Candidatures PCF : extrait du tract diffusé à la Fête de l'Huma

20 Septembre 2006 , Rédigé par PCF - Section Paris 15ème Publié dans #Actualités du PCF

« Des candidatures communistes sur des propositions communistes : indispensable pour nourrir les luttes et battre, avant comme après 2007, la politique au service du capital d’où qu’elle vienne. »

Les échéances électorales approchent ; le jeu politicien de l’alternance bat son plein évinçant la question de fond : la nécessité de la rupture avec la politique menée depuis 20 ans. Les 55% du NON au référendum ont pourtant montré les possibilités d’une autre voie. La force des luttes ces dernières années  montre l’opposition massive à cette politique de casse sociale et économique. Au printemps, jeunes, salariés, retraités ont réussi à ouvrir une brèche en faisant reculer le gouvernement sur le CPE. Le PCF pourrait et devrait jouer un rôle décisif pour renforcer cette dynamique de lutte par son ancrage dans le monde du travail. Sa raison d’être est plus justifiée que jamais: représenter et organiser dans la lutte anticapitaliste contre l’idéologie dominante les catégories sociales qui ont objectivement le plus intérêt à renverser l’ordre capitaliste. Celles qui ont fait gagner le NON, un NON de classe. C’est pour cela que des candidatures communistes à toutes les élections de 2007 s’imposent. La poursuite de la stratégie d’effacement du PCF, de son organisation et de ses positions, poursuivie par la direction nationale va totalement à contresens des exigences de la situation politique. S’il finit par y avoir une candidature communiste à la présidentielle, ce sera, dans ces conditions, à reculons, sur un programme défini ailleurs. Les « collectifs » dans lesquels on tend à dissoudre le Parti et ses organisations, en dépossédant les communistes de leur droit de décider, sont politiciens jusqu’à la caricature, aussi peu « populaires » que peu « radicaux », inaptes à prolonger le NON de classe, plutôt partants pour le canaliser. Notre objectif de rassemblement du peuple n’a rien à voir avec la constitution d’un club de groupuscules et d’ambitions personnelles. Dans le rassemblement des salariés pour faire reculer et battre la politique au service du MEDEF, l’identité communiste n’est pas un handicap mais un atout, comme pourraient l’être les candidatures communistes. Mais cela implique des clarifications, la rupture avec les positionnements qui ont conduit au naufrage du PCF après l’expérience de « la gauche plurielle » entre 1997 et 2002.

 

 

N’entretenons pas d’illusions! Battre la droite ne suffit pas. Ceux qui se sont outrageusement engagés dans la campagne pour le OUI à la « constitution » européenne ne mèneront pas une politique de rupture avec la politique au service du MEDEF. L’objectif affiché du rassemblement institutionnel de « toute la gauche », comme l’annonce dès à présent d’un désistement automatique sans conditions pour le candidat du PS déconsidèrent notre Parti.

Au contraire, plus que jamais, en particulier dans la période pré-electorale, notre démarche de communistes doit être prioritairement d’impulser les luttes et de construire des convergences. Ne laissons pas enfermer le mouvement populaire dans la résignation et le fatalisme, dans l’impasse politique dans laquelle il se trouve depuis 20 ans, au risque de faire le lit de l’extrême-droite sous toutes ses formes. Mettons en avant des propositions et des axes de rupture! A commencer par la rupture avec le consensus autour de l’intégration dans l’Union européenne, relais de la mondialisation capitaliste. Le 29 mai a fait la démonstration qu’on peut la mettre en échec dans le cadre national, qui reste le plus propice pour construire un rapport de force politique. Il n’y a pas de fatalité à l’application des directives et règlements européens qui détruisent nos acquis sociaux et démocratiques. Aujourd’hui il faut les rejeter, comme le projet de « constitution », c’est une condition nécessaire d’une politique de rupture.

Il est de notre responsabilité de combattre toute tentative de « renégociation » de la « constitution » européenne que la Président de la Commission voudrait resservir en 2008, après les élections françaises. Dans les semaines qui viennent, gagner la bataille contre la privatisation de GDF et la transposition des directives de marchandisation de l’électricité et du gaz au 1er juillet 2007 (co-décidées par Jospin et Chirac au sommet de Barcelone en 2002) est une priorité qui doit donner un sérieux coup de semonce aux chasseurs de places. Elle se joue avant tout dans la construction du rapport de forces dans le pays et non dans la bataille de procédures parlementaires. La question de la défense des services publics est décisive pour construire l’alternative politique, par la place structurante qu’ils tiennent dans l’organisation et l’économie du pays, la référence sociale qu’ils représentent pour l’ensemble des salariés. Il faut rejeter la logique de marchandisation et réaffirmer la nécessité d’un vaste secteur public (re)nationalisé. La rupture est également nécessaire avec l’acceptation de la fatalité de la baisse du coût du travail, en exigeant le SMIC à 1500 euros net immédiatement et la suppression des exonérations de cotisations sociales patronales et de la sape des ressources de la Sécurité sociale. C’est aussi en 2008 qu’est programmée la prochaine étape du démantèlement du système solidaire de retraite. Rupture encore avec la fatalité de la désindustrialisation de notre pays… Dans toute la France , des milliers de communistes sont décidés à aborder la période qui vient sur ces positions de lutte, en refusant tout jeu politicien, électoraliste qui n’a que l’objectif de valider une fois de plus l’alternance.

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