Faire échec à la politique de Sarkozy: par la lutte et sans attendre 2012!

30 Juin 2007 , Rédigé par PCF - Section Paris 15ème Publié dans #Actualités - Alternative politique

Faire échec  à la politique  de Sarkozy: par la lutte et sans attendre 2012!

Sarkozy et sa majorité UMP au Parlement veulent faire vite parce qu’ils savent que le peuple ne restera pas longtemps tétanisé par le résultat des élections. Déjà, les législatives, marquées par une très forte abstention, la perte de 40 députés UMP (dont Juppé),  annoncent le début de la fin de « l’état de grâce ». Ceux qui se sont laissés prendre par le discours populiste du nouveau président ne tarderont pas revenir à la réalité d’un pouvoir qui n’aura jamais été aussi proche des grands patrons, des grands intérêts financiers. Les mesures que Sarkozy-Fillon : injustes et lourdes de conséquences.

Le « paquet fiscal » représente une « redistribution » de quelque 12 milliards d’euros par an d’argent public vers les plus riches et le MEDEF aux dépens des dépenses publiques et sociales, c'est-à-dire de l’immense majorité des salariés, jeunes, retraités. vers les plus riches et le MEDEF aux dépens des dépenses publiques et sociales, c'est-à-dire de l’immense majorité des salariés, jeunes, retraités.

Le « bouclier fiscal » à 50% va profiter exclusivement aux plus grosses fortunes, aux 0,8% des foyers fiscaux les plus riches. Ensemble ils vont toucher 1,4 milliard d’euros.

La déduction d’impôt aux emprunts immobiliers va profiter aux plus aisés, acheteurs des biens les plus chers et plus fortement imposables, aux banques par l’incitation à l’emprunt et à la hausse des taux aux rapaces du marché de l’immobilier puisque la mesure va encore encourager la hausse des prix du foncier. Cette mesure très coûteuse, 3,5 milliards d’euros par an, va coûter l’équivalent de la moitié du budget annuel de l’Etat consacré au logement, sans répondre du tout, au contraire, à la crise sociale du logement, à la pénurie de logements sociaux, à l’envolée des prix. (Pour notre part, nous nous prononçons pour l’extension des prêts à taux 0 pour l’accession sociale à la propriété).

Travailler plus pour gagner moins au final. L’exonération d’impôt et de cotisations sociales sur les heures supplémentaires est une véritable arnaque pour les travailleurs. Le principe est aberrant alors qu’il y a entre 3 et 6 millions de chômeurs dans le pays et 1,5 million de salariés à temps partiel subi. Ce dispositif va encourager les patrons à ne pas embaucherLe principe est aberrant alors qu’il y a entre 3 et 6 millions de chômeurs dans le pays et 1,5 million de salariés à temps partiel subi. , à déguiser des heures normales en heures supplémentaires. Exemple : une entreprise de 50 salariés sera incitée à contraindre les salariés à faire trois heures supplémentaires, plutôt qu’à embaucher les 4 salariés correspondants.

Pour les salariés, le solde est clairement négatif. D’abord, ce n’est pas eux qui choisissent ou non d’effectuer des heures supplémentaires. La mesure va aider les patrons à geler les salaires pour 35 heures. Pour les salariés non imposables, la mesure va même se solder par une amputation de la « prime pour l’emploi » et des aides au logement. Mais surtout, le monde du travail va supporter directement le coût exorbitant de la mesure, au moins 5 milliards d'euros par an. C’est autant d’argent de moins pour la Sécurité sociale et les dépenses publiques et sociales de l’Etat.

Voilà bien l’autre face des mesures Sarkozy-Fillon de cet été: - les 4  franchises de 10 euros  sur les dépenses de santé de chaque ménage: injuste et dangereux pour la prévention alors que de plus en plus de salariés renoncent à des soins faute d’argent. - Le refus d’augmenter le SMIC. - La suppression annoncée de 10000 emplois dans l’Education nationale…

Le gouvernement s’empresse aussi de faire passer, pendant les vacances, sa contre-réforme de l’université qui veut faire passer les facs sous le contrôle financier du MEDEF, entraînant à terme une sélection par l’argent et le patronat à tous les cycles. Avec le « service minimum » dans les transports, il essaie de limiter la capacité de résistance des salariés dans un secteur stratégique. La restriction du droit de grève a pour but d’empêcher les agents des transports de défendre le service public maximum pour les usagers, de défendre, comme en 95 et 2003, avec le soutien de l’immense majorité des salariés du privé, la sécurité sociale et le système solidaire de retraite par répartition que précisément Fillon veut attaquer à nouveau en 2008.

 

Ensemble, nous avons gagné contre le CPE en 2006, repoussé la « Constitution » européenne en 2005, riposté massivement à la loi Fillon en 2003, battu le plan Juppé en 95 quelques mois après l’élection de Chirac. Ensemble, nous pouvons mettre en échec la TVA anti-sociale, la casse de la Sécurité sociale, des services publics, de l’université, la remise en cause du droit de grève. Sarkozy et l’UMP ont été élus par défaut! Plus que jamais, notre pays a besoin du PCF, outil historique au service du monde du travail pour combattre le capitalisme. ADHEREZ!

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