Présidentielle et avenir de la Poste

29 Mars 2007 , Rédigé par PCF - Section Paris 15ème Publié dans #La Poste

Les postiers sont grève aujourd'hui à l'appel de la CGT. Ci-dessous le texte de notre dernier tract Poste:

Pendant comme après la campagne électorale, élever le rapport de forces existant en France pour METTRE EN ECHEC le démantèlement du service public postal

Les trois candidats favoris à l’élection présidentielle représentent les forces politiques qui se sont appliquées depuis le début des années 1990 à démanteler le service public de La Poste à tour de rôle. Ils ont l’intention de continuer quels que soient leurs annonces rassurantes aux usagers, notamment ruraux.

 

 

Leur jeu consistant à renvoyer la responsabilité des mauvais coups à l’autre camp ne prend plus. La droite a fait voter en 2004 la loi antipostale avec la création de la « banque postale » et la transposition de la deuxième directive de marchandisation du courrier que le gouvernement précédent avait élaborées. La « gauche plurielle » avait transposé la 1ère directive préparée par la droite etc…

Leur point commun est de jouer systématiquement la défausse sur l’Union européenne pour nous persuader, agents comme usagers, que nous ne pouvons plus résister en France. Pourtant, ce sont les ministres eux-mêmes qui conçoivent et adoptent les directives avec leurs « partenaires » européens et ce sont leurs gouvernements qui les font transposer en France par leur majorité au Parlement.

Voilà maintenant que les mêmes candidats s’inscrivent et veulent nous inscrire dans le projet de 3ème directive qui voudrait livrer l’activité courrier entièrement à la concurrence en 2009, c'est-à-dire y compris les envois de moins de 50 g. Ils s’engagent la main sur le cœur à défendre La Poste et le service universel et à « améliorer » le texte de Bruxelles. Les dés bruxellois sont pipés. Ne tombons pas dans le piège !

La victoire du NON à la « constitution » européenne de 2005 a fait la démonstration que l’on peut résister et mettre en échec, dans un pays, les traités, directives et règlements européens dont se servent les gouvernements pour casser les acquis sociaux et démocratiques nationaux. Au nom de quoi l’UE du capital devrait régenter les activités de la Poste en France ? Au nom des politiques de « libéralisation » et de mise en concurrence qui ont déjà détruits 300000 emplois dans les pays d’Europe depuis 15 ans, qui ont détérioré le service rendu et fait grimper les tarifs ?

Par ailleurs, il ne peut pas être question d’attendre 2009 et de digérer l’application dévastatrice en cours des directives précédentes et de la loi anti-postale qui anticipent grandement la privatisation totale.

Pour la sauvegarde et la reconquête du service public, les conditions existent pour construire un rapport de forces. Le peuple a fait son expérience du gâchis, de la régression économique et sociale que représente la privatisation. Le rejet de la dégradation des conditions d’emploi et de travail grandit encore parmi les postiers. La colère des usagers des villes et des campagnes commence à s’organiser.

Les rencontres, les convergences entre salariés et usagers, entre salariés des différents services publics s’établissent de plus en plus. Cette unité qui ce développe, transformons-là en lutte et en victoires !

Les principes du service public de la Poste sont essentiels pour la réponse à l’intérêt général et aux besoins de chacun: égalité d’accès pour tous aux mêmes services, qualité du service rendu, péréquation tarifaire, absence de logique lucrative. Défendons-les !

Pour le rétablissement du monopole public de La Poste sur l’acheminement du courrier, et son extension à d’autres modes de communication.

Les agents du courrier luttent contre les plans de déstructuration de la distribution, « facteurs d’avenir » et des centres de tri. Ils refusent la flexibilité généralisée, les bas salaires, les tournées interminables, l’augmentation de la charge de travail, l’extension de la précarité (CDD, temps partiels), la suppression de 60000 emplois d’ici 2009. En résumé : le choix de la rentabilité financière en vue de la privatisation contre les salariés et la qualité du service rendu.

Les usagers, les populations réclament le maintien des services postaux, le maintien de tous les bureaux de poste, en refusant le marché de dupes des « agences postales » et des « points poste ».

Les uns et les autres ont raison. Les communistes soutiennent et animent ces luttes. Ils s’efforcent d’alimenter leurs convergences.

Dans l’immédiat, nous demandons l’abrogation du décret du 5 janvier 2007 sur le soi-disant « service universel postal ».

A terme, nous demandons le rétablissement du monopole public de La Poste sur l’acheminement du courrier.

Nous refusons la désintégration de la Poste et militons pour le maintien de son unicité. Nous agissons pour le rétablissement pour tous du statut du personnel qui correspond à cette mission au service du pays : le statut de fonctionnaire d’Etat.

Exigeons l’intégration de la « banque postale », actuellement filiale de droit privé, à La Poste. En ce qui concerne les services financiers, maintenant subordonnés à la « banque postale », la recherche du plus fort « produit net bancaire » dans la logique de la privatisation conduit à tourner le dos aux missions du service public : garantir l’accès de tous, au meilleur tarif, au service universel bancaire, orienter l’épargne populaire vers le financement des priorités nationales. Nous exigeons le retrait du plan DCC, « développement et compétitivité des centres » est un véritable plan de casse prévoyant la suppression de milliers d’emplois et à partir de 2010 la fermeture de centres. Il est incompatible avec le maintien du service rendu.

Nous exigeons du gouvernement le retour au niveau de 2003 des tarifications bancaires pratiquées par la Poste.

Nous demandons que les encours de la « banque postale », des CCP soient redirigés vers le Trésor public et cessent d’être détournés (comme l’a décrété la « gauche plurielle », via la filiale Effiposte) vers les marchés financiers. Cela représente 250 milliards d’euros !

Nous combattons la banalisation du Livret A dont la collecte est essentielle pour financer le logement social. La Poste doit cesser de le marginaliser au profit de placements boursiers. Le gouvernement doit empêcher la fin, réclamée par les banques privées, du monopole de La Poste et des Caisses d’épargne sur le Livret A. Elle serait synonyme de dépérissement de la collecte.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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