Sur les propos de Mme Ségolène Royal

9 Juin 2006 , Rédigé par PCF - Section Paris 15ème Publié dans #Actualités du PCF

L’écoeurante démagogie sécuritaire de Mme Royal nous confirme une fois de plus la nécessité pour le PCF de se dégager de sa stratégie d’allégeance au Parti socialiste.

Déclaration de la section du PCF Paris 15, Paris le 8 juin 2006 

Il y a un an, le vote populaire sanctionnait sans ambiguïté la politique au service de la mondialisation capitaliste menée à tour de rôle par les forces de l’alternance réunies dans une Union sacrée pour le oui à l’UE du capital. Désavouées, inquiètes de l’ouverture d’une perspective d’alternative politique portée par le NON majoritaire et relayée par les luttes sociales, la droite et le Parti socialiste s’évertuent à renfermer le débat politique dans le jeu politicien de l’alternance dans la préparation prématurée des échéances électorales de 2007. 

Les déclarations « détonantes » successives de Mme Royal, médiatiquement orchestrées, sont à replacer dans ce jeu. A son tour, surfant sur des problèmes réels d’insécurité (notamment sociale), la présidentiable fait le calcul de la surenchère avec MM. Sarkozy et Le Pen dans la démagogie sécuritaire, en proposant notamment la mise sous tutelle des allocations familiales et l’encadrement militaire des primo-délinquants. C’est irresponsable, malsain, écoeurant. Mme Royal, admiratrice revendiquée de M. Blair, ne manque pas de savoir que sa politique amène un enfant britannique sur trois à naître et grandir dans la pauvreté. Mme Royal, en pole position des candidats potentiels du PS, n’a visiblement pas l’intention de lutter contre la politique de relégation des plus défavorisés, de pénurie organisée du logement, d’assèchement des moyens de l’éducation nationale, de sous-emploi massif. Il est plus facile de détourner l’attention en stigmatisant les symptômes quand on refuse de s’attaquer aux causes. 

 

 

Communistes, nous sommes encore confirmés dans notre opposition à la stratégie d’effacement de notre parti et de satellisation du PCF au PS en 2007 comme en 2006 et en 2008. Il n’y a aucune illusion à cultiver sur la possibilité d’un rassemblement de « toute la gauche » pour changer vraiment en 2007. La place du PCF est en priorité dans les luttes et dans le rassemblement et l’organisation de la majorité du peuple qui s’est exprimée le 29 mai 2005.

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