Comment le gouvernement enrichit le fonds de pension Carlyle aux dépens du patrimoine national.

12 Février 2007 , Rédigé par PCF - Section Paris 15ème Publié dans #15ème

Le ministère des affaires étrangères dans les anciens locaux de l’Imprimerie nationale ? Comment le gouvernement enrichit le fonds de pension Carlyle aux dépens du patrimoine national.

Au début du mois, la presse a annoncé que le Ministère des Affaires étrangères étudiait la possibilité de regrouper l’essentiel de ses activités parisiennes dans les locaux de l’Imprimerie nationale, rue de la Convention dans le 15ème arrondissement. Nous ne prononçons pas sur les conséquences de ce transfert éventuel sur l’organisation du ministère, dans l’attente des réactions syndicales. Mais cette nouvelle vient mettre en évidence le caractère de la gestion des biens immobiliers de l’Etat par le gouvernement : la braderie et la spoliation du patrimoine national.

Nous avions dénoncé et combattu la vente du siège et de l’usine historique de l’Imprimerie nationale qui préparait la mort de l’entreprise. Aujourd’hui, seul le site de Douai de l’IN avec 300 à 400 salariés, grâce à une mobilisation incessante pour affirmer le maintien des missions de service public et contre la casse de l’outil de travail, a des chances de subsister. Le site de Choisy-le-Roi, qui n’avait repris que 130 emplois sur 850 à Paris est en vente…

La cession du site historique de l’IN est tout aussi scandaleuse du point de vue immobilier. Le gouvernement a choisi de le brader au fonds de pension américain Carlyle. La réputation mondiale de Carlyle, où se côtoient entre autres les capitaux de la famille Bush et de la famille Ben Laden, est chaque jour vérifiée dans l’actualité. Sa spécialité : la spéculation sous toutes ses formes, le pillage des entreprises productives par tous les moyens. Le métier de Carlyle n’est évidemment en rien l’aménagement foncier et les travaux de transformation des locaux de l’IN auraient tout à fait pu être effectués sous maîtrise d’ouvrage public. Si le ministère des affaires étrangères devait racheter maintenant l’immeuble de l’IN au prix fort de Carlyle, cela mettrait en évidence le gaspillage organisé par le gouvernement des biens et finances publiques au profit de la finance mondialisée. Le même sort attend vraisemblablement les locaux actuels du ministère dans la suite, encore, de la vente ces deux dernières années, de 34 succursales fermées de la Banque de France, à … Carlyle.      

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