orchestre la politique au service de la finance… Ni la perspective d’une nouvelle alternance en 2012, ni les combinaisons politiciennes des uns et des autres pour les élections européennes ne représentent la réponse politique au mouvement de fond exprimé le 29.

 

C’est ici et maintenant que se situe  la perspective politique : dans l’amplification des luttes pour mettre en échec tout de suite la politique destructrice du gouvernement.

 

Communistes, militants dans les entreprises et les quartiers du 15ème, nous mettons notre action et nos propositions au service des convergences et des rassemblements nécessaires. Nous mettons en avant des propositions pour sortir de la crise en commençant à rompre avec la logique capitaliste. Rejoignez-nous !

 

Ensemble, préparons les lendemains du 29 janvier 2009!

Lien vers nos propositions

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PROSELYTISME SUICIDES, ET CONDITIONS DE TRAVAIL DE PLUS EN PLUS DEPLORABLES, des vérités qui dérangent certains hauts fonctionnaires de la Mairie de Paris. Voilà ce qui se passe réellement dans certains services de la Ville, des Agents qui signalent depuis plusieurs années par des rapports, des plaintes déposées à la Police, le Prosélytisme qu’ils subissent sur le lieux et temps de travail, le harcèlement, la discrimination, les suicides, les dépressions. Certains agents sont depuis plus d’un an en dépression, d’autres dans de très grandes détresses morales. Qu’a fait la Maire de Paris depuis ? Pourtant saisi du dossier, Qu’a fait le service de la Médiation de la Ville de Paris ? Pourtant saisi du dossier, Qu’a fait la Direction des Ressources Humaines ? Pourtant saisi du dossier, Qu’a fait cette cellule Discrimination Harcèlement ? Pourtant elle aussi saisi du dossier, Qu’a fait le service médical de ville, Là aussi saisi du dossier. RIEN, rien n’a été fait depuis 2001 à part des enquêtes à charge contre ceux qui dénoncent et ce malgré la loi de protection du fonctionnaire. Une enquête à charge a même été instruite par une Direction complice contre les victimes de (prosélytisme sur le lieu et temps de travail). Des faux témoignages ont été déposés dans les dossiers administratifs des victimes, ainsi que des lettres anonymes. Certaines victimes vont être jugés par un conseil de discipline plus que douteux où siège des membres d’un syndicat maison qui est parti prenante dans cette affaire. Certains agents auditionnés par cette direction ont remis en cause les témoignages apportés par les victimes au moyen de tracts diffamatoires diffusé par ce syndicat maison. ((Traitant les agents, de Gestapo et de Kommandantur)) (Un des délégués de ce syndicat maison propose même des logements aux agents !!! Pour se protéger du scandale la DRH de la Mairie de Paris reste sourde et aveugle. Un syndicat parisien dénonce ces disfonctionnements et demande l’annulation de ce conseil, pour plusieurs motifs : (le conseil de Discipline ne peut être juge et parti, les dossiers des victimes ont été parsemés de faux témoignages et de signes distinctifs >) La DRH de la Mairie de Paris reste très silencieuse !!! Suite à cette affaire de (PROSELYTISME), des fonctionnaires sont détruits dans leur travail et dans leur vie familiale, alors même qu’une élue de cette même administration mais en garde les Parisiennes et les Parisiens de la dangerosité de ces mouvements. Afin de respecter les droits de chacun, toutes personnes quelques soient sa religion, ses opinions politiques, ou ses positions syndicales, doit en toute libertés pouvoir adhérés au mouvement de son choix sans subir l’absolutisme de certains de ces supérieurs hiérarchiques. La Mairie de Paris à le devoir de protéger ces fonctionnaires victimes d’influences préjudiciables sous toutes ses formes. Merci de bien vouloir nous communiquer vos remarques à ce sujet.
 
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