Texte d'un tract pour la manif du 8 février

7 Février 2007 , Rédigé par PCF - Section Paris 15ème Publié dans #Défense de l'industrie

En attaquant le service public, les gouvernements organisent le recul économique et social de tout le pays.

Soutenons la journée nationale d’action et de grève du 8 février dans la fonction publique, les hôpitaux, à la Poste, à la SNCF, pour l’emploi, les salaires, le service public!

Manifestations convergentes, départ à 13h30 de Gare d’Austerlitz pour la fonction publique et de Place d’Italie pour les cheminots 

Demain 8 février, à l’appel de leurs organisations syndicales, les agents de la Fonction publique feront grève et manifesteront pour des augmentations de salaires, contre les 15000 suppressions d’emploi programmées par le gouvernement, contre la remise en cause de leurs missions de service public. De leur côté, les cheminots manifesteront contre les 2500 suppressions d’emplois prévues pour 2007, la remise en cause de leur statut, notamment de leur retraite, contre la poursuite du processus de privatisation rampante. Ces revendications nous concernent tous. La qualité de ses services publics est le meilleur atout de l’économie française. Quel paradoxe ! Une étude publiée dans le Figaro dévoile que les aides publiques aux entreprises privées atteignent 65 milliards d’euros par an sans effet démontré sur l’emploi. Au contraire, elles alimentent directement les dividendes des actionnaires et les profits financiers des entreprises qui licencient et délocalisent. Dans le même temps, le gouvernement doit reconnaître que le premier motif d’attractivité de notre pays pour l’investissement productif est la qualité de ses services publics qui sont les premiers à subir les coupes budgétaires au nom d’un déficit creusé par les cadeaux au patronat et aux plus riches. L’éducation, la santé, l’ensemble de l’accomplissement des missions de la fonction publique sont au bord de la rupture. Un exemple : est-ce responsable d’avoir diminué les horaires d’enseignement de la première langue étrangère au lycée ? La logique de privatisation des grands services publics, énergie, transports, poste… aboutit de même à un véritable gâchis sur l’autel du profit à court terme. L’explosion des tarifs, des inégalités, les retards d’investissement menacent autant la cohésion sociale et territoriale que l’économie. Cela ne peut plus durer. Les statuts des salariés du secteur public constituent un rempart social pour l’ensemble des salariés, notamment en matière de retraite. Les media, les principaux candidats à la présidentielle s’appliquent à diviser les salariés. Comment présenter les salariés du secteur public comme des « privilégiés » ? Une enquête vient de montrer que le pouvoir d’achat des enseignants du second degré est revenu à celui de 1980. 61,5% des retraités de la SNCF touchent des pensions inférieures à 1500 euros brut par mois. Les vrais privilégiés sont ailleurs. Mme Laurence Danon vient de toucher 2,5 millions d’euros après avoir quitté la direction du Printemps qu’elle n’a exercée que 6 ans. Dans le même groupe, ex-PPR, Pineau-Printemps-La Redoute, M. Serge Weinberg a reçu l’an dernier 5,3 millions d’euros pour son départ et touchera 600000 euros par an de rente après 60 ans. Sans parler des 23 millions perçus par Daniel Bernard après qu’il a été débarqué de la direction de Carrefour pour insuffisance de résultat… Oui à l’égalité des droits entre salariés. Non à l’égalisation par le bas. L’attaque actuel contre les régimes spéciaux de retraites n’a que deux objectifs: 1°- rendre possible la prochaine étape de la remise en cause du système de retraite solidaire de tous les salariés programmée en 2008 par la loi Fillon (dont l’échec est avéré). 2°- rendre possible la privatisation des entreprises concernées, SNCF, RATP, Poste. Quand les salariés du public se mobilisent, ils le font pour eux-mêmes et ils le font pour tous. On l’a vu en 1995 contre le plan Juppé, en 2003 pour les retraites… Nous nous félicitons qu’il n’y ait pas de trêve électorale des luttes. Quel que soit le futur gouvernement, elles seront décisives, dans la suite du NON majoritaire à la Constitution européenne, pour battre la politique au service du capital d’où qu’elle vienne, et précisément obtenir une autre politique budgétaire, le maintien et le renforcement de nos droits sociaux. Que nous soyons salariés du privé, du public, retraités, jeunes, nous avons intérêt à soutenir le mouvement des fonctionnaires et des salariés des services publics.

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