Le centre d’hébergement d’urgence de la rue Duranton à l’abandon depuis 18 mois

14 Mars 2007 , Rédigé par PCF - Section Paris 15ème Publié dans #Droit au LOGEMENT

Le centre d’hébergement d’urgence de la rue Duranton à l’abandon depuis 18 mois :  

 

Assez de gâchis, assez d’hypocrisie  

 

Le Centre d’hébergement d’urgence du 22 rue Duranton dans le 15ème arrondissement constituait depuis 10 ans une structure de proximité, bien intégrée dans son quartier, accomplissant sa mission de réinsertion des sans logis dans des conditions jugées satisfaisantes par tous. En septembre 2005, la DDASS, sur consigne du ministère, décidait de fermer ce centre de 36 places au motif que la surface des bâtiments serait soudain devenue insuffisante au regard de nouvelles normes. Nous avions participé activement à la lutte, lancée par l’Union locale CGT avec les résidents, pour le maintien de l’ouverture du centre pour l’hiver et pour son maintien définitif après, éventuellement, rénovation. Nous avions interpellé l’ensemble des responsables. En décembre 2005, le Préfet de Paris s’engageait à maintenir la vocation sociale du Centre Duranton, « dans un dispositif de maison relais ». La Ville de Paris, propriétaire du bâtiment, affirmait avoir demandé à ses services « d’étudier la faisabilité (qui ne fait pas de doute) de la transformation du site en maison relais et de rechercher des capacités immobilières dans le 15ème pour créer un centre de substitution ». 18 mois et deux hivers plus tard, le bâtiment est à l’abandon ! Aucune trace de début de commencement de travaux ! Voilà, sur un plan local, qui confirme le caractère totalement illusoire et démagogique du « droit opposable au logement » version Villepin-Sarkozy. Du côté de la municipalité de Paris, nous avons bien noté la budgétisation, avec un an de retard, de la création d’un centre d’insertion des jeunes, rue Gutenberg, mais rien concernant la rue Duranton. A la veille de la date de reprise des expulsions locatives, le 15 mars, nous interpellons à nouveau le gouvernement et la municipalité. Ils doivent tenir leurs promesses. Plus que jamais, nous refusons la logique d’exclusion, de ségrégation sociale et de spéculation immobilière qui frappe Paris et le 15ème en particulier. 

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P
<br /> A Paris, un loft à 100 euros par mois, c'est possible ! <br /> <br /> <br /> Pour reloger les artistes squatteurs de la rue de Rivoli, la Ville de Paris casse les prix ! <br /> <br /> <br /> <br /> <br /> <br /> Bientôt dans le 9ème... (DR) <br /> <br /> <br /> Il est faux de dire qu'à Paris les loyers sont hors de prix et qu'il faut attendre des années avant d'obtenir un logement de la Ville. La preuve ? Le maire de Paris s'apprête à faire voter par les élus de la capitale une convention permettant aux artistes qui squattaient un immeuble situé au 59 rue de Rivoli -on les appelle des "squartistes" dans les milieux branchés- d'occuper un immeuble du 9ème arrondissement pour 100 euros par mois. Soit un loyer imbattable de 4 euros par mois pour chacun des 25 génies modernes référencés sur le site de l'association 59 Rivoli (cliquer ici). <br /> <br /> <br /> <br /> <br /> Le Maire-Soleil vu par une de ses protégées (1) <br /> <br /> Cette décision généreuse de Bertrand Delanoë, dont on devine qu'elle lui a été inspirée par son adjoint à la culture Christophe Girard, offre des raisons d'espérer à tous les mal-logés de la capitale. Sans-papiers squatteurs, étudiants en chambre de bonne avec WC sur le palier et familles comprimées dans des 3 pièces savent ce qu'il leur reste à faire pour se sortir de la crise du logement : acheter de la gouache et des pinceaux ! -------------------------- (1) Portrait de M. Delanoë, Eve Clair, "squartiste" du 59 Rivoli. Lire la délibération soumise aux élus du Conseil de Paris : cliquer ici
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