Les salariés des Monoprix en lutte !

19 Mars 2007 , Rédigé par PCF - Section Paris 15ème Publié dans #Défense de l'industrie

Les salariés des Monoprix en lutte ! Imposons des mesures contre la précarité et pour les salaires!

La semaine dernière, plus de 400 salariés de 25 Monoprix de Paris, dont deux du 15ème, se sont mis en grève à l’appel de la CGT. Ce mouvement s’inscrit dans le développement, malgré la répression patronale, de la lutte pour des conditions de travail et des salaires décents. 

Chez Monoprix, la réalité a deux faces, intimement liées. D’un côté, le chiffre d’affaires de cette enseigne « moyenne-haute gamme » progresse fortement à 3,8 milliards d’euros pour 2006. Sa maison-mère, le groupe Casino s’est réjoui d’une augmentation de son bénéfice opérationnel de 7,9% à 1,043 milliard d’euros en 2006. De l’autre côté, la vie des salariés, caissières, vendeurs, magasiniers devient de plus en plus intenable. La majorité des salaires sont au niveau du SMIC ou en dessous. La direction généralise les contrats à temps partiel imposé, de 30 heures, de 20 heures, soit 1000 ou 600 euros par mois. Les journées de travail n’en sont pas moins interminables du fait du travail fractionné. Les problèmes de loyers, transports, de garde d’enfants sont un défi permanent.

 

La montée du mouvement revendicatif à Monoprix va compter dans les négociations salariales prévues cette semaine. Elle permet aussi aux salariés d’être plus forts face aux pressions des directions, à l’individualisation des conditions de travail. Nous avons participé à la sensibilisation des clients sur cette réalité (voir le conflit de février au Monoprix Boucicaut) ou à la question de société posée par les projets d’ouverture du dimanche – (Monoprix Convention à Noël 2005). 

La lutte à Monoprix pose aussi directement la question politique de la lutte contre la précarité et les bas salaires dans la campagne électorale et pour la suite. M. Sarkozy, en particulier, se propose d’aggraver le démantèlement du droit du travail. Le rapport de forces existe pour inverser cette politique notamment sur des exigences précises : 

-  l’interdiction du temps partiel imposé avec dans un premier temps la priorité accordée aux travailleurs à temps partiel pour les heures supplémentaires. - la limitation stricte des contrats à durée déterminée et de l’intérim à des missions exceptionnelles. L’abrogation du CNE. - l’interdiction de la journée de travail fractionné (limitation du nombre et de la durée des interruptions).-  moyens nouveaux à l’inspection du travail.

Concernant les salaires: - faisons monter l’exigence de la revalorisation du SMIC à 1500 euros net tout de suite; -  supprimons les encouragements à la pratique des bas salaires que constituent les 23 milliards d’euros d’exonérations annuelles de cotisations sociales patronales (qui sapent le financement de la Sécurité sociale) ou la Prime pour l’emploi (qui fait payer par les contribuables une part de la rémunération du travail à la place du patronat).

Quand les bénéfices des entreprises du CAC 40 atteignent 100 milliards d’euros, que les dividendes des actionnaires bondissent à 38 milliards, le futur gouvernement ne pourra pas expliquer que les moyens n’existent pas ! Les salariés des Monoprix vont intensifier leur mouvement, sans trêve électorale. Soutenons leurs revendications qui nous concernent tous !

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chelawam 29/03/2007 21:03

MERCI, à tous ceux et celles qui ont manifesté, la prochaine faite le moi savoir, je serais des votres parmis les manifestant,
je travaille Avenue de France et le harcèlement est permant, pour des bas salaires !!!
A la prochaine, surtout informez moi
cordialement ..