Sarkozy est élu, mais par défaut. Ne nous laissons pas abattre, organisons la riposte!

16 Mai 2007 , Rédigé par PCF - Section Paris 15ème Publié dans #LEGISLATIVES 2007

Sarkozy virevolte, trépigne. Ne nous laissons pas abasourdir ! Il a été élu, mais par défaut. Organisons la riposte!

M. Sarkozy ne tient pas en place. Mais derrière son agitation, il est bien en place pour une politique précise : accélérer brutalement la politique de déstructuration de nos acquis sociaux et démocratiques commanditée par le MEDEF. Dès le lendemain des législatives, il va tenter de briser les résistances profondes de notre pays à la domination du capitalisme mondialisé, comme ses prédécesseurs n’ont pas réussi à le faire.

Le nouveau Président bénéficie-t-il de l’approbation du pays pour mettre en œuvre ce programme? Non, absolument pas.

Il a été élu par défaut. L’élection présidentielle s’est réduite à un choix entre des candidats que rien ou presque ne différenciait sur les questions économiques et sociales. C’est significatif : dans le débat télévisé, Royal se référait à Merkel pendant que Sarkozy se référait à Blair. Ils avaient tous les deux, comme Bayrou, été de fervents avocats du oui à la « constitution » européenne. Cette absence d’opposition fondamentale a permis à Sarkozy de surfer sur les problèmes réels pour les dévoyer par un discours réactionnaire allant jusqu’à recycler les idées du FN.

Notre peuple est-il condamné à subir la politique du MEDEF ? Non !

Le rapport de forces existe pour mettre en échec les contre-réformes structurelles que M. Sarkozy va chercher à faire passer en forces et le plus vite possible. La majorité de la population n’y adhère pas plus aujourd’hui qu’hier. L’opposition à 80% à la casse des retraites en 2003, au démantèlement des services publics n’a pas disparu. Elle ne s’est pas brusquement convertie en son contraire. Comme le CPE l’an dernier, les salariés, la jeunesse peuvent mettre en échec la remise en cause du CDI, du droit du travail, la privatisation de GDF, la loi Fillon 2. Notre peuple a massivement refusé en 2004 toute participation française à la guerre américaine en Irak. Il n’est pas davantage disposé à accepter la soumission de notre pays à l’impérialisme US, voulu par Sarkozy. Le nouveau Président veut remettre en cause la loi de séparation de l’Eglise et de l’Etat, financer les cultes dont les sectes évangélistes US. Il n’aura pas raison de l’attachement de notre peuple à la laïcité républicaine. Les 55% de NON, qui ont repoussé la « constitution » de l’UE des multinationales, existent toujours.

Malgré le résultat des élections et la tentative de boucler la vie politique pour cinq ans, le mouvement populaire peut imposer d’autres choix que ceux de la mondialisation capitalistes. Comme en 1968, en 1995.

Les luttes ne connaissent pas de trêve pendant la campagne électorale. Elles portent la perspective de l’alternative politique, qu’il s’agisse du mouvement salariés d’Airbus contre le sabotage et la délocalisation de leur industrie, de la grève des ouvriers de PSA pour le pouvoir d’achat, contre la précarité, de celle des personnels des Monoprix pour des salaires décents, contre le travail à temps partiel, des actions des agents des ANPE, des postiers, des enseignants, des agents hospitaliers dans toute la France contre la casse des services publics… Communistes, nous sommes résolument dans ce mouvement.

Attention ! Vous aurez besoin des communistes !

Les grandes manœuvres ont commencé. Des politiciens basculent sans complexe du PS à l’UMP, confirmant la profondeur du consensus entre les partis politiques de l’alternance (et leurs satellites). Une recomposition se profile avec un rapprochement PS/centre droit vers un « parti démocrate » à l’américaine (à l’européenne). Cette nouvelle écurie, rivée vers 2012, pourrait laisser sur sa gauche un assemblage social-démocrate vaguement « antilibéral », à vocation électoraliste.

A ces tripatouillages politiciens, militants dans nos entreprises et nos quartiers, nous opposons notre engagement de communistes dans les luttes, du côté de ceux qui ont le plus intérêt à combattre la loi de l’argent.

Aujourd’hui, la question du renforcement du PCF est décisive pour les travailleurs et pour le pays. Par son ancrage historique dans le monde du travail et les quartiers populaires, par sa théorie marxiste, le PCF est un outil politique irremplaçable dans le combat anticapitaliste. Le très mauvais score de Marie-George Buffet au 1er tour de la présidentielle, a permis aux tenants de l’idéologie dominante de propager à nouveau la thèse du « déclin inéluctable ». Ce résultat n’a pourtant pas, à proprement parler, sanctionné le Parti communiste mais au contraire une stratégie de renoncement et d’effacement du PCF dans une « gauche populaire antilibérale » à la remorque du PS.

Aujourd’hui l’heure est à la riposte, à la résistance efficace à la politique que Sarkozy veut aggraver, aussi et toujours à la réponse à l’urgence sociale.

Nous vous invitons à faire le choix de la lutte et non des combinaisons politiciennes. La logique du « moindre mal » conduit au pire, comme on vient d’en faire l’expérience.

Nous vous soumettons des propositions concrètes et immédiates : voir en lien.

Nous vous engageons à combattre avec nous toute tentative de réintroduction d’une « constitution » européenne, comme cela est mis à l’ordre du jour du sommet européen des 21 et 22 juin, au lendemain (pas un hasard !) des législatives, à refuser l’application en France des directives de casse sociale.

Au 1er tour des législatives, votez communiste ! Faites le choix de la lutte ! Adhérez au PCF !

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