Gaymard ou Breton : des serviteurs de leur classe sociale et du grand capital!

1 Mars 2005 , Rédigé par PCF - Section Paris 15ème Publié dans #Actualités - Alternative politique

Hervé Gaymard ou Thierry Breton:  « maladroit » ou pas, des serviteurs de leur classe sociale et du grand capital! 


Hervé Gaymard a démissionné. C’est justifié.  14000 euros de loyer par mois payés par l’Etat pour un appartement de fonction de grand luxe, sans compter les  85000 euros de travaux… On ne peut pas demander aux salariés et retraités de se serrer encore plus la ceinture et mener un tel train à leurs frais. M. Gaymard est imposé sur la fortune, on comprend qu’il ait affiché l’intention de continuer à abaisser l’ISF… 



Mais que penser de Thierry Breton?

 


 

Cet autre poulain de M. Chirac et de M. Raffarin a un passif beaucoup plus lourd! Un passif, plutôt un actif pour lui-même! A France-Télécom, son salaire (décidé par le Conseil d’administration où les représentants de l’Etat sont majoritaires) atteint 1,35 million d’euros par an. Il bénéficie aussi des stock-options qu’il s’est attribués quand il était PDG de Thomson. Il est aussi prévu qu’il reçoive de France Télécom 21 mois de salaire (2,35 millions d’euros) « s’il devait quitter ses fonctions » de PDG. 

Celui qui vient de décider la hausse des tarifs de France Télécom (26% pour les abonnements), ne connaît pas de problème de pouvoir d’achat!

 Le salaire de la privatisation et de la casse sociale!

 Depuis 15 ans, M. Breton est grassement récompensé pour… son œuvre de démantèlement et de braderie des entreprises nationales. Bull, Thompson, France Télécom, chaque fois le scénario est le même. Le gouvernement sabote l’entreprise publique et creuse les déficits. Breton arrive. L’Etat renfloue aux frais du contribuables. L’entreprise est privatisée. Breton s’en va après avoir joué son rôle de « sauveur-fossoyeur ».

L’exemple de France-Télécom est le plus éclatant: La privatisation partielle décidée par la « Gauche plurielle » conduit à une dette colossale, due à des rachats d’entreprises à l’étranger au prix fort alors que l’exploitation en France reste bénéficiaire. A partir de fin 2002, Breton arrive pour régler la dette qui atteint 70 milliards d’euros.

Qui profite: les banques, les marchés financiers, les concurrents privés. Qui paye: les contribuables (recapitalisation), les usagers avec la hausse des tarifs et la baisse de la qualité du service et les salariés. Thierry Breton supprime 8000 emplois par an, applique des méthodes de « gestion » du personnel destinées à se débarrasser des agents fonctionnaires pour précipiter la privatisation totale. Un livre a relaté ces méthodes: « France-Télécom: la machine à broyer, quand les privatisations tuent ». A la tête du ministère de l’économie et des finances, Thierry Breton va poursuivre la politique de Gaymard et de Sarkozy. Nous la combattrons hier comme aujourd’hui, quel que soit les hommes qui la conduisent. Ce ne sont que des mercenaires du MEDEF et du capital... 

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