Gallois désigne lui-même les vrais défenseurs d’Airbus : les peuples !

14 Mars 2007 , Rédigé par PCF - Section Paris 15ème Publié dans #Défense de l'industrie

Gallois désigne lui-même les vrais défenseurs d’Airbus : les peuples !

Dans plusieurs interviews récentes données à la presse, le PDG français Gallois estime qu’Airbus est victime du « poison des conflits nationaux ». C’est l’hommage du vice à la vertu. Après-demain, 16 mars, aura lieu une nouvelle grande journée de lutte et manifestation des salariés d’Airbus et de l’aéronautique notamment en France et en Allemagne. Voilà les « conflits » sociaux « nationaux » qui dérangent la stratégie de privatisation et de course au profit financier qui a fragilisé Airbus et que M.Gallois veut aggraver avec son plan Power 8. 

 

Car au niveau des autorités françaises et allemandes, il n’y a guère de conflit réel. Les gouvernements successifs des deux pays ont procédé de concert depuis 8 ans. Ils ont privatisé partiellement leurs parts respectives d’Airbus. Puis ils ont chacun laissé faire la gestion financière désastreuse du privé. Maintenant, devant les dégâts de Power 8, ils continuent l’un et l’autre à plaider l’impuissance, alors qu’ils détiennent toutes les clefs s’ils jouent leur rôle d’actionnaires de référence. 

Pendant 30 ans, la coopération internationale a parfaitement fonctionné aboutissant aux succès que l’on connaît. Il n’y a absolument aucune raison pour que ce modèle ne recommence pas à fonctionner. Aucune sauf la volonté du patronat européen, des gouvernements « libéraux de « gauche » ou de droite, et de l’UE de pousser la privatisation jusqu’au bout. En mettant en scène des tensions nationales, en essayant, en vain, d’opposer les salariés des différents pays, ils poursuivent un objectif : transformer Airbus en multinationale capitaliste, éventuellement sous le couvert plus correct d’en faire une « entreprise européenne » intégrée.

Ils savent, M. Gallois sait, qu’il existe, au plan national, des rapports de forces qui peuvent mettre en échec leur projet. La victoire du NON à la Constitution européenne en France et aux Pays-Bas, pour le plus grand intérêt de tous les peuples d’Europe l’a confirmé sur un autre plan.

Aujourd’hui, il est plus important que jamais de développer les luttes et leurs convergences dans chaque pays et pour nous en France pour contraindre le gouvernement, l’actuel comme celui qui sera issu des élections, à repousser le plan Power 8 et à restaurer la formule du succès d’Airbus : la coopération publique internationale.

 

La question d’Airbus n’est pas que l’affaire des salariés d’Airbus et de ses sous-traitants. Elle concerne tout le pays, d’autant plus qu’elle est exemplaire de la politique de casse de notre industrie. 82% des Français soutiennent la lutte des salariés d’Airbus. Nous le constatons en militant, la nécessité de la renationalisation est une évidence pour beaucoup. Sur ces bases solides, travaillons à des mouvements de solidarité dans toutes les entreprises ! Plaçons cette question au cœur de la campagne électorale ! 

Liens : - Notre tract du moment en version courte. - Article : l’UE au chevet d’Airbus pour mieux l’achever. - En rase motte: Huchon prétend aider Airbus!

Partager cet article

Repost0

Commenter cet article

eldiablo 17/03/2007 18:25

Vous lirez, ci-dessous, une lettre ouverte adressée par un militant communiste à la  candidate de la "gauche populaire et anti-libérale" à l'élection présidentielle.Chère camarade Marie-George,
 

 
 

Je viens de lire ton appel "pour un sursaut à gauche".
 

 
 

Je ne t'apprendrai probablement pas qu'à sa lecture, parmi ce qu'il reste de l'électorat du PCF, il en est qui vont comprendre que pour éviter le danger de droite, il ne leur reste plus qu'à voter PS dès le premier tour. Est-ce l'objectif ?
 

 
 

Comme la majorité de nos concitoyens, tu sais que l'élu de cette présidentielle, quel que soit son sexe, qu'il soit de droite ou de gauche, a déjà fait le choix du capital contre le travail. Malgré l'explosion des profits, malgré les 100 milliards de bénéfice des entreprises du CAC, tous les présidentiables refusent l'augmentation immédiate du SMIC à 1.500 euros ; tous sont sourds à ce peuple qui demande de quoi vivre, se loger, se soigner, travailler, étudier.
 

 
 

Dans ces conditions, qui peut s'étonner que, parmi les électeurs estimant qu'il n'y a plus que par la rue que l'on pourra améliorer l'existence, certains se demandent si, pour les luttes de demain, l'intérêt n'est pas d'élire un président qui leur paraît "faible", Bayrou en l'occurence ? Sans doute n'ont-ils pas remarqué que déjà, au PS, il en est qui s'agitent pour gouverner avec lui.
 

 
 

Dans cette élection dont le résultat est connu d'avance, où, comme pour le Traité constitutionnel européen, les médias ont depuis longtemps choisi à la place des électeurs, alors que l'expérience de nos concitoyens les a conduit à la défiance de la gauche, n'y a-t-il rien de neuf à proposer à celles et ceux qui, le 29 mai 2005, ont su mettre en échec la nouvelle phase de l'Europe du capital, à cette classe ouvrière qui se bat contre la casse boursière de la France, à la jeunesse qui s'est mobilisée contre le CPE et à celle dont la désespérance à mis le feu aux banlieues ? Qu'est-ce qui pourrait changer la donne, sinon une utilisation insurrectionnelle du bulletin de vote ?
 

 
 

Aux électrices et électeurs à qui l'on demande de choisir à quelle sauce ils vont être mangés, ne faut-il pas proposer de crier haut et fort qu'ils refusent d'être mangés ?
 

 
 

Je te prie de croire, chère camarade, à mes sentiments communistes.
 

 
 

Jean-François A.