Entrée du promoteur Gécina dans le capital de la SemPariSeine : Delanoë recule.

17 Mai 2007 , Rédigé par PCF - Section Paris 15ème Publié dans #BEAUGRENELLE

Entrée du promoteur Gécina dans le capital de la SemPariSeine : Delanoë recule.

C’était trop gros. Surtout en période électorale. A l’occasion de la fusion entre deux des principales sociétés d’économie mixte parisiennes d’urbanisme, la SEM-Paris-Centre, s’occupant notamment du Forum des Halles et de la SEMEA15, en charge entre autres de Beaugrenelle, la municipalité de Paris voulait faire rentrer dans le capital de la nouvelle société les promoteurs immobiliers qui ont des vues directes sur les zones d’aménagement dont elle sera responsable. Il s’agissait notamment de la multinationale Gécina et du groupe Apsys, promoteurs du projet démesuré d’hyper-centre commercial à Beaugrenelle. De surcroît, ces rapaces de l’immobilier sont candidates à l’achat des emprises foncières publiques confiées par la collectivité à la SEMEA15. Une délibération de la municipalité de Paris du 16 mai 2006, hautement contestable et contestée juridiquement par les associations, a en effet autorisé la privatisation de ces espaces pourtant acquis par la collectivité au nom de l’utilité publique, souvent par expropriation. Le conflit d’intérêt était trop flagrant. La section du PCF Paris 15 l’a dénoncé avec force, relayée par les élus communistes du 14ème arrondissement. Les associations sont également intervenues avec détermination par voie de tracts et auprès de chaque groupe au Conseil de Paris. Finalement, M. Delanoë a renoncé, son « entourage » concédant à la presse que les « inquiétudes sur l’entrée de la foncière (Gécina) n’étaient pas illégitimes, bien que cette dernière ait abandonné les vente à la découpe dans la capitale » (les Echos du 14 mai). L’entrée de Gécina et d’Apsys dans le capital de la SEM-Paris-Seine a donc été retirée par amendement lors de la séance du Conseil de Paris. Cette affaire aura eu deux mérites. Premièrement de dévoiler encore davantage le niveau de connivence entre la municipalité de Paris et les multinationales de la promotion immobilière. Deuxièmement de montrer que la lutte peut aboutir lorsqu’elle pointe publiquement la contradiction, souvent considérable, existant entre l’affichage de « gauche » de la politique municipale et sa réalité. 

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