Bachelot ce soir en direct sur France 2 à l'HEGP - tract

3 Mars 2009 , Rédigé par PCF - Section Paris 15ème Publié dans #Santé - hôpital - assurance maladie

« Faisons bouger la France !» : « Faisons plier Bachelot ! »

 

Bachelot est invitée par Béatrice Schönberg à l’HEGP ce soir (3 mars) à l’émission de France 2.

Dans les programmes télé, on lit que l’émission de France 2, « ils font bouger la France » du mardi 3 mars à 20h35 sera « exceptionnelle » et aura lieu « en direct dans un hôpital ». Cet hôpital, c’est l’Hôpital « Européen » Georges Pompidou.

Béatrice Schönberg s’est bien gardée de l’annoncer à l’avance de peur sans doute que ceux qui font avancer tous les jours l’hôpital, qui combattent la loi Bachelot, n’aillent à la rencontre de la ministre, principale invitée.

Il faut ajouter que le déroulé prévu de l’émission a tout de la provocation contre les agents hospitaliers et de la propagande pour le pouvoir. Sous le titre « les dossiers noirs de l’hôpital », les séquences s’intitulent « hôpital attention danger ! », « le blues de l’infirmière » et « le match public/privé… où se faire soigner ? ».

La mise sous la coupe réglée du pouvoir du service public de l’audiovisuel, dénoncée par les salariés de France-Télévisions se confirme.

A France 2 comme ailleurs, Bachelot va s’appliquer à dénigrer l’hôpital public pour mieux l’asphyxier. 



Depuis le Plan Juppé de 1995, les gouvernements successifs organisent la pénurie de moyens pour l’hôpital public.
Les fermetures de lits, de services et d’hôpitaux de proximité, les suppressions de poste n’ont cessé de dégrader les conditions de travail et de fonctionnement, de saper les bases du pilier du système de santé national.


Le projet de loi Bachelot « Hôpital, patients, santé, territoires » et la politique du gouvernement passent à une nouvelle étape.


- 20.000 postes de fonctionnaires hospitaliers seraient supprimés
d’ici 2012. S’il y a bien un secteur où il ne faut pas supprimer d’emplois !

- De nouveaux hôpitaux généraux vont être conduits à fermer avec la définition de « territoires de santé » dans lesquelles ne subsistera à terme qu’un hôpital public.

- Le projet de loi poursuit la transformation de l’hôpital public en entreprise avec des objectifs de rentabilité financière, des praticiens rémunérés au rendement… Cette logique conduit les hôpitaux publics à la faillite parce que la « rentabilité » financière est incompatible avec ses missions sanitaires de service public pour lesquelles le gouvernement rationne les financements avec une tarification arbitraire des actes (« tarification à l’activité »).

Le projet de loi organise une concurrence déloyale entre le secteur public et le secteur privé. Au sein des « agences régionales de santé » qu’il veut instituer, les moyens du public profiteront au privé mais le privé n’a pas les obligations du public en termes de recherche, de formation, d’accueil de tous les patients, de prise en charge des pathologies lourdes…

La part du privé dans les actes chirurgicaux courants est déjà passée en 10 ans de 30 à 60%. Le dénigrement systématique de l’hôpital public par le gouvernement lui-même vise aussi à accroître les « parts de marché » de ceux qu’il sert.


Transformer toujours plus l’accès aux soins en source de profits pour les capitalistes voilà le vrai visage de la politique du pouvoir.


Aux Etats-Unis, la santé marchandisée coûte au pays 15% du PIB contre moins de 10% en France où la qualité des soins et l’espérance de vie sont bien supérieurs. Ce gâchis financier s’en va s’envoler en bourse, aux dépens des patients, des soignants, du pays et de son économie.

Des prédateurs comme la Générale de santé, premier groupe de cliniques privées en France, côté en bourse, sont aux aguets. Ses profits ont doublé en 2008 à 87,2 millions d’euros, dont une large part reversée aux actionnaires.

La crise « financière » fait la démonstration aux yeux de tous de la nocivité de ces choix.

Le rapport de force existe pour défendre et reconquérir notre système de santé et l’hôpital public qui en est le cœur.
 

Les moyens financiers existent !

Le sous-financement de l’hôpital public est estimé à 800 millions d’euros par an.

Comparons ce chiffre aux 33 milliards d’euros d’exonérations de cotisations sociales patronales qui sont pour la plupart allés alimenter les profits des grands groupes capitalistes ! Rendez à la Sécurité sociale, à l’assurance maladie, à l’hôpital l’argent qui leur revient, celui du travail, la part socialisé des salaires que représente la cotisation sociale !

Comparons ce chiffre aux 25 milliards d’euros d’argent public déjà accordés aux banques privées pour renflouer leurs placements douteux.


Pas d’argent public pour le secteur privé lucratif !

Exigeons l’arrêt immédiat de toute activité libérale à l’hôpital public, ainsi que tout dépassement d’honoraire !

Exigeons l’arrêt de tout versement de fonds publics au secteur privé lucratif et l’interdiction de la cotation en bourse d’une structure de soin.


Partout dans le pays, des mobilisations se construisent pour défendre l’hôpital.
Des semaines, des mois pour obtenir un rendez-vous, des urgences saturées, des hôpitaux de plus en plus éloignés, des soins de plus en plus mal remboursés : la colère monte.


En Ile-de-France, le démantèlement programmé du statut de l’Assistance publique-Hôpitaux de Paris, inclus dans la loi Bachelot, fait peser une menace supplémentaire sur une institution de soin et de recherche d’excellence, reconnue au niveau mondial et sur ses agents.

Après le 12 février, la journée d’action des personnels hospitaliers du 5 mars (manifestation 10h30 à partir de Sèvres Babylone) fera monter la mobilisation pour le retrait de la Loi Bachelot.

Le 19 mars, soyons tous dans la rue pour faire plier Bachelot et Sarkozy !

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