Nous ne nous résignons pas!

6 Avril 2007 , Rédigé par réseau communiste de Fontenay-sous-Bois Publié dans #Tribunes

Une tribune publiée de nos camarades du Réseau communiste de Fontenay-sous-Bois: une contribution au débat et à notre bataille pour l'avenir du Parti.

Nous ne nous résignons pas!

"Cesser de jouer à ce Monopoly où toutes les cases sont la propriété des capitalistes."

Par Jacques Damiani et Alain Depoilly, réseau communiste de Fontenay-sous-Bois, Réseau communiste de Fontenay-sous-Bois.

Aujourd’hui, dans l’élection présidentielle, une question se pose à tous : que devient le Parti communiste français ? La situation révèle a confusion idéologique engendrée par la mutation du Parti, ses dirigeants s’éclatent dans tous les sens. D’un côté les communistes refondateurs, qui appellent à soutenir la candidature de José Bové, de l’autre les communistes dits unitaires qui appellent en principe à ne soutenir personne pour la présidentielle, mais qui pour les élections législatives constituent un mouvement (Gauche unie antilibérale) qui aura pour objectif de présenter des candidats dans chaque circonscription. Pour finir, les communistes dits officiels, Marie-George Buffet et la quasi-totalité des élus, qui se présentent à l’élection présidentielle sous l’étiquette de la gauche populaire antilibérale. Dans tous les cas de figure, le Parti communiste disparaît du paysage électoral pour toutes les élections à venir. Mais pas seulement, les communistes refondateurs et unitaires remettent en cause sa forme d’organisation en parti, au profit de celle d’un mouvement, association, réseau, plus apte disent-ils à unir les forces de gauche antilibérale. Si nous nous engageons dans cette voie, ce n’est plus une union où chacun peut garder son identité et sa capacité de décider et d’agir dont il est question, mais bien d’une fusion. Des questions se posent aussi aux communistes dits officiels, qui se présentent sous l’étiquette gauche populaire antilibérale (contre la volonté de la gauche antilibérale qui présente un candidat) : est-ce la meilleure façon de défendre l’identité communiste ? N’est-ce pas rajouter à la confusion, que de laisser penser qu’entre une candidature de la gauche antilibérale et une candidature communiste, il n’y a aucune différence ? Nous sommes un certain nombre d’adhérents du Parti communiste à penser qu’il y a une différence. Une candidature antilibérale, ce n’est pas une candidature anticapitaliste et encore moins une candidature communiste. L’antilibéralisme conteste uniquement certaines conséquences du capitalisme, pas ses causes. Aussi, nous pensons que notre Parti ne doit pas disparaître du paysage électoral, non pour des raisons de boutiquier, qui feraient passer l’intérêt de leur Parti avant celui du peuple de gauche, mais au contraire parce que le peuple de gauche a besoin dparti qui remet en cause, non seulement le libéralisme, mais aussi les bases du système capitaliste. Le communisme ne peut pas se dissoudre dans l’antilibéralisme. Il faut tenir compte de la leçon de la dernière élection présidentielle. Les travailleurs, les salariés qui chaque jour voient leurs conditions de vie se dégrader, attendent de nous communistes autre chose que des calculs électoralistes où des aménagements au système capitaliste. Ils attendent que nous soyons porteurs d’espoir, d’un projet de société qui ne ferme pas leur entreprise, moderne, efficace, rentable ; par pure spéculation financière. Ils attendent que leur santé, l’éducation de leurs enfants, leur retraite ne soient plus sacrifiées pour maintenir les taux de profits des actions en Bourse ou des fonds de pension étrangers. Ils attendent que l’Europe ne leur impose plus l’ultralibéralisme et d’être citoyen d’une nation sans pouvoir. Ils entendent changer les bases de la société, pour ne plus jouer à ce Monopoly où toutes les cases sont la propriété des capitalistes. Aussi, il faut que le Parti communiste redevienne ce qu’il était, un parti révolutionnaire, qui a le courage de dire qu’il ne peut y avoir de pouvoir politique sans pouvoir économique et qu’il ne peut y avoir de pouvoir économique sans propriété économique. Nous voulons redonner un sens au mot et au vote communiste. La gauche (antilibérale, anticapitaliste) est actuellement divisée, parce qu’on a voulu la fusionner dans un même mouvement antilibéral. Or, cette gauche a des approches différentes pour remettre en cause la société capitaliste. En conséquence, personne n’a voulu se mettre derrière personne, cela était prévisible. L’échec de cette fusion met en évidence que c’est uniquement en constituant une véritable union où chacun garde son identité, en se battant les uns à côté des autres (CPE, référendum) que nous pourrons battre la droite. Cette véritable union ne passe pas par l’effacement du Parti communiste, voire par sa disparition, comme certains le souhaitent. En effet, les travailleurs, les salariés ont besoin de l’union de la gauche antilibérale et anticapitaliste pour battre la droite, mais cette union a besoin d’un Parti communiste fort. Pour que notre Parti puisse jouer son rôle de parti révolutionnaire au service des citoyens, il faut qu’il sorte de cette mutation-fusion-liquidation. Mais il faut aussi qu’il reste uni. Par conséquence, pour maintenir l’unité et pour ne pas nous tirer une balle dans le pied : Nous appelons à voter pour Marie-George Buffet.

