Invitation débat public du 30 mai 2006

21 Mai 2006 , Rédigé par PCF - Section Paris 15ème Publié dans #"Europe": NON à l'UE du capital

L’alternative politique se situe dans la suite du NON majoritaire à la « constitution » européenne.

 

REUNION PUBLIQUE

 

à l’initiative du PCF Paris 15

 

Un an après la victoire du NON à la « constitution européenne », après le succès face au CPE, continuer à ouvrir la perspective d’une véritable alternative politique. Mardi 30 mai 2006, de 18H30 à 21h00. Au Patronage Laïque du 15ème, 72 avenue Félix Faure.

 

 

Il y a un an, notre peuple faisait la démonstration éclatante de sa détermination à reprendre son avenir entre ses mains. Malgré le déferlement de propagande officielle, malgré la mobilisation unilatérale des institutions et de la quasi-totalité de la classe politique, malgré la désinformation, les mensonges et les pressions, il a condamné à 55% le projet de « constitution » européenne.

 

Il a rejeté la camisole de la « concurrence libre et non faussée » que l’UE de Bruxelles voulait lui imposer définitivement, préservé son droit de dire NON, les bases de sa souveraineté.

 

Notre peuple a disqualifié en même temps la politique de casse sociale et économique menée en France, au nom de l’Europe, à tour de rôle par les tenants du oui depuis au moins Maastricht.

 

Le référendum a permis une clarification. Les forces politiques de l’alternance, UMP, UDF, PS et ses satellites, plus de 90% des parlementaires s’étaient retrouvées dans une « Union sacrée » pour défendre l’Europe de la finance. Elles ont été massivement sanctionnées.

 

Un an après, la force du mouvement populaire n’est pas retombée. S’il y avait de nouveau vote, la « constitution » européenne serait encore plus largement repoussée. Le succès de l’immense mobilisation contre le CPE a traduit de nouveau le rejet du modèle de casse sociale voulu par les partisans de l’UE. Après les grandes luttes contre la remise en cause de notre système de retraite et de l’ensemble de la Sécurité sociale, contre les privatisations et le démantèlement des services publics, le 29 mai 2005 a montré les possibilités de résistance et de rupture avec les politiques au service du MEDEF et des marchés financiers, coordonnées par l’UE.

 

A cette volonté populaire de rupture s’oppose le retour du schéma politicien de l’alternance en vue de 2007. Le PS surfe sur la vague du CPE pour se refaire une virginité à gauche et sur l’affaire Clearstream pour conforter sa posture d’opposant. De l’autre côté Sarkozy se pose en victime de son propre gouvernement. Aucun changement de politique ne pourra venir des partisans du oui. Entre les attentes populaires exprimées dans les luttes sociales et les positions de fond des tenants du oui à l’UE du capital, il y a un gouffre !

 

Les eurocrates affichent la couleur comme la chancelière allemande Merkel. Ils attendent l’alternance, quelle qu’elle soit, en France en 2007 pour pouvoir resservir la « constitution » européenne, éventuellement dans une version « allégée ».Le « constitution européenne » n’est pas renégociable! Français et Néerlandais ont dit NON. De même qu’il n’y a pas de raison d’accepter une version arrangée de la directive Bolkestein que nous avons déjà rejetée le 29 mai !

 

Loin d’isoler notre pays, le NON majoritaire en France, comme le succès contre le CPE ont créé un espoir parmi les autres peuples. Les luttes de chacun se nourrissent mutuellement, nourrissent le rejet des politiques décidées contre les peuples par les gouvernements nationaux avec l’UE des multinationales.

 

Dans la suite du référendum de l’an dernier, les luttes peuvent déjouer le jeu politicien de l’alternance pour 2007. C’est notre conviction.

 

Elles peuvent continuer à porter plus loin le rejet en France des diktats de l’UE de Maastricht. Il n’y a pas de fatalité à accepter les directives et règlements européens qui organisent la casse de nos acquis sociaux et économiques. Leur logique du profit mène jusqu’à l’absurdité de la mise en concurrence des renseignements téléphoniques ! Mettons un coup d’arrêt à la casse des services publics, aux délocalisations à travers les accords de l’Organisation mondiale du commerce décidés unilatéralement par Bruxelles !

 

L’an dernier, nous avons été à l’initiative dans le 15ème, avec des militants syndicaux, d’un vaste appel pour le vote NON qui a réuni  2700 signatures des quartiers et des entreprises, reflétant le vote massif des salariés (79% des ouvriers, 70% des employés, 55% des ingénieurs…) pour le NON. Les convergences qui se sont exprimées alors sont aujourd’hui un point d’appui important pour continuer à s’opposer à toute intégration dans l’UE du capital, pour construire l’alternative politique à l’opposé de toute tentative de récupération du vote NON vers la « gauche de l’alternance ».

 

C’est ce dont nous vous proposons de venir débattre le 30 mai 2006.

 

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E.C. 24/05/2006 22:00

L'alternative politique, proprement politique, ne se situe pas dans la suite du NON... c'était certes nettement un NON de classe, un NON ouvrier, rural, sous-diplomé, sous-payé, mal logé, méprisé, mais surtout un NON de colère, d'inquiétude et plus encore de rupture avec la représentation-spectacle politico-médiatique... Et rien, aujourd'hui, ne permet de dire qu'il existe une possibilité pour que ce vote négatif se traduire "automatiquement" en un vote positif à gauche... c'est s'abuser ou s'auto-halluciner sur le verbiage "antilibéral" et ignorer complètement qu'il existe un fort antilibéralisme de droite, de la droite autoritaire, accessoirement raciste : ses candidats ne sont pas si mal placés aussi bien pour la présidentielle que pour les législatives. Au niveau des prochains scrutins, de Villiers et la famille Le Pen seront probablement les principaux bénéficiaires de la vague populaire du NON.Il faut autre chose que cet "antilibéralisme" profondément insignifiant, sans bruit et sans odeur, et certainement autre chose qu'un congrès comme celui que le PCF s'est infligé, et la campagne inavouée qu'il commence à entreprendre pour "Marie-Georges", pour faire venir les masses abstentionnistes et nonistes sur un vote politique, sur une "alternative politique"...