Hommage aux martyrs de Charonne

10 Février 2009 , Rédigé par PCF - Section Paris 15ème Publié dans #Histoire - Notre mémoire

Le 8 février 1962, 9 manifestants contre la guerre d’Algérie et les crimes de l’OAS étaient tués au métro Charonne.


Parmi eux 8 communistes dont Anne-Claude Godeau, employée aux Chèques postaux dans le 15ème et Jean-Pierre Bernard, dessinateur à la direction des télécommunications du boulevard de Vaugirard, secrétaire de la section ParisXV-Pasteur, père de trois enfants.


Un hommage leur sera rendu, comme chaque année, au nom du PCF et de la CGT

Jeudi 12 Février

Hommage à Anne-Claude Godeau : rendez-vous à 11h00 devant l'immeuble des Chèques Postaux, impasse Bourseul, métro Vaugirard

Hommage à Jean-Pierre Bernard : rendez vous à 12h30 devant l'ancienne direction des télécoms de Région Parisienne, 18 boulevard de Vaugirard


Anne-Claude Godeau avait 24 ans. Originaire de Nantes, elle était venue chercher du travail à Paris comme tant d’autres provinciales. Elle fut bientôt mêlée au grand mouvement des travailleurs parisiens. Elle avait adhéré aux Parti communiste aux Chèques Postaux où elle travaillait à la brigade B du service bancaire.

Le soir du jeudi 8 février 1962, avec d’autres camarades des CCP, elle était allée crier sa colère contre les crimes de l’OAS, cette organisation criminelle fasciste qui entendait désespérément maintenir la domination coloniale sur l’Algérie, dont un nouvel attentat venait de défigurer la petite Delphine Renard.

Plusieurs dizaines de milliers de personnes participaient à la manifestation pacifique à l’appel de la CGT, du PCF, du Mouvement de la Paix et d’autres organisations démocratiques.


Se montrant complice des fascistes, le pouvoir répond par le déchaînement prémédité de violence policière. Un certain Maurice Papon était alors Préfet de police de Paris. Le même avait fait jeter à la Seine le 17 octobre 1961 des centaines de manifestants algériens.


Il y eut 9 morts le 8 février 1962, écrasés au métro Charonne, assassinés par le crime d’Etat du gouvernement d’alors.


Dès la nuit, les agents des chèques débrayaient.


Le 13 février, la CGT prend l’initiative d’un mot d’ordre d’arrêt de travail national, suivi par d’autres organisations syndicales. Un million de personnes défilent dans les rues de Paris en hommage aux martyrs de Charonne. L’opinion évolue en faveur d’une fin rapide de la guerre d’Algérie. Le 19 mars 1962, l’ordre de cessez-le-feu est donné.


Souvenons-nous d’Anne-Claude Godeau, de Jean-Pierre Bernard et de leurs camarades, de leur engagement pour la paix, pour un monde plus humain, plus fraternel, engagement et lutte malheureusement toujours d’actualité dans le monde et dans notre pays.


Le 9 février 1962, les parents d’Anne-Claude Godeau recevaient sa dernière lettre à Nantes : « Ce soir, je vais à une manifestation à la Bastille, encore interdite par le Préfet de police. Vraiment on fait tout pour protéger l’OAS ».


A la une des "Nouvelles du 15ème" le 10 février 1962, hebdomadaire du PCF Paris 15

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