Abrogation du décret antipostal du 5 janvier 2007 !

7 Février 2007 , Rédigé par PCF - Section Paris 15ème Publié dans #La Poste

Abrogation du décret antipostal du 5 janvier 2007 ! « L’Europe », instrument et prétexte au démantèlement du service public de La Poste par le gouvernement français : une nouvelle preuve.

Devant la grande sensibilité des usagers, des élus, notamment ruraux, devant les luttes des salariés pour le maintien du service public postal, les gouvernants (et les candidats aux élections) multiplient les déclarations rassurantes. Ainsi M.Chirac à Tulle en janvier: « je le dis solennellement, la France s’opposera à toute initiative qui conduirait à remettre en cause la qualité du service universel postal ». Et tous ou presque de promettre de qu’ils ne laisseront pas passer, du moins en l’état, le projet de directive européenne de marchandisation totale du courrier en 2009. Ce sont pourtant les mêmes, successivement à la tête de l’Etat, qui ont adopté et transposé les directives précédentes de mise en concurrence. Nouvelle preuve de ce double-jeu, de cette tactique permanente de défausse sur la fatalité de « l’Europe » pour mieux faire passer le choix de privatisation : le décret du 5 janvier signé en catimini par le ministre de l’économie au moment même où Chirac s’exprimait en Corrèze. Soi-disant relatif au « service universel postal », ce décret anticipe la directive de mise en concurrence. Il remet directement en cause les principes du service public de La Poste. Plus question d’obligation de distribution 6 jours sur 7 quand « les infrastructures de transport ou les caractéristiques de certaines zones y font obstacle ». La règle de péréquation est à nouveau mise à mal. Elle est supprimée pour le courrier au dessus de 50g à destination des DOM-TOM et les « envois en nombre », le courrier des entreprises, sont explicitement exclus de l’application du tarif unique. De façon aussi perfide, le décret remplace le critère d’obligation de présence postale. 90% de la population devait se trouver à moins de 5 kilomètres d’un point de contact postal. 95% doivent maintenant se trouver à moins de 10 kilomètres. Résultat : on passe d’une obligation de 14500 points de contact à 7500 ! Ne laissons pas faire et visualisons bien les vrais lieux de responsabilités! Le rapport de force existe en France contre cette casse programmé d’un service public vital. 

 

 

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