GDF: le conseil constitutionnel enfonce le clou

8 Décembre 2006 , Rédigé par PCF - Section Paris 15ème Publié dans #EDF et GDF

Dans son avis sur la loi de privatisation de GDF rendu le 30 novembre, le Conseil constitutionnel dévoile le pot aux roses.

La flambée des tarifs de l’électricité et du gaz pour tous est inscrite dans le processus de privatisation. Le Conseil l’a confirmé en annulant la disposition sur les tarifs régulés que le gouvernement promettait de maintenir pour amadouer l’opinion. Dès juillet pour les ménages qui changeront de domicile, à court terme pour tous les autres, les factures vont s’envoler. Ainsi dans le secteur des usagers professionnels livré à la concurrence depuis le 1er juillet 2004 (suite à la directive que le gouvernement Jospin a fait adopter en 2000) les prix de l’électricité ont bondi de 48% dans la seule année 2005.  Pour préparer la privatisation, les prix du gaz ont déjà augmenté de 65% depuis 1999, sans commune mesure avec la hausse du coût des approvisionnements, mais directement pour alimenter les dividendes des actionnaires (+60% en 2005). La bourse ne s’est pas trompée en accueillant avec euphorie l’annonce du conseil constitutionnel. Le service public, c’est la réponse aux besoins de tous au meilleur coût. La privatisation, c’est le racket des usagers, ménages et entreprises, pour alimenter la bourse ! 

 

Tous les moyens sont bons pour tenter de soumettre la France à la domination de la « concurrence libre et non faussée » que le peuple a rejetée à 55%.Le Conseil constitutionnel n’a rien d’un arbitre impartial. Ses membres sont nommés par les têtes du pouvoir tous les 3 ans. Sollicité par les parlementaires de gauche sur la loi de privatisation du gaz, il prétend, à la suite du gouvernement, donner une valeur plus importante aux directives des technocrates de Bruxelles, qu’à la Constitution de la République. Ainsi , les directives d’ouverture totale à la concurrence du gaz et de l’électricité supplanteraient l’article du préambule de la Constitution française de 1946, issu du programme du Conseil national de la Résistance , instituant le service public national du gaz et de l’électricité et les tarifs réglementés. Une façon de faire passer par la fenêtre la « constitution » européenne que le peuple a chassé par la porte contre les forces politiques de « gauche » et de droite qui l’une après l’autre ont signé ces directives européennes. 

Les 55% qui ont repoussé la dictature de la « concurrence libre et non faussée » peuvent se retrouver maintenant plus nombreux pour sauvegarder le service public national de l’électricité et du gaz.

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