Loi Bachelot : faisons échouer le mauvais coup dans le mauvais coup. Défendons de statut de l’AP-HP !

5 Mars 2009 , Rédigé par PCF - Section Paris 15ème Publié dans #Santé - hôpital - assurance maladie

Loi Bachelot : faisons échouer le mauvais coup dans le mauvais coup. Défendons de statut de l’AP-HP !

 

Le pouvoir n’a pas osé s’attaquer en face au statut de l’Assistance publique-Hôpitaux de Paris. Il a laissé le soin à quelques députés UMP d’introduire discrètement à l’Assemblée nationale, le 19 février, un amendement aux lourdes conséquences.

 

Le Conseil de tutelle serait supprimé et l’AP-HP tomberait sous la domination du directeur de la nouvelle « Agence régionale de santé », l’ARS d’Ile-de-France.

Signe que le pouvoir n’est pas sûr de son coup, la ministre Bachelot a pris la précaution de donner un avis « défavorable » à l’amendement de sa majorité, lui laissant la responsabilité de la chose.

Raison de plus pour alerter et mobiliser le plus largement toute la communauté hospitalière, au-delà-même de l’AP-HP.


Depuis des années, les gouvernements successifs s’efforcent d’affaiblir l’AP-HP en lui imposant des restrictions budgétaires encore plus drastiques. Devançant la loi Bachelot, le gouvernement actuel a programmé la réduction par fusion des 38 établissements actuels en 13 « groupements hospitaliers » entraînant à court terme une nouvelle diminution des moyens et de l’offre de santé.


Mais l’existence même du pôle public cohérent d’excellence, de dimension nationale, que représentante l’AP-HP est insupportable à ceux qui entendent accélérer le démantèlement de l’Hôpital public.


Supprimer la tutelle, casser l’unicité et le statut de l’AP-HP, donner au directeur de l’ARS tous les pouvoirs pour appliquer la politique de la loi Bachelot dans toutes ses intentions destructrices, c’est lever un obstacle national majeur à la marchandisation et à la privatisation de parts croissantes de l’offre de santé.

En subiront directement les nouvelles conséquences les patients venant d’Ile-de-France mais aussi d’ailleurs, les agents hospitaliers de l’AP et ceux de tout le pays pour lesquels les conquêtes sociales à l’AP-HP constituent une référence.

La menace est aussi directe pour les activités de recherche et d’enseignement de renommée mondiale du « plus grand Centre hospitalier universitaire » d’Europe.

Le 5 novembre 2008, les 38 présidents des Conseils consultatifs médicaux des hôpitaux de l’AP-HP lançaient un appel pour alerter sur « l’asphyxie financière »
que la « politique déployée sur leurs hôpitaux » fait courir, les « risques graves pesant sur le système de santé qu’ils servent », le risque avec la loi Bachelot de « paupérisation progressive de nos hôpitaux et à un découragement de l’ensemble des personnels qui y travaillent ».

La mobilisation des personnels médicaux et non-médicaux, à l’appel de leurs organisations syndicales s’intensifie dans la perspective de la manifestation du 5 mars et de la journée nationale interprofessionnelle de grève et de manifestation du 19 mars.
 
Défendre le statut de l’AP-HP est une bataille d’intérêt national au sein de la bataille globale pour le retrait de la loi Bachelot. Le rapport de force existe pour la gagner !

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