 

 

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info.constit.euro 17/04/2007 00:23

Depuis la victoire du 29 Mai 2005, le patronat, à travers son bras armé politico-médiatique, n'a de cesse de faire payer aux classes populaires son refus du rouleau compresseur libéral européen en attaquant systématiquement leurs derniers moyens de lutte collective que sont le syndicalisme et le communisme.En écho à la chasse aux sorcières de Pologne ou de Tchéquie, et profitant du déclin du PCF après de longues années de dérive, une vaste campagne anti-communiste basée sur des sondages "réajustés" (rappelons-nous que Mme Parisot est à la fois présidente de l'IFOP et du MEDEF), sur un mépris systématique des classes populaires, sur un discrédit de la gauche antilibérale et enfin sur des divisions et des re-divisions.Peut-on laisser le champ libre au saccage de nos services publics, de notre droit du travail, de nos emplois, de nos retraites, de notre sécu, quand les profits, les exonérations fiscales, les aides publiques aux entreprises et les parachutes dorés des grands patrons battent des records?Il est temps que les classes populaires s'unissent pour défendre leurs droits, leur honneur, leur histoire, pour peser réellement et utilement à gauche et engager un mouvement de reconquête en accusant sans se voiler la face son véritable ennemi : LE CAPITALISME SOUS TOUTES SES FORMES !Pour dire NON à la "bande des 4" Royal-Bayrou-Sarkozy-Le Pen qui amuse tant nos médias comme le feuilleton "OUI-OUI" il y a 2 ans, lisez et diffusez largement le tract http://info.constit.euro.free.fr/2007_a_gauche>http://info.constit.euro.free.fr/2007_a_gauche/la_bande_des_4.pdfLe collectif info.constit.euro

paco 08/04/2007 10:59

Tout à fait  d'accord avec l'analyse des camarades de Fontenay sous bois . Quant au PRCF voci la correspondance que j'ai eue avec lui :
Paco de La Rochelle au PRCF 93 :
Non je ne suis pas d'accord pour signer pour 2 raisons principales. La première c'est qu'il existe une candidature celle de Marie-George qui si je ne me retrouve pas dans toutes ses idées est forcément perçue comme la candidate du parti communiste. Or un mauvais score du parti communiste sera forcément préjudiciable aux travailleurs. Il y a le théorème du patronat : on ne fait pas les mêmes choses avec un parti communiste à 20 %  ou à 5 %. Je ne comprends pas l'attitude du PRCF qui se prétend politique et reste dans le vague aux sujets des élections, n'ayant pas pu se mettre d'accord sur une position. Finalement le PRCF est devenu à l'image des groupes gauchistes qui quand ils sont réduits à 3 ont 3 tendances.
 

De plus le PRCF fait insidieusement campagne pour le PT. Ce groupe, dont les ancêtres ont détruit l'UNEF, agressé physiquement les militants communistes, formé de nombreux dirigeants du PS, alimenté les comptes du PS à travers la MNEF, soutenu et inspiré les campagnes anticommunistes contre l'URSS, n'a toujours eu qu'un seul objectif  : détruire le parti communiste pour mieux rabattre vers les sociaux libéraux. Déjà le PRCF s'était fait " berné" lors d'une manifestation à Paris par le PT. Il s'en était offusqué mais je m'aperçois que c'était pour mieux le soutenir.
 

Pour la "petite (?)" histoire locale de La Rochelle. Vous avez sans doute entendu parler des 4 de La Rochelle concernant l'incendie du medef. Le PT et les syndicats FO qu'il dirige ont refusé de faire partie du comité de défense. Face aux medef, le PT n'existait plus. Et le PRCF  défend le PT et son crypto-candidat . Là c'est trop. La pureté révolutionnaire du PRCF s'accompagne de bien viles accointances. J'espère que ces quelques remarques vous poseront des questions.
Réponse du PRCF 93
salut camarade
 

 
 

le PRCF n'a jamais soutenu le PT contrairement à ce que tu dit! et napelle d'ailleurs pas à voter pour tel ou tel candidat, il garde son indépendance et chacun de ses membres voteront en pleine conscience pour un candidat qui est le plus proche de ses idées et de son programme. si le PCF fait 3% cest la faute à sa direction réformiste, appeler à voter Buffet cest cautionner les mutants et leurs politiques floues d'abandon de la lutte pour le socialisme et de la fonction tribunitienne au parlement! cest bien pour cela que jai entendu Le Pen hier à la télé dire que le PCF est réduit et qu'il as pris désormais sa place en tant que force politique pour la classe ouvrière et des travailleurs!!! cest vraiment navrant et dégoutant !
 

le PRCF est en train de préparer la relève de la continuité du vrai PCF dans les conditions d'aujourd'hui sous le drapeau tricolore et drapeau rouge .
 

fraternellement
 


 


 Réponse de Paco de La Rochelle

Merci de la réponse, même si elle ne répond pas à ce que j’avais écrit. Votre indépendance me fait penser à celle de B. Thibault concernant la constitution européenne. C’est quand même particulier pour un mouvement qui prétend éclairer les masses de n’avoir pas de position politique. Quant à s’appuyer sur le Pen pour justifier une position, cela me laisse baba.

Comme on peut le constater les divergences, ça peut aller loin.
Paco