Pour un service public du logement!

26 Octobre 2006 , Rédigé par PCF - Section Paris 15ème Publié dans #Droit au LOGEMENT

Face à la crise sociale du logement :

Exigeons la création d’un service public de l’habitat

Une crise sans précédent

On estime à 8,5 millions les personnes touchées en France par une situation de mal logement. Le ministre Jean-Louis Borloo peut prétendre que « la crise du logement est derrière nous », la situation des mal-logés est de plus en plus difficile et souvent humainement insupportable. Le nombre de demandeurs ne cesse de croître, alors que l’offre stagne ; de plus les écarts se creusent rntre le coût des loyers et les revenus dont disposent nombre de postulants.

Que fait le gouvernement ?

 

 

 

 

Il se félicite des 440 000 mises en chantier prévues pour 2006 mais oublie que seules 55 000 ont une vocation vraiment sociale. En même temps des milliers de logements à loyers modérés sont supprimés, HLM démolies ou vendues, logements déconventionnés, ventes à la découpe. L’Etat ne répond pas au 1,4 million de familles en attente d’un logement HLM.

L’immobilier flambe ? Le gouvernement attise les flammes avec les mesures « de Robien », dont on sait le pouvoir inflationniste, le coût pour la collectivité équivalent à celui d’un logement HLM, cela, sans aucune contrepartie sociale en termes d’occupation ou d’encadrement des loyers. Il jette des familles dans la tourmente en faisant, année après année, des économies sur les aides à la personne auxquelles elles pourraient prétendre. Il rêve d’une France de propriétaires mais détruit tous les outils d’une accession sociale. Il prétend un effort national pour le logement avec une loi qui accélère son désengagement !

Le marché démontre son incapacité à répondre aux besoins... (est incompatible avec les réponses aux besoins)...

 

 

malgré un argent public de plus en plus généreusement injecté pour la rentabilisation immobilière. Le gouvernement s’entête à nous dire le contraire. Il veut nous tromper ! La libéralisation du secteur du logement n’aide pas à sortir de la crise sociale ; elle en est la cause.

Cette accusation est de plus en plus largement portée : actions contre les expulsions et pour leur interdiction, contre l’habitat indigne et pour revendiquer de meilleures conditions de logement, contre les ventes à la découpe, contre les maires « hors la loi » qui refusent de construire des logements sociaux, c'est-à-dire qui pratiquent la ségrégation sociale à l’égard des 2/3 de la population dont les revenus correspondent aux critères du logement social. Opposition aux opérations de démolition-reconstruction quand elles traduisent une volonté de détruire du logement social ou de faire de « l’épuration sociale ».

La colère monte, comme la recherche de solutions. L’existence d’un droit au logement opposable, la mise en place d’un service public du logement sont au cœur des débats. L’idée de la nécessité de ce service public est de plus en plus partagée. C’est le moyen de faire vivre un véritable droit au logement pour tous et partout.

 

 

